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Portfolio : dessins de presse et caricatures

dimanche 18 juin 2017

Derrière un dessin, il y a toujours une intention, un regard d’un dessinateur qui livre son dessin... sans le mode d’emploi. Il est parfois difficile de comprendre un dessin si on ne connaît pas les circonstances de sa création. Ce portfolio reprend les caricatures et dessins abordés dans ce cahier et quelques autres, en essayant d’expliquer le contexte...
Nous avons choisi d’écarter les dessins qui incitent à la haine, qui sont d’ailleurs interdits par la loi : ils sont malheureusement trop compréhensibles. ils ne nous font ni rire, ni réfléchir... Il y aurait plutôt de quoi nous faire pleurer.

Ce dessin est paru dans en 1831 dans le journal La Caricature. Le roi de France de l'époque, Louis-Philippe est dessiné en poire. Le dessin sera repris un peu partout et il devient le symbole de la lutte contre le roi, contre la monarchie. Ce dessin de Burion montre que Macron a été élu pour toutes sortes de raisons mais pas pour son programme qui va créer plus de pauvreté. Il détourne la devise de la France : Liberté égalité, fraternité. Ce dessin montre que l'on va devoir travailler plus longtemps, même si on n'a plus la santé. Même un malade de Parkinson, atteint de tremblements ... Ce dessin intitulé Intouchables 2 montre un juif et un musulman qui disent : 

« Faut pas se moquer ».

Une allusion au film Intouchables qui rappelle que les religions n'aiment pas trop la caricature. Dans ce dessin, Riss fait référence à Aylan, petit enfant syrien noyé et retrouvé sur les côtes turques. En le confrontant au clown Ronald inventé par MacDonald, symbole de notre société de consommation qui n'accueille pas facilement les migrants. Pierre Kroll montre un dessinateur très entouré ... et même menacé par plusieurs groupes. Une façon de rappeler qu'il est bien difficile d'avoir une petite idée marrante sans choquer personne. Ce dessin vide représente une caricature correcte à tous les points de vue politique, ethnique, religieux et culturel. Une caricature impossible à dessiner. Car la seule manière de ne heurter personne, c'est de ne rien dessiner du tout. Le dessinateur Hassan montre un dessinateur qui a bien du mal à faire son métier à cause de toutes sortes d'interdits : liés aux religions, à la morale bien-pensante... Le dessinateur Rayma du Venezuela montre un dessinateur sous pression : il dessine courbé et observé par un oeil monstrueux. Mais il n'oublie pas de mettre son masque qui tire la langue et se moque du pouvoir. Même s'ils sont grands et armés, un skinhead (extrême droite) et un djihadiste n'impressionnent pas le petit dessinateur. Le dessinateur Delescaille, de Même pas peur, rappelle que le plus important, c'est de n'avoir peur de rien. Et il fait le lien entre 2 journaux auxquels il collabore : Même pas peur et L'Essentiel. Hassan, dessinateur iranien, montre la bulle du dessinateur coupée par la scie de l'homme de pouvoir. Une façon de représenter la violence de la censure... Le face-à-face entre deux armes : l'arme et le micro, la violence face à l'information... Le dessinateur Morin montre un oiseau symbole de la liberté d'expression, qui aura bien du mal à s'envoler, à cause de tous ses poids : mots que l'on ne peut pas dire, images que l'on ne peut pas montrer, responsabilité... Ce dessin de Côté, un dessinateur canadien, montre un mur coloré qui a bien débordé du cadre... Une image qui montre la difficulté d'encadrer la liberté d'expression sans la détruire...
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