| Sport pour tous
Feu
vert pour la lutte anti-dopage
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Le contrôle anti-dopage concernent maintenant
tous les sportifs, même amateurs(Photo: Jean-Luc Flémal)
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Attendus depuis fort longtemps, les contrôles anti-dopage
peuvent désormais être pratiqués en Communauté française.
Et ils concernent tous les sportifs, professionnels ou non.
Aujourd'hui encore, le dopage fait trop souvent penser au sport
de haut niveau. En effet, de lathlète Ben Johnson
au cycliste Frank Vandenbroucke, les sportifs dopés ou soupçonnés
de l'être participent généralement aux Jeux
olympiques, au Tour de France ou aux différentes épreuves
de niveau mondial. Cependant, même si les enjeux et les efforts
demandés n'ont rien à voir avec ceux des professionnels,
certains sportifs amateurs sont aussi tentés d'utiliser
des produits interdits pour améliorer artificiellement leurs
performances.
Tous les sportifs concernés
Afin de faire la chasse aux tricheurs en Wallonie et à Bruxelles,
les responsables de la Communauté française promettaient
depuis longtemps l'organisation de contrôles anti-dopage.
Mais pour cela, il fallait obligatoirement légiférer.
En mars 2001, cétait fait, avec le décret relatif à la "Promotion
de la Santé dans la pratique du sport, à l'interdiction
du dopage et à sa prévention en Communauté française".
L'arrivée d'un tel décret n'avait rien de révolutionnaire.
Au contraire, en Flandre, les contrôles anti-dopage sont
déjà organisés depuis 1991! Les arrêtés
d'application du décret francophone ayant été pris
récemment, les premiers tests ont enfin pu avoir lieu en
Communauté française en ce début d'année
2003. Mais comment se pratiquent-ils et surtout qui est concerné?
Contrôles à tous les étages
Désormais, quiconque enfile des baskets et un training
pour entretenir sa forme physique est susceptible de subir un contrôle
anti-dopage! En effet, ces tests peuvent non seulement avoir lieu
lors de compétitions ou d'entraînements organisés
par des fédérations ou des clubs sportifs. Mais ils
peuvent aussi se dérouler dans les lieux où le sport
est pratiqué de façon moins organisée comme
les piscines, les salles de fitness ou de musculation, les parcs
où les joggeurs se fixent rendez-vous... Le plus souvent,
ces contrôles se feront sous forme d'un test urinaire, effectué en
présence d'un employé de la Communauté française
et d'un médecin. La liste des produits interdits correspond
plus ou moins à celle établie par le CIO.
Démasquer les tricheurs et promouvoir la santé
La particularité de la lutte anti-dopage chez nous est
que les sportifs pris la main dans le sac ne seront pas sanctionnés
par la Communauté française, autrement dit par l'instance
qui a organisé les contrôles. Leur dossier sera renvoyé à la
fédération sportive concernée qui, elle, sera
chargée de prendre des sanctions et donc de suspendre le
fautif. Par contre, les personnes qui organiseraient et faciliteraient
le dopage, notamment en effectuant des trafics de produits interdits,
risquent d'être sanctionnés pénalement. Dans
ce cas, le dossier sera renvoyé devant la justice.
Près de 1000 contrôles anti-dopage sont prévus
sur les terrains de sport en Communauté française
pour cette année 2003. Comme partout, cette lutte anti-dopage
aura deux grands objectifs. Faire la chasse aux tricheurs et donc
préserver l'équité sportive. Mais aussi
promouvoir la santé dans le sport parce qu'avaler des produits
interdits, à haute dose, peut être dangereux pour
l'organisme...
Anouck Thibaut
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