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Brèves nationales
Dernières étapes avant élections
Les élections législatives du 18 mai approchent à grands
pas. Malgré la guerre en Irak, la campagne électorale
est bel et bien en cours chez nous. Tour à tour, les différents
partis présentent leur programme. Mais avant de convoquer
les électeurs, une procédure particulière
doit être respectée. Ainsi, la Chambre et le Sénat
doivent être dissous. Auparavant, les parlementaires
doivent se mettre d'accord sur les articles de la Constitution
qui pourront éventuellement être modifiés après
les prochaines élections. Cette particularité permet
d'impliquer les citoyens dans les changements du texte fondamental
de notre pays. En votant pour un candidat plutôt que pour
un autre, les électeurs ont la possibilité de donner
leur avis et donc d'orienter les décisions futures. Cette
liste d'articles a finalement été adoptée
au début du mois d'avril dernier. Pas moins de 60 articles
pourront être révisés lors de la prochaine législature.
Une école pour les exclus?
Le ministre Hazette (MR), responsable de l'enseignement secondaire,
a sorti un nouveau projet de ses cartons. Il propose de créer
un Centre de rescolarisation. Cet établissement serait destiné aux élèves
violents et en décrochage scolaire. Les jeunes y seraient
envoyés pour une durée déterminée.
Lobjectif étant de leur redonner le goût de
l'école, mais aussi de les remettre à niveau tout
en leur (ré)apprenant certaines valeurs indispensables à la
vie en société. Ce projet est loin de faire
l'unanimité,
tant dans le monde politique que dans celui de l'enseignement.
Certaines personnes estiment qu'il n'est pas souhaitable d'isoler
ces élèves en difficulté. Elles craignent
qu'une fois sortis du Centre, ces jeunes éprouvent d'énormes
difficultés à s'intégrer. Par contre, les
personnes favorables au projet estiment que pour ces élèves
en décrochage, l'exclusion est déjà une réalité puisqu'ils
ne fréquentent plus régulièrement l'école.
A cet argument, les opposants au projet répondent qu'il
serait préférable de faire de la prévention.
Et donc d'agir avant que le jeune soit effectivement en situation
de décrochage scolaire. Le débat est ouvert...
Stationnement limité
Les automobilistes ont très souvent tendance à l'oublier...
Dans certains quartiers, notamment dans les zones commerciales,
le stationnement ne peut se faire que pendant une durée
limitée. C'est ce que l'on appelle les "zones bleues". Dans
ce cas, il faut normalement poser sur son pare-brise un disque
de stationnement. Celui-ci renseigne l'heure à laquelle
vous vous êtes stationné et celle pour laquelle vous
devez avoir libéré la place. Jusqu'à présent,
ce principe était uniquement valable du lundi au vendredi,
de 9 à 18 heures. Depuis le 31 mars, la journée du
samedi est aussi concernée par cette réglementation.
Et pour être en harmonie avec la législation européenne,
le fameux disque de stationnement a aussi fait peau neuve. Il est
disponible en librairie, dans les grandes surfaces, les banques,
les compagnies d'assurances...
Pas de sèches avant seize ans
Fin mars, le Sénat a voté une proposition de loi qui
vise à interdire la vente de tabac aux moins de seize ans.
Si la Chambre vote elle aussi la loi, les jeunes de moins de seize
ans ne pourraient plus acheter de cigarettes. Et ceux qui leur en
vendraient malgré tout pourraient être punis dune
amende salée : entre 100 et 1000 euros.
Pourquoi les sénateurs belges ont-ils adopté une telle
mesure?
Parce que les enquêtes montrent que 90% des fumeurs ont commencé avant
leur majorité. Les partisans de linterdiction pensent
que cette mesure, combinée avec linterdiction de fumer à lécole
pourrait dissuader les jeunes de fumer.
En adoptant cette loi, la Belgique rejoint huit autres pays de lUnion
européenne. Dans deux de ces pays, en Autriche et en Allemagne,
les mineurs ne peuvent même pas fumer en rue.
Mais dans ces huit pays, il semble que la loi na pas vraiment
fait diminuer la consommation de tabac chez les jeunes. Les adversaires
de cette loi disent même que linterdiction renforcerait
même chez eux lattrait du tabac. De plus, cette loi sera
quasi impossible à faire respecter. En Belgique, on vend des
cigarettes un peu partout. Et quel commerçant va sans cesse
exiger la carte didentité de ses clients ? Et si
le commerçant respecte la loi, il suffit denvoyer un
frère, un ami plus âgé. |