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Coin de Roger
L'information "
bush-trou"
Lautre jour, en lisant un mail envoyé par un vieux
camarade de lunif, je pensais à notre cher Georges
W.Bush et à sa bande de potes de la Maison blanche. Il paraîtrait
que ces boute-en-train se sont aussi connus sur les bancs de luniversité.
A la remise des diplômes, ils sont tombés dans les
bras lun de lautre. Ils se sont ensuite ouvert les
veines pour se faire "frère de pétrole" en se jurant
devant Dieu qu'ils allaient se revoir pour faire de grandes choses
ensemble. Quoi de plus normal et de plus sain donc que ces retrouvailles
entre anciens de la même promo.
Evidemment au pays de la démesure, les retrouvailles
ne se résume pas à faire un bowling ou à organiser
un barbecue avec les épouses. On loue carrément la
Maison Blanche pour un week-end
qui dure quatre ans. Et on
se fait une partie de Stratego, grandeur nature. C'est que les
années nont pas eu de prise sur leurs ambitions: Georges
W, Dick, Donald & Co ont toujours la pêche. Et ils sont
bien décidés à faire de lOncle Sam le
Messie du monde comme ils lavaient imaginé dans leur "cercle
des poètes disparus". Le moins quon puisse dire, cest
que les retrouvailles auront été denfer. Avec,
comme bouquet final, un beau grand feu dartifice auquel le
monde entier a été invité. Tenue de combat
exigée.
La bande de "faucons" (pour rester gentil
) na pas
regardé à un dollar pour que cette sauterie soit
une réussite parfaite. Et au cas où lon viendrait à manquer
de neurones en cours de débat, on a même penser à inviter
des missiles "intelligents" à lapéritif. Vous
savez, ces bombes chirurgicales qui vous carbonisent une ménagère
irakienne sans rien déranger dans la cuisine.
Et puis, il ny a pas de fêtes dignes de ce nom sans
quelques photos pour immortaliser le visage souriant des premiers
prisonniers.
Pour cette deuxième guerre du Golfe, les médias
se surpassent. On assiste à de grands moments de télévision
surréalistes. Un exemple: cette journaliste dune télévision
française qui commente, en direct
depuis le studio à Paris,
les images de la chaîne américaine CNN. Ma séquence
préférée sest déroulée
le premier dimanche de la guerre. Ce jour-là, à Badgad,
les Irakiens avaient organisé une petite chasse à l'homme
rien que pour les journalistes du centre de presse des environs.
Il fallait voir les objectifs de caméra s'entrechoquer autour
d'un marais grand comme un mouchoir de poche où étaient
censés se cacher des aviateurs américains. J'ai vécu
la séquence en direct sur la chaîne Euronews. Je tire
mon chapeau à la commentatrice qui est parvenu à répéter,
environ une fois par minute, que "l'information n'était
pas confirmée"
Pour me laver la tête, je suis passé sur Télésambre,
la chaîne de télévision locale. Les programmes
y passent aussi "en boucle". Mais là, au moins, linformation
est confirmée
Roger
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