EDITION D'AVRIL 2003/L'actualité

BELGIQUE

Guerre en Irak
Un petit pays audacieux


Photo: Belga

Ces dernières semaines, la Belgique a été un des rares pays occidentaux à avoir montré son désaccord avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à propos de la guerre en Irak.

et aussi…
Riposte pacifiste

Anvers
Bagarre politicienne

Brèves nationales

ETRANGER

Irak
Début d'une guerre annoncée


Photo: Belga

Dans la nuit du 19 au 20 mars, la deuxième Guerre du Golfe a commencé.Cette nuit-là, ainsi qu’ils l’avaient annoncé, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l’opération Liberté pour l’Irak. Durant les deux premières semaines du conflit, les plus grandes villes du pays ont été bombardées.

et aussi…

Irak
Entre deux discours

Brèves sur l'Irak

Serbie
Un assassinat qui menace la paix

ddd

EUROPE

Conseil européen
Un printemps bien morose
Le 20 et 21 mars dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles. Cette réunion était principalement consacrée aux thèmes définis par la "stratégie de Lisbonne".

Eurobrèves

Irak
Entre deux discours

La Mésopotamie, entre deux fleuves, le Tigre et l’Euphrate. C’était l’Irak avant Saddam Hussein et W. Bush. Cette guerre en Irak divise le monde, l’Europe. Elle provoque des querelles entre alliés. Les médias s’affolent devant cette nouvelle réalité. Le conditionnel est roi.

Depuis quelques semaines, le monde est divisé en deux camps, une minorité de pays est pour l’intervention américaine sans l’aval de l’ONU. Une majorité est contre cette intervention unilatérale. Et les quelques indécis ont sans doute de bonnes raisons de l’être.

Les Américains ont décidé de modifier la carte du monde avec ou sans alliés. Ils sont sûrs de leur puissance, l’administration Bush le déclare ouvertement, et c’est l’évidence, la victoire ne peut leur échapper. Mais la puissance américaine veut aussi se situer dans l’après-guerre dont on parle déjà depuis plusieurs jours. Il s’agirait, selon Condoleezza Rice, présidente du Conseil de sécurité national de la Maison-Blanche, de mettre en place en Irak, libéré de Saddam, une administration liée au Pentagone avec l’aide des institutions multilatérales et des organisations non gouvernementales. Néanmoins, les choses sont moins simples y compris à Washington. Tony Blair prône une reconstruction de l’Irak avec l’ONU, ce dont on ne veut pas dans l’administration Bush d’une manière générale.

Seule la voix de Colin Powell penche pour un partage des responsabilités avec l’ONU. Le Sénat américain s’oppose à une gestion de l’après-guerre par le seul Pentagone, il veut pouvoir contrôler le budget de deux milliards et demi de dollars qui est d’ores et déjà consacré à la reconstruction de l’Irak.

Un avenir incertain

On ne peut présager aujourd’hui du temps qu’il faudra pour abattre le régime de Saddam. L’avance des troupes vers —ou dans Bagdad- n’est pas vraiment claire. Répétons-le, la puissance Anglo-américaine n’est pas en doute, mais ils pourraient tomber dans un piège dans le centre de la capitale irakienne. Jamais dans leur histoire, les Américains n’ont tenté de prendre une ville aussi importante (5 millions d’habitants). Ils ont un souci de première importance vis-à-vis de l’opinion, faire le moins possible de victimes civiles. C’est donc en marchant sur des œufs qu’ils ont pénétrés dans la capitale.

Le Président Hussein se fait rare. Aucune information à son sujet, à part une vague rumeur de blessures lors d’un bombardement, voire de son décès. Il est apparu sur les écrans de télévision lors d’une conférence avec ses généraux, mais il n’est pas possible de dire quand ont été filmées ces images. Il peut s’agir d’images d’archives.

Information-intoxcication

À lire, à écouter, à regarder, les mots et les images ne manquent pas d’un côté comme de l’autre. Les pour et les contre se bousculent pour balancer l’info (comme on dit dans le jargon). On se souvient des dérapages de Timisoara en Roumanie, des informations faussées par les Américains lors de la première guerre du Golfe contre l’Irak, cette fois, cela semble aller bien au-delà ! La plupart, pour ne pas toutes, les informations concernant la guerre sont reprises au conditionnel. Très peu de journalistes osent se lancer dans une description précise du théâtre de guerre, et encore moins d’avancer des chiffres sur les pertes d’un côté comme de l’autre. Il faut y ajouter le contrôle quasi permanent dont ces journalistes font l’objet. La télévision montre des images en " live ", le direct, ou soi-disant tel. C’est- à- dire l’immédiateté, qui saoule les gens par des images et un langage qui provoque la confusion dans les esprits. Après l’information, il faudra l’histoire !

Nicolas Simon

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS

CESEP
Bronzez-vous les idées
C’est le printemps depuis quelques jours. Le CESEP, lui pense déjà à l’été. En effet, dans le cahier central du dernier "Secouez-vous les idées", on trouve plein d’idées pour se bronzer les idées cet été.

SOCIETE

Forum de Kyoto
En panne sèche de solutions…


Photo: Belga

On estime que 1,4 milliard d’êtres humains sur la planète n’ont pas accès à une eau potable. Ce chiffre aurait dû hanter le 3ème Forum Mondial de l’eau organisé en mars dernier, à Kyoto au Japon. Plus de 10 000 représentants de 160 pays s’y étaient donné rendez-vous.

SPORT

Voile
Les petits Suisses balaient les géants de la mer
Pour la première fois en 152 ans, un pays européen et surtout qui ne dispose pas d'un accès à la mer a remporté la prestigieuse Coupe de l'America. Découverte d'une des plus anciennes compétitions sportives...

RECREATIF

Un peu de tout
Nouvelles insolites du monde

Le coin de Roger

TEST : CONNAISSEZ L'EURO ?

 

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