EDITION D'AVRIL 2003/L'actualité

BELGIQUE

Guerre en Irak
Un petit pays audacieux


Photo: Belga

Ces dernières semaines, la Belgique a été un des rares pays occidentaux à avoir montré son désaccord avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à propos de la guerre en Irak.

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Riposte pacifiste

Anvers
Bagarre politicienne

Brèves nationales

ETRANGER

Irak
Début d'une guerre annoncée


Photo: Belga

Dans la nuit du 19 au 20 mars, la deuxième Guerre du Golfe a commencé.Cette nuit-là, ainsi qu’ils l’avaient annoncé, les États-Unis et le Royaume-Uni ont lancé l’opération Liberté pour l’Irak. Durant les deux premières semaines du conflit, les plus grandes villes du pays ont été bombardées.

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Irak
Entre deux discours

Brèves sur l'Irak

Serbie
Un assassinat qui menace la paix

ddd

EUROPE

Conseil européen
Un printemps bien morose
Le 20 et 21 mars dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles. Cette réunion était principalement consacrée aux thèmes définis par la "stratégie de Lisbonne".

Eurobrèves

Plannings
Histoire d’un combat

Récemment, les centres de planning familial ont lancé une vaste campagne d’information concernant la pilule contraceptive, la pilule du lendemain et la pilule abortive. C’est l’occasion de retracer l’historique des plannings familiaux et de l’IVG.

Dans les années 1950, en Belgique, les femmes n’avaient pas de moyen contraceptif efficace. Elles n’avaient pas non plus le droit d’avorter. En cas de grossesse non désirée, elles avaient parfois recours aux " faiseuses d’anges ".

C’est dans ces années-là que des médecins et des infirmières, révoltés par l’état de santé de femmes qui se présentaient à la garde des cliniques après des avortements clandestins, ont créé les premiers centres de planning familial. L’idée de ces premiers plannings était de mettre la contraception à portée de tous. A l’époque, en effet, on ne parlait pas encore d’avortement en toute sécurité.

En 1968, les femmes qui désiraient avorter n’avaient que deux solutions: se rendre en Grande-Bretagne ou dans certains cantons suisses. C’était loin et terriblement coûteux: environ 20 000 francs de l’époque.

Dans les années 1970, les femmes pouvaient aussi se rendre en Pologne où l’avortement était légal. Puis, elles ont mis le cap sur les Pays-Bas, où le gouvernement avait légalisé l’avortement. Là-bas, les femmes avaient le droit d’avorter selon la méthode Karman, dite d’aspiration. Cette technique a bouleversé toute la problématique: l’IVG durait désormais un quart d’heure et devenait ambulatoire.

Une pratique longtemps interdite

Pendant ce temps, en Belgique, les responsables de plannings vont peu à peu contourner la loi qui interdisait toujours l’avortement. Dès les années 1970, des patientes sont envoyées dans certaines cliniques du pays auprès de médecins qui pratiquaient des IVG clandestines. En 1973, le médecin Willy Peers qui s’est battu pour que l’avortement soit autorisé est emprisonné. Cet événement durcit encore le combat de ceux qui veulent dépénaliser l’avortement.

En 1975, l’association "Aimer à l’ULB" lance un pavé dans la mare en "risquant" la première IVG ailleurs qu’à l’hôpital. A l’époque, la législation en vigueur est toujours celle de 1867. L’avortement est donc encore totalement interdit. La première proposition de loi qui vise à dépénaliser d’avortement, elle, date de 1971. Le texte prévoyait d’autoriser l’avortement pour des raisons médicales, sociales ou morales. Selon les cas, deux ou trois médecins devaient donner leur accord. Mais pendant encore près de vingt ans, des médecins seront poursuivis et condamnés pour avoir pratiqué l’avortement. Finalement, en avril 1990, cette pratique a été partiellement dépénalisée par la loi Lallemand-Michielsens. En effet, la situation ne pouvait plus durer: ou bien la loi devait être appliquée, ou bien il fallait la modifier.

Des infos accessibles à tous

Pendant longtemps l’activité des centres de planning familial a, elle aussi, longtemps été limitée par la législation. Ainsi, jusqu’en 1973, toute publicité pour des moyens de contraception était interdite. Aujourd’hui, la diffusion de l’information sur les méthodes contraceptives se fait dans de meilleures conditions dans la centaine de centres de planning familial du pays. Néanmoins, tout le monde ne profite pas encore pleinement de cette information.

C’est pour cette raison que les centres de planning ont récemment lancé une campagne d’information sur les trois pilules: la pilule contraceptive, la pilule du lendemain et la pilule abortive. Il est en effet important de continuer à lutter pour l’information et pour la garantie des droits acquis. Dans ce domaine, en effet les moralistes de tous bords auraient vite fait de détruire le fruit d’un si long combat…

Joëlle Van Gasse

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS

CESEP
Bronzez-vous les idées
C’est le printemps depuis quelques jours. Le CESEP, lui pense déjà à l’été. En effet, dans le cahier central du dernier "Secouez-vous les idées", on trouve plein d’idées pour se bronzer les idées cet été.

SOCIETE

Forum de Kyoto
En panne sèche de solutions…


Photo: Belga

On estime que 1,4 milliard d’êtres humains sur la planète n’ont pas accès à une eau potable. Ce chiffre aurait dû hanter le 3ème Forum Mondial de l’eau organisé en mars dernier, à Kyoto au Japon. Plus de 10 000 représentants de 160 pays s’y étaient donné rendez-vous.

SPORT

Voile
Les petits Suisses balaient les géants de la mer
Pour la première fois en 152 ans, un pays européen et surtout qui ne dispose pas d'un accès à la mer a remporté la prestigieuse Coupe de l'America. Découverte d'une des plus anciennes compétitions sportives...

RECREATIF

Un peu de tout
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Le coin de Roger

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