EDITION DE MAI 2003/L'actualité

BELGIQUE

La Belgique aux urnes
Elections; mode d'emploi


Photo: Flémal

Le dimanche 18 mai, tous les Belges de plus de dix-huit ans sont privés de grasse matinée. En effet, ce sont les élections législatives fédérales en Belgique.

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Prisons
La peau de banane de la campagne

Brèves nationales

ETRANGER

Guerre du Golfe
L'Irak a plié en trois semaines


Photo: Belga

Trois semaines après le début des combats, la deuxième guerre du Golfe s’est terminée. Le 9 avril, les Américains ont pris possession de la capitale Bagdad. Alors que l’ancien dictateur Saddam Hussein reste introuvable, la reconstruction a commencé.

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Cuba
Un retour en arrière

Un anniversaire impérial
Saint-Pétersbourg fête ses 300 ans

Brèves internationales

 

ddd

EUROPE

Défense
L'Europe, combien de divisions?
Fin avril, Guy Verhofstadt a réuni à Bruxelles les dirigeants allemands, français et luxembourgeois. Ce mini sommet avait pour but de relancer une politique européenne de sécurité et de défense.


Photo: Belga

Eurobrèves

Guerre du Golfe
L’Irak a plié en trois semaines


Après la guerre, il reste à reconstruire un pays dévasté (photo: Belga)

Trois semaines après le début des combats, la deuxième guerre du Golfe s’est terminée. Le 9 avril, les Américains ont pris possession de la capitale Bagdad. Alors que l’ancien dictateur Saddam Hussein reste introuvable, la reconstruction a commencé.

Après quelques jours de combats dans la périphérie, les troupes américaines sont entrées dans Bagdad sans rencontrer de véritable opposition. Le monde entier a vu les images des soldats américains recouvrant la tête d’une statue de Saddam Hussein de la bannière étoilée, puis d’un drapeau irakien, avant de la faire tomber. Tout un symbole pour signifier la chute du régime du dictateur irakien. Il a cependant fallu attendre le 14 avril pour qu’on parle de la fin de la guerre. Ce jour-là, la ville de Tikrit, qui est aussi le fief de Saddam Hussein, est tombée aux mains de la coalition.

Chasse aux anciens dirigeants

Saddam Hussein avait pourtant prédit le pire à George Bush et Tony Blair: une guérilla féroce, des attentats suicides, un déluge de feu. Rien de tout cela n’est arrivé. Les envahisseurs-libérateurs (selon le camp dans lequel on se place) n’ont fait qu’une bouchée de leur ennemi. Cependant la facilité de la victoire militaire ne doit pas faire oublier la difficulté de la reconstruction.

La première mission des Américains est maintenant de remettre de l’ordre dans le pays. En effet, la fin du régime de Saddam Hussein a laissé un vide. Le jour même de la chute de Bagdad, les pillages ont commencé. Même les hôpitaux, déjà mal en point, ou le Musée Archéologique National ont été touchés. Dans les grandes villes, des bandes de truands ont profité du désordre pour se servir dans l’arsenal de l’armée irakienne.

Restaurer l’ordre, c’était aussi mettre la main au plus vite sur Saddam Hussein et ses proches collaborateurs. Une énorme chasse à l’homme a été lancée. La tête de l’ancien dictateur a été mise à prix et l’armée américaine a fait circuler un jeu de cartes avec les photos des principaux dignitaires du régime. A ce jour, seize d’entre eux sont considérés comme “hors d’état de nuire”. Autrement dit, ils sont morts durant les bombardements, ont été arrêtés ou se sont rendus. Parmi ceux-ci, Tarek Aziz, le ministre des Affaires Etrangères qui était aussi un des plus proches conseillers de Saddam Hussein.

Reconstruire le pays et contrôler le pétrole

La restauration de l’ordre n’est qu’un premier pas vers la reconstruction de l’Irak. En effet, la guerre a détruit de nombreuses infrastructures. L’approvisionnement en eau, en nourriture ou en électricité a dû être remise sur pied. Sur le plan économique, les installations pétrolières ont été assez rapidement remises en marche. Les Etats-Unis ont aussi demandé à l’ONU qu’elle supprime le plan “pétrole contre nourriture”, instauré en 1996. Ce plan permettait à l’Irak d’exporter du pétrole à condition que les bénéfices de ce commerce servent à payer la nourriture nécessaire à la population. Les Américains disent que ce plan n’a plus de sens parce que les sanctions contre l’Irak doivent être levées.

Cette demande américaine n’est pas innocente. Elle part d’une volonté d’éliminer le maximum de contraintes à l’exploitation du pétrole afin de permettre aux compagnies pétrolières de tirer le plus de profit possible. Le partage du pétrole n’est d’ailleurs pas le seul enjeu économique de la reconstruction. Les grandes entreprises de construction du monde entier se battent désormais pour obtenir de juteux contrats. Parmi eux, des sociétés de pays qui étaient opposés à l’intervention anglo-américaine.

Revendications des Chiites

Reste aussi à installer la démocratie. Pour cela, les Etats-Unis ont envoyé un ancien combattant de la première guerre du Golfe, le général à la retraite Jay Garner. Les opposants à l’ancienne dictature de Saddam Hussein ont tenu plusieurs réunions. L’idée d’un modèle fédéral où chaque groupe ethnique et religieux aurait son mot à dire fait son chemin. Mais ce chemin sera parsemé d’embûches et de tensions. Par exemple, les musulmans chiites qui ne pouvaient pas s'exprimer sous Saddam Hussein revendiquent la plus grosse part du gâteau. Ils savent que 65% de la population irakienne est chiite. Ils sont opposés à la présence américaine en Irak et l’ont déjà fait savoir lors du pèlerinage de Karbala, fin avril. A cette occasion, près d’un million de chiites se sont réunis et ont réclamé le départ des Américains. Ce premier avertissement a été suivi par d’autres manifestations, de plus en plus violentes, et auxquelles les Américains ont répondu par des tirs. En Irak, la “paix” ne fait que commencer…

Olivier Brouet

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS


Photo: J.-L. Flémal

Garçons-filles
L'égalité, ça commence à l'école
On ne peut pas le nier. Depuis ces dernières années, on a fait pas mal de progrès dans le domaine de l'égalité entre les femmes et les hommes. Pourtant, une série de discriminations persistent à ce jour. Et notre système éducatif porte sa part de responsabilités dans cette situation.

SOCIETE

Pneumonie atypique
Comme une traînée de poudre…


Photo: Belga

Mis à part les événements en Irak, le pneumonie atypique est le sujet dont on parle le plus dans l’actualité depuis quelques semaines.

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Carl Lewis rattrapé par le dopage?
Certes, on ne refait pas l'histoire. Mais les accusations de dopage dont l'ancien athlète américain Carl Lewis vient d'être victime ne vont pas améliorer la réputation d'un des sports rois des Jeux olympiques.

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