EDITION DE MAI 2003/L'actualité

BELGIQUE

La Belgique aux urnes
Elections; mode d'emploi


Photo: Flémal

Le dimanche 18 mai, tous les Belges de plus de dix-huit ans sont privés de grasse matinée. En effet, ce sont les élections législatives fédérales en Belgique.

et aussi…

Prisons
La peau de banane de la campagne

Brèves nationales

ETRANGER

Guerre du Golfe
L'Irak a plié en trois semaines


Photo: Belga

Trois semaines après le début des combats, la deuxième guerre du Golfe s’est terminée. Le 9 avril, les Américains ont pris possession de la capitale Bagdad. Alors que l’ancien dictateur Saddam Hussein reste introuvable, la reconstruction a commencé.

et aussi…

Cuba
Un retour en arrière

Un anniversaire impérial
Saint-Pétersbourg fête ses 300 ans

Brèves internationales

 

ddd

EUROPE

Défense
L'Europe, combien de divisions?
Fin avril, Guy Verhofstadt a réuni à Bruxelles les dirigeants allemands, français et luxembourgeois. Ce mini sommet avait pour but de relancer une politique européenne de sécurité et de défense.


Photo: Belga

Eurobrèves

Mutilations sexuelles
Le complot du silence

On estime qu’aujourd’hui, plus de 130 millions de fillettes et de femmes dans le monde ont subi des mutilations sexuelles. La plupart d’entre elles vivent en Afrique, mais aussi en Asie et au Moyen-Orient. Ce problème existe également en Europe, en Australie, au Canada et aux Etats-Unis, parmi les populations immigrées.

Les mutilations sexuelles ou excision consistent à enlever partiellement ou totalement des organes génitaux externes de la femme. Ces interventions ne sont pas pratiquées dans un but thérapeutique. Elles le sont pour des raisons culturelles ou religieuses. Dans les cultures où ces mutilations sexuelles féminines sont considérées comme "normales", elles sont généralement pratiquées par des praticiens traditionnels au moyen d’instruments grossiers. Dans les couches plus aisées de la société, elles sont parfois pratiquées dans un établissement de santé par un personnel de santé compétent.

Une tradition ancrée dans les mœurs.

Dans ces cultures, les femmes non excisées sont considérées comme impures et incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles. Certaines ethnies pensent que le clitoris peut empoisonner l’homme ou l’enfant à la naissance. D’autres croient qu’il s’agit d’un organe masculin qu’il faut couper afin que la fillette devienne une femme à part entière. Les hommes refusent d’épouser des femmes non excisées. Beaucoup d’entre eux croient que les femmes non excisées sont toujours adultères. Ou encore que le clitoris retient le pénis lors d’un rapport sexuel et que la pénétration est impossible. L’âge auquel sont pratiquées les mutilations sexuelles féminines varie d’une région à l’autre. Mais en général, la plupart des filles mutilées le sont entre 4 et 12 ans.

Lutter contre ces pratiques

Ces mutilations sexuelles ont de graves conséquences sur la santé des femmes. Ces conséquences varient selon le type d’acte pratiqué, l’habileté du praticien, la propreté des instruments et le milieu dans lequel est effectuée l’opération...
Mais même réalisées dans des conditions d'hygiène correcte, ces pratiques entraînent chez les femmes des angoisses ou des dépressions profondes.

Dans tous les pays, les législations se renforcent contre l’excision. Beaucoup d'organismes et d'associations tentent de faire changer, par l’éducation les mentalités de ces pays. On tente de faire prendre conscience des conséquences des mutilations sexuelles féminines. Les campagnes de lutte s’adressent à tous. On veut toucher le grand public, le corps médical, les responsables politiques, religieux et de village, mais aussi les accoucheuses et les guérisseurs traditionnels.

Aujourd’hui, la plupart des pays africains, arabes et asiatiques marqués par ces traditions de mutilations ont signé des conventions internationales qui condamnent ces pratiques. Il s’agit notamment de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et de la Convention internationale des droits de l’enfant. Tous ces efforts n’ont pourtant pas encore réussi à empêcher le phénomène.

Une action globale

C'est que la tradition ne se combat que par la créativité. Une action valable doit aller plus loin que des solutions "immédiates". Comme par exemple, celle d'offrir aux vieilles femmes exciseuses un autre emploi.
La solution à ce problème doit s’intégrer dans un effort plus général. Il s'agit de faire sortir les femmes de leur impuissance politique et de leur accorder leurs droits civiques. Il n’y aura jamais aucune liberté pour les femmes africaines, arabes ou asiatiques sans l’arrivée de cette démocratie politique. Seulement alors, les femmes auront le droit de parler, de rompre cette loi du silence…

Joëlle Vangasse

 

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS


Photo: J.-L. Flémal

Garçons-filles
L'égalité, ça commence à l'école
On ne peut pas le nier. Depuis ces dernières années, on a fait pas mal de progrès dans le domaine de l'égalité entre les femmes et les hommes. Pourtant, une série de discriminations persistent à ce jour. Et notre système éducatif porte sa part de responsabilités dans cette situation.

SOCIETE

Pneumonie atypique
Comme une traînée de poudre…


Photo: Belga

Mis à part les événements en Irak, le pneumonie atypique est le sujet dont on parle le plus dans l’actualité depuis quelques semaines.

et aussi…

Vote des femmes
Au nom des grandes peurs

Mutilations sexuelles
Le complot du silence

SPORT

Athlétisme
Carl Lewis rattrapé par le dopage?
Certes, on ne refait pas l'histoire. Mais les accusations de dopage dont l'ancien athlète américain Carl Lewis vient d'être victime ne vont pas améliorer la réputation d'un des sports rois des Jeux olympiques.

RECREATIF

Un peu de tout
Nouvelles insolites du monde

Le coin de Roger

TEST : CONNAISSEZ L'EURO ?

 

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