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Pneumonie atypique
Comme une traînée de poudre…

Les pays les plus touchés ont pris des mesures très sévères
(photo: Belga) |
Mis à part
les événements en Irak, le pneumonie
atypique est le sujet dont on parle le plus dans l’actualité depuis
quelques semaines. Au début du mois de mai, ce virus avait
déjà contaminé près 6903 personnes
et causé la mort de 495 d’entre elles. Malgré des
fausses alertes, aucun cas n’est encore signalé en
Belgique.
L’épidémie de syndrome respiratoire
aigu sévère
(SARS) ou pneumonie atypique a vu le jour dans une province du
sud de la Chine. Cette maladie se manifeste par une affection respiratoire
et par de la fièvre. A la mi-février, un médecin
contaminé s’est rendu à Hong-Kong où il
a séjourné à l’hôtel Métropole.
Trois clients du même hôtel ont ramené la maladie à Singapour.
Une Canadienne est repartie avec le virus à Vancouver et
un Américain l’a pris dans ses bagages à Hanoï.
Ensuite, le virus qui est très contagieux, s’est répandu
comme une traînée de poudre dans 20 pays.
Quatre pays
très touchés
Heureusement, tous les patients atteints
par la maladie n’en
meurent pas. Les quatre pays les plus sévèrement
touchés sont le Canada, la Chine, Hong-Kong et Singapour.
Là-bas, des mesures ont été prises pour éviter
les déplacements des populations. Ainsi, certaines personnes
ont été mises en quarantaine. De nombreux habitants
se promènent aussi avec des masques de protection et ont
modifié leurs comportements. Par mesure de sécurité,
les écoles, les piscines et les parcs ont été fermés.
En Belgique, le gouvernement déconseille de partir à Hong-Kong,
Hanoï, Singapour et en Chine.
Par ailleurs, le SARS a ralenti
l’économie asiatique.
En raison de l’annulation de nombreux voyages, les compagnies
aériennes sont durement touchées. Les exportations
de produits asiatiques souffrent aussi de la crainte de la contamination.
Une
première étape
Mi-avril, des chercheurs canadiens
ont déchiffré le
génome du virus SARS. Une équipe de scientifiques
de Vancouver a travaillé jour et nuit pendant une semaine
pour décrypter ce virus dont l’origine reste toujours
inconnue. Le SARS serait le représentant d’un nouveau
groupe de coronavirus. Ce qui ne facilite pas le travail des chercheurs
qui essaient de trouver un remède contre cette maladie.
Grâce à la découverte des Canadiens, un test
spécifique à la maladie devrait pouvoir être
rapidement développé. Il permettrait de détecter
directement les malades qui sont réellement victimes du
SARS. Rappelons, qu’en Belgique, un militaire a été hospitalisé plusieurs
semaines à Liège parce que les médecins suspectaient
une pneumonie atypique. Finalement, ce patient s’est révélé atteint
d’une simple pneumonie et a pu sortir de l’hôpital.
Stopper
cette épidémie?
Malgré tous les efforts de l’OMS et des laboratoires
qui travaillent et communiquent rapidement, notamment via Internet,
on ne peut pas encore prédire l’ampleur de l’épidémie.
Début avril, un chercheur de l’institut Pasteur de
Hong-Kong avait estimé qu’un tiers de la population
sera touchée par la pneumonie atypique. De nombreux observateurs
ne sont pas aussi catastrophistes. Mais ils constatent que les
mesures sévères mises en œuvre ne permettent
pas d’empêcher la maladie de se propager. En plus,
les médecins, en première ligne, sont fort touchés
par le SARS. Certains, à peine guéris, doivent directement
se remettre au travail…
Vincent Thomasson
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