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Economie
La crise est à nos portes
Le nouveau gouvernement belge est
en cours de formation. Un problème
se posera à ce futur gouvernement. Aurons-nous droit aux “cadeaux” promis
par nos responsables avant les élections? En effet, l’économie
de notre pays n’est pas en bonne santé.

L'économie est en panne, les cadeaux fiscaux vont-ils durer?
(Photo: Jean-Luc Flémal) |
La Belgique
n’est pas la seule à connaître ce
problème de crise économique. Depuis 2001, les principaux
pays du monde sont essoufflés. Les raisons sont nombreuses…
La
première est la brusque fin de la folie qu’a connue
Internet. Entre 1995 et 2000, on a cru que les nouvelles technologies
comme Internet ou le téléphone portable allaient
transformer le monde. Des entreprises ont alors investi des millions
d'euros dans des ordinateurs ou ont lancé de nouveaux projets
dans ce domaine. Aujourd'hui, ces firmes constatent que ces investissements
ne servent pas à grand chose. Résultat: elles licencient
leur personnel. Un exemple. Ericsson fabrique des GSM et des équipements
pour des sociétés comme Belgacom ou Mobistar. En
l’an 2000, ce groupe suédois employait 110 000
personnes. A la fin de cette année, 60 000 personnes seulement
travailleront encore pour Ericsson.
Consommation et investissements en baisse
Ensuite, il y a eu aussi
des fraudes. Certaines grandes sociétés
ont présenté de faux comptes. Le dernier scandale
concerne les grands magasins néerlandais Ahold. Cette société possède
des hypermarchés aux Pays-Bas et sur le continent américain.
L’an dernier, l'entreprise a exagéré ses ventes
aux Etats-Unis de 880 millions de dollars! Pour cette raison, les
banques et tous ceux qui désirent investir dans des entreprises
sont méfiants. Les entreprises ont donc des difficultés à trouver
de l'argent pour se développer.
Par ailleurs, les attentats
du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ainsi que la récente
guerre en Irak ont aussi des conséquences
sur l’économie mondiale. Parce qu’en temps de
guerre, on n'a pas envie de consommer ou d'investir. Enfin, il
y a le dollar. Depuis des mois, la monnaie américaine baisse
face à l'euro. A cause de cela, les produits européens
sont de plus en plus chers pour les Américains ou les Chinois.
Cela veut dire qu'une entreprise belge qui vend ses produits dans
ces pays a de plus en plus de difficultés.
Conséquences
pour les citoyens
En Europe, certains pays souffrent plus que d'autres
de la crise économique.
Les Pays-Bas et l'Allemagne qui vendent beaucoup de marchandises à l’étranger
ne vont vraiment pas bien. Leur économie ne grandit pas.
Au contraire, elle rétrécit puisque les entreprises
produisent moins et les magasins vendent moins. On dit que ces
pays sont en récession. Ce n'est pas encore le cas chez
nous. Mais nous sommes en train de faire du surplace. L'économie
belge ne devrait croître que de 1 % cette année. Or
en temps normal, elle grandit de 2 à 2,5%.
Et tout cela n’est
pas que des chiffres puisque lorsque notre économie
est fatiguée, nous le ressentons directement dans notre
vie de tous les jours.
Cette situation a d’abord des conséquences
sur l'emploi. Il devient de plus en plus difficile de trouver un
travail. Les
entreprises ne veulent plus engager autant de personnel qu’avant.
Et le chômage grimpe. En 2000, en Belgique, environ 12,5%
de la population en âge de travailler était sans emploi.
En 2002, ce chiffre est monté à 13,3%. Cette année,
il devrait être 14%. Cela correspond à près
700 000 personnes qui sont à la recherche d'un travail ou
qui sont chômeurs de longue durée.
Tout comme les citoyens,
l'Etat est également touché par
la crise. La Belgique devrait à nouveau connaître
plusieurs années de déficit. Cela signifie que l'Etat
va dépenser plus d’argent que ce qu'il ne gagne. En
plus, le dernier gouvernement a baissé les impôts.
Il a donc logiquement moins d'argent dans les caisses. Cela ne
veut pas dire que le nouveau gouvernement sera impuissant. Mais
s'il veut, par exemple, donner davantage aux personnes qui ont
une petite pension ou encore réduire la facture du médecin,
il devra prendre cet argent ailleurs. Le temps des “ cadeaux ” est
bien terminé.
Pierre-Henri Thomas
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