Brèves nationales
La Belgique, mauvais élève de l’Union Une nouvelle étude
concernant l’enseignement n’est
pas tendre pour notre pays. Cette vaste enquête européenne
a été réalisée par six universités,
dont celles de Liège et de Louvain-La-Neuve. Son objectif était
de se rendre compte des inégalités scolaires au sein
de chaque Etat. Les questions suivantes étaient, par exemple,
au centre des recherches. Tous les élèves reçoivent-ils
la même formation? L’école amplifie-t-elle ou
non les inégalités sociales? Les conclusions de l’enquête
ne sont pas roses pour la Belgique. Contrairement à certains
Etats comme l’Irlande, l’Espagne, la Suède ou
encore la Finlande, notre système scolaire est globalement
très inéquitable. Le Luxembourg et l’Allemagne
sont d’ailleurs dans le même cas. Cela signifie que
chez nous, les élèves sont loin d’avoir tous
les mêmes chances de réussite et qu’ils ne sont
pas traités de manière équitable. En Belgique,
plus qu’ailleurs encore, la réussite scolaire dépend
donc fortement du milieu social et de l’école fréquentée.
Et c’est le fonctionnement même de tout notre enseignement
qui en serait responsable…
La loi “ compétence
universelle ” disparaît
La loi belge dite de “ compétence
universelle ” était
quasi unique au monde. Elle permettait à des victimes de
crimes de guerre, de génocide ou de crime contre l’humanité de
porter plainte en Belgique, contre leur agresseur. Cette loi symbolisait
aussi la lutte de la Belgique pour le respect des droits de l’Homme,
partout dans le monde. Début août, sous la pression
des Etats-Unis notamment, les parlementaires belges ont finalement
décidé d’abroger la loi de “ compétence
universelle ”. Cette belle loi est désormais remplacée
par un autre texte, beaucoup moins contraignant. A l’avenir,
une plainte ne pourra être déposée que si l’auteur
du crime est belge ou réside en Belgique. Plus question
donc de porter plainte contre un dirigeant étranger comme
cela a été le cas précédemment avec
Georges Bush senior ou le général israélien
Amos Yaron. Ces deux plaintes sont d’ailleurs suspendues.
La
ceinture n’a pas la cote
En voiture, la ceinture de sécurité est
obligatoire depuis 1975, à l’avant et depuis 1991, à l’arrière.
Pourtant, près de 40% des conducteurs ne la boucleraient
toujours pas. Ce chiffre est plus inquiétant encore en ce
qui concerne les enfants: plus de 50% d’entre eux ne seraient
pas attachés lorsqu’ils voyagent à l’arrière
ou à l’avant d’une voiture. Ces chiffres ressortent
d’une enquête menée récemment par Touring
Secours. Rappelons, au passage, qu’un accident, même à faible
vitesse, peut avoir des conséquences dramatiques. En effet, à 50km/h,
une collision correspond à une chute… d’une
hauteur de 10 mètres! Et la masse d’une personne est
alors multipliée par dix. Faites le calcul…
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