| Gouvernement
Verhofstadt II est lilas

Les 15 ministres du nouveau gouvernement
entourent le roi Albert
II (photo: Belga)
Les élections législatives se sont déroulées
en Belgique, le 18 mai dernier. Et il a fallu 52 jours, dont 42
de négociations pour parvenir à trouver une nouvelle
majorité et constituer le nouveau gouvernement. Après
Verhofstadt I, le gouvernement arc-en-ciel, voici Verhofstadt II,
le gouvernement violet ou lilas. C’est en effet la couleur
que l’on obtient en mélangeant le bleu des Libéraux,
avec le rouge des Socialistes. La grosse différence par rapport au précédent
gouvernement, c’est l’absence des Verts. Il faut dire
que Ecolo et Agalev ont perdu énormément de voix
aux dernières élections. Verhofstadt II, le gouvernement
violet ne compte donc que quatre partenaires. Les partis au pouvoir
sont le PS, le Spa-Spirit, le MR et le VLD.
Allier les Socialistes
et les Libéraux dans un gouvernement
n’a pas été chose facile. Il aura quand même
fallu 52 jours pour y arriver. C’est que les points de vue
sont très différents. Et comme la croissance n’est
pas au rendez-vous, il faudra faire des choix difficiles. Certains
observateurs pensent que le gouvernement actuel ne survivra pas
plus d’un an. Les sujets de désaccord ne manquent
pas: les vols de nuit, les revendications communautaires des néerlandophones.
Mais pour le moment, on a mis ces sujets au frigo.
Une déclaration gouvernementale
La déclaration gouvernementale
comporte soixante-six pages. Les partis au gouvernement ont choisi
de privilégier l’emploi.
On réduira les charges sociales des patrons et on encouragera
les chômeurs à retrouver du travail. Les peu qualifiés
auront un supplément de revenu s’ils cessent de chômer.
On veut aussi renforcer la protection sociale. Ainsi, les soins
de santé devraient être mieux remboursés et
les pensions les plus basses augmentées. Les indépendants
devraient obtenir un vrai statut . On devrait aussi améliorer
la protection juridique pour les personnes les plus démunies.
On parle aussi de refinancer la SNCB. Comment va-t-on trouver l’argent
pour financer toutes ces mesures généreuses? La déclaration
gouvernementale est beaucoup plus vague sur ce point. On cite les
accises sur le tabac. On pense
aussi à des taxes sur certaines
voitures. On compte dégager aussi de l’argent en rapatriant
l’argent de l’épargne placé à l’étranger.
Ce qui semble sûr, c’est que le contrôle budgétaire
de 2004 ne sera pas facile. Il pourrait faire capoter la toute
jeune coalition. Jeune et Féminin
Le nouveau gouvernement comporte quinze
ministres. Sept d’entre
eux sont des nouveaux venus au gouvernement fédéral.
Ce qui frappe aussi, dans ce nouveau gouvernement, c’est
qu’il comporte beaucoup de femmes. La coalition violette
de Verhofstadt compte en effet un tiers de femmes. Et la moyenne
d’âge de nos ministres est très basse. Elle
n’est que de de 44 ans. Ce qui est aussi à noter,
c’est la présence d’une secrétaire d’état
issue de l’immigration. Un gouvernement politiquement correct,
en somme…
Nicolas Simon
Les quinze ministres du gouvernement Verhofstadt
et leurs portefeuilles
Guy Verhofstadt (VLD) Premier Ministre
Laurette Onkelinx (PS) Vice-Première ministre-Justice
Louis Michel (MR) Vice-Premier Ministre-Affaires Etrangères
Johan Vande Lanotte (Spa) Budget et Entreprises publiques
Patrick Dewael (VLD) Vice-Premier ministre-Intérieur
Frank Vandenbroucke (SPa) Emploi et Pensions
André Flahaut (PS) Défense
Marc Verwilghen (VLD) Coopération au développement
Didier Reynders (MR) Finances
Rudy Demotte (PS) Affaires sociales et santé
Fientje Moerman (VLD) Economie,
Freya Van den Bossche (SPa) environnement
Marie Arena (PS) Fonction publique et Intégration sociale
Sabine Laruelle (MR) Agriculture et Classes moyennes
Bert Anciaux (Spirit) Mobilité
Et les six secrétaires
d’état
Peter Vanvelthoven (Spa) informatisation de l’Etat,
adjoint de la Ministre de l’Environnement
Jacques Simonet (MR) Affaires européennes, adjoint du ministre
des Affaires étrangères
Hervé Jamar (MR) Modernisation des Finances et lutte contre
la fraude fiscale, adjoint du ministre des Finances
Anissa Temsamani (SPa) organisation du travail et bien-être
au travail, adjointe au ministre du travail et des pensions
Isabelle Simonis (PS) Famille et personnes handicapées,
adjointe au ministre des Affaires sociales et de la Santé publique
Vincent Van Quickenborne (VLD) Simplification administrative,
adjointe au Premier ministre |