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Egalite des chances
La petite pierre du Conseil de l'Europe Le Conseil de l'Europe vient de se doter d'un nouveau
texte qui a pour but d’améliorer l'égalité entre
hommes et femmes au niveau de la prise de décision politique
et publique. Les 45 Etats membres sont maintenant libres de suivre
ou non ces bonnes idées...
Ces dernières décennies, la situation de la femme
n'a cessé d'évoluer, particulièrement dans
les pays européens. D'énormes progrès ont été accomplis
pour que les femmes puissent, enfin, jouir des mêmes droits
que les hommes. Ainsi, aujourd'hui, les filles ont généralement,
comme les garçons, la possibilité d'aller à l'école
et d'apprendre un métier ce qui plus tard, leur permettra
de travailler. Par ailleurs, dans de nombreux pays, des mesures
ont été prises afin que les hommes et les femmes
puissent plus facilement concilier leur vie professionnelle et
familiale. Un exemple: les multiples possibilités en matière
d'aménagement du temps de travail. Malgré ces évolutions
positives, la femme est encore loin d'être l'égale
de l'homme dans certains domaines, notamment en ce qui concerne
la partage du pouvoir. Les femmes constituent la moitié de
la population.
Pourtant, dans la plupart des pays européens,
elles restent encore sous-représentées aux postes
de décisions,
que ce soit dans la vie politique ou publique.
C'est ce dernier
constat qui a poussé le Conseil de l'Europe à adopter,
au printemps dernier, une recommandation sur "la participation équilibrée
des femmes et des hommes à la prise de décision politique
et publique". Comme son nom l'indique, ce texte recommande aux dirigeants des 45 Etats membre du Conseil de l'Europe de prendre
certaines mesures en vue d'améliorer l'égalité entre
hommes et femmes. Cette recommandation n'a rien de contraignant.
Les pays qui ne la suivraient pas ne pourront donc pas être
sanctionnés.
Changer les lois et les mentalités
Parce que plus d'égalité entre
hommes et femmes renforce et enrichit la démocratie, la
recommandation du Conseil de l'Europe propose différentes
pistes dans ce domaine. L'idée générale est
d'encourager les Etats membres à prendre des mesures en
vue de stimuler et de soutenir la participation des femmes aux
prises de décisions. Il
peut s'agir de mesures législatives, comme l'instauration
d'un système de parité pour les élections.
Ce système existe d’ailleurs déjà en
Belgique et en France. Ou encore prévoir des mesures administratives
afin d'aider les mères à concilier leurs responsabilités
professionnelles avec leur vie de famille. Ces mesures peuvent
aussi être symboliques: les entreprises publiques pourraient
montrer l'exemple en nommant autant de femmes que d'hommes aux
postes de décisions.
Apprendre l’égalité
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Tous
les jours, lactualité nous montre que la femme
nest pas encore légale de lhomme.
Cest pourquoi nous construisons un dossier
sur les différents aspects de linégalité homme-femme
et sur les actions, même modestes, qui favorisent
légalité.
Voir
le dossier
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Des efforts pourraient également être
faits dans le domaine de l'éducation. Un exemple: sensibiliser
les jeunes à cette
problématique via les programmes scolaires, les médias,
les mouvements de jeunesse, les associations de quartier... Une
autre idée prônée par le Conseil de l'Europe
est de faire en sorte que la pratique du vote familial disparaisse.
En effet, dans certaines familles, l'homme oriente encore sa femme
et ses filles dans leurs choix politiques lors des élections.
Enfin, une dernière idée serait de créer,
dans chaque pays, un observatoire qui serait chargé de mesurer
les progrès qui sont accomplis en la matière. Cet
observatoire pourrait aussi réfléchir aux obstacles
qui freinent encore la progression de l'accès des femmes
aux postes de décisions.
L'élan est donné. Reste maintenant aux 45 Etats membres à saisir
la balle au bond et à trouver des solutions concrètes
pour faire progresser les mentalités...
Anouck Thibaut
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