|
|
Vote des étrangers
Les
non-européens n'iront toujours pas aux urnes
Depuis des semaines, le droit de vote des étrangers non-européens
est au centre des débats politiques. Le mois dernier, une
proposition de loi sur ce thème a été rejetée
par une partie des sénateurs. Tous les étrangers du
pays ne sont donc pas près se rendre aux urnes...
|
|
e 12 mars dernier, les membres de la commission
de l'Intérieur du Sénat ont rejeté la proposition
de loi visant à accorder le droit de vote aux étrangers
venant d'un pays qui n'appartient pas à l'Union européenne.
Cette proposition concernait uniquement les élections
communales. Lors du vote, neuf des quinze sénateurs qui composent
cette commission se sont opposés à la proposition.
Les quinze membres ont suivi les positions du parti politique auquel
ils appartiennent. Et au Nord comme au Sud du pays, les discussions
sur le sujet ont été très animées ces
dernières semaines...
|

Les 120 000 étrangers non-européens
qui vivent en Belgique ne pourront pas voter de sitôt (Photo:
Flémal)
|
|
|
Différents partis, différents avis
ès le départ, les partis socialistes (PS et SP.A),
les partis écologistes (Ecolo et Agalev) ainsi que les socio-chrétiens
francophones (PSC) ont affirmé qu'il était important
pour eux d'accorder le droit de vote à tous les étrangers.
Par contre, le Vlaams Blok et les libéraux flamands (VLD)
s'y sont toujours opposés. La position du parti d'extrême
droite flamand qui rejette les étrangers est facile à
comprendre... Quant au parti du Premier ministre Guy Verhofstadt,
il refuse d'autoriser les non-européens à voter pour
d'autres raisons. Selon eux, "Les Flamands sont contre le fait d'accorder
le droit de vote aux étrangers". Mais les résultats
de deux études menées récemment en Flandre
contredisent
quelque peu ces propos. Le VLD ajoute aussi que les Flamands préfèrent
que les étrangers qui veulent exercer leurs droits politiques
se fassent naturaliser
belge.
|
La position des socio-chrétiens flamands (CD&V) et des
libéraux francophones (PRL-FDF-MCC) était beaucoup
moins évidente. Ainsi, le CD&V n'a décidé
qu'à la dernière minute de voter contre la proposition
de loi.
Le PRL, quant à lui, a fait encore plus fort: il se dit
favorable au droit de vote des étrangers non-européens,
mais il a voté négativement le 12 mars dernier!
Comment est-ce possible?
Les libéraux francophones n'ont pas voulu se fâcher
avec les libéraux flamands.
Ils disent avoir voté contre la proposition de loi par solidarité
avec le VLD, mais aussi pour éviter une crise au sein du
gouvernement fédéral. Selon eux, ces tensions auraient
pu provoquer la chute du gouvernement.
|
|
|
Une occasion ratée?
oujours est-il qu'à l'heure actuelle, les 120 000 étrangers
non-européens qui vivent dans notre pays sont très
loin de pouvoir se rendre aux urnes.
Rappelons que les étrangers qui appartiennent à un
pays membre de l'Union européenne ont pu exercer ce droit
pour la première fois en octobre 2000.
N'empêche que le vote négatif en commission de l'Intérieur
du Sénat le 12 mars dernier soulève de nombreuses
questions. Ainsi, l'extrême droite ne risque-t-elle pas de
progresser aux prochaines élections, à cause du rejet
de cette proposition?
|
En effet, le droit de vote des étrangers pourrait bien
être un des grands thèmes des prochaines campagnes
électorales.
Par ailleurs, les partis francophones ont affirmé que le
droit de vote des étrangers devra obligatoirement être
inscrit au programme de la prochaine législature.
Mais rien ne prouve que dans le futur, les partis qui comme le VLD
ne veulent pas permettre aux étrangers de voter ne vont pas
trouver d'autres arguments pour retarder à nouveau les débats...
|
|
|
Le vote des étrangers dans les pays de lUnion
es quinze pays membres de lUnion accordent le droit de vote
aux étrangers venant dun autre pays de lUnion.
Cette règle imposée à tous les membres fait
partie du Traité de Maastricht. Les Européens peuvent
donc voter lors des élections communales et européennes.
Par contre, aucun pays de lUnion européenne naccorde
le droit de vote à tous les étrangers, pour toutes
les élections. Chaque pays possède sa propre législation,
souvent compliquée. Voici quelques exemples.
Aux Pays-Bas, les étrangers non-européens peuvent
voter aux élections communales sils résident
dans le pays depuis cinq ans au moins.
|
Même chose en Irlande, en Suède ou en Finlande. Seule
différence: la durée du délai nécessaire
avant dêtre électeur est plus court quaux
Pays-Bas. Par ailleurs, certains pays ont conclu des accords particuliers
avec dautres, extérieurs à lUnion européenne
pour autoriser le vote de leurs ressortissants.
Ainsi, lEspagne accorde le droit de vote des Norvégiens
pour les communales tandis que le Portugal autorise les Brésiliens
à se rendre aux urnes pour ces mêmes élections.
Tandis quau Royaume-Uni, les étrangers membres dun
pays du Commonwealth
ont également ce droit.
Anouck Thibaut
|
|
|
|
 |
2e fête de
l'internet,
Tous
au net!

Lavenir sera internet ou ne sera pas ! Ce qui pourrait
passer pour un slogan devient en fait un peu plus chaque jour une
réalité. Du moins dans nos pays industrialisés.
Ainsi dans les 15 pays de lUnion européenne, plus de
70 % des étudiants surfent déjà sur le web.
Et 30% des Belges utilisent internet!
|
 |
|
|
 |

Elections aux Pays-Bas, L'extrême-droit
entre au pays de la tolérance
Lire
Lors des élections
communales qui ont eu lieu en mars dernier aux Pays-Bas, Pim Fortuyn
a obtenu plus de 34% des voix à Rotterdam. Son programme?
Principalement les théories racistes et populistes de lextrême
droite. (PHOTO: BELGA)
Violences conjugales, Quand
ce n'est plus le coeur qui cogne
Inégalités sociales et santé, Mieux
vaut être riche et bien portant
ddd
|
 |
|
|
 |
Tennis de table, La
seconde jeunesse de Jean-Mi
|
 |
|
|
 |
Un peu de tout
Nouvelles insolites du monde
Le coin de Roger
TEST :
AVEZ-VOUS BIEN LU TOUT PARTOUT ?
TEST : CONNAISSEZ
L'EURO ?
|
 |
 |
 |
 |
|