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Grève dans les prisons
Le
travail en état d'arrestation
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Photo: Jean-Luc Flémal
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Le mardi 23 mai dernier, les gardiens de prison
se sont mis en grève illimitée. Ce mouvement sest
arrêté deux jours plus tard. En effet, le ministre
de la Justice, Marc Verwilghen, a finalement présenté
une série de propositions pour débloquer la situation.
es gardiens de prisons en ont assez de leurs mauvaises
conditions de travail! Ils l'avaient déjà fait savoir
en se
croisant les bras trois fois durant 24 heures ces dernières
semaines. Le mardi 23 mai, ils ont décidé de mener
une grève illimitée dans les 33 prisons du pays. Leurs
revendications
étaient les suivantes. Ils voulaient des augmentations de
salaire, la semaine de 36 heures, la possibilité de partir
à la retraite à 55 ans, l'augmentation des primes
du samedi, de productivité et de danger. Les gardiens de
prison souhaitaient également obtenir du ministre de la Justice
des primes pour compenser les jours de congé supprimés.
Par ailleurs, les gardiens voulaient attirer lattention
sur d'autres problèmes. Leur travail est difficile, notamment
à cause de lagressivité de certains détenus.
Les gardiens disent aussi que leur métier est mal considéré.
Durant ces jours de grève, les prisonniers nont
pas été à la fête. Les douches, les promenades
et les visites leur étaient interdites. La tension est donc
encore montée
d'un cran dans les cellules.
Pendant cette grève, le ministre de la
justice Marc Verwilghen a essuyé beaucoup de critiques.
Laccord qui a débloqué la situation
e jeudi 23 mai au soir, les syndicats et le gouvernement sont enfin
tombés d'accord. Dès le départ, Marc Verwilghen
a souligné que les ministres du Budget, Johan Vande Lanotte,
et de la Fonction publique, Luc Van den Bossche, étaient
également impliqués dans ce dossier. Il a également
rappelé que le gouvernement avait déjà fait
des efforts pour améliorer la situation dans les prisons.
Il a augmenté le nombre de cellules (9000 pour l'ensemble
du pays) et de travailleurs dans les prisons. Et le budget consacré
aux prisons est passé de 9,5 à 11,5 milliards de francs
entre 1999 et 2002.
Marc Verwilghen a promis de nouvelles mesures. Le ministre du Budget
a donné son feu vert pour le coût de ces mesures.
Le détail de laccord
'accord accepté par les syndicats comporte sept points.
1: Le gouvernement va compléter le nombre de surveillants
dici juillet 2002. 2: Un examen de recrutement sera organisé
dans les prisons pour le paramédical. 3: 177 travailleurs
administratifs de plus seront engagés. 4: On prévoira
davantage de psychologues et dassistants sociaux. 5: Le personnel
des prisons pourra continuer à choisir de travailler 36 heures
par semaine sil le désire. 6: Le système des
pensions sera revu. Dès 2004, le gouvernement proposera des
primes à ceux qui veulent travailler après 55 ans
et le crédit-temps à ceux qui veulent arrêter
de travailler. 7: Les primes du samedi seront payées à
150% à partir du 1er juillet prochain. D'autres
primes sont également prévues. En échange de
toutes ces promesses faites par le gouvernement, les actions de
grève ont été suspendues
le samedi 25 mai.
D'autres idées ont aussi été lancées
pour alléger le travail des surveillants. Le ministre espère
aussi développer la surveillance électronique. Pour
cela, 1000 bracelets électroniques devraient être mis
en circulation en 2003. Ces bracelets donnent une certaine liberté
de mouvement aux prisonniers qui peuvent quitter la prison tout
en étant surveillés. Ce matériel offre aussi
un confort de travail aux gardiens.
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