EDITION DE MAI 2002/L'actualité

BELGIQUE

Elections, Nos bourgmestres élus directement en 2006 ?


Photo: Flémal

La Flandre s’apprête à changer les règles du jeu en ce qui concerne l’élection des bourgmestres. Qu’est-ce qui va changer en Flandre? Et qu’est-ce qui va se passer en Wallonie et à Bruxelles?

et aussi …

Emploi
Une loi contre le harcèlement au travail

La méthadone autorisée pour aider les drogués

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ETRANGER

Proche Orient,
Grande offensive d'Israël contre la Palestine


Photo: Belga

Début avril, Israël a lancé une grande offensive contre les Palestiniens. Le siège du gouvernement de Yasser Arafat a été pris d’assaut et les villes palestiniennes ont été envahies. De l’autre côté, les attentats palestiniens contre la population israélienne se sont multipliés. La logique de la guerre a repris le dessus.

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Un petit coup d'Etat et puis revient

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L'Union européenne au septième ciel

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Proche Orient
Grande offensive d'Israël contre la Palestine


Carte : Jeremy Blampain

Début avril, Israël a lancé une grande offensive contre les Palestiniens. Le siège du gouvernement de Yasser Arafat a été pris d’assaut et les villes palestiniennes ont été envahies. Des centaines de personnes sont mortes, blessées ou ont été arrêtées. Des quartiers entiers ont été détruits. De l’autre côté, les attentats palestiniens contre la population israélienne se sont multipliés. La logique de la guerre a repris le dessus.

O

pération "Mur de protection". C’est le nom que le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a donné à l’offensive de son armée contre les Palestiniens. Son objectif avoué est de combattre le terrorisme. Pour y parvenir, des chefs palestiniens sont harcelés et des bases terroristes sont détruites. Les organisateurs présumés d’attentats contre les Israéliens sont arrêtés. Depuis le début du mois de mars, ces attentats ont fait plus de 200 morts chez les Israéliens. C’est justement une série d’attentats dans les principales villes d’Israël (Jérusalem, Tel-Aviv et Netanya) qui a provoqué la situation actuelle.

Arafat est comme prisonnier

L

e 29 mars, les troupes israéliennes entrent dans Ramallah. C’est là que se trouvent le gouvernement autonome de Palestine et le quartier général de Yasser Arafat. Les chars de Tsahal font leur apparition et détruisent tout. Un véritable siège commence, mais Yasser Arafat et ses proches refusent de se rendre. Ils lancent des appels à la communauté internationale pour que l’ordre soit rétabli. A un moment, on croit même que les Israéliens veulent supprimer le chef palestinien. Car Arafat est un ennemi de longue date de Sharon. Et le Premier ministre israélien ne cache pas qu’il voudrait qu’Arafat quitte la Palestine et n’y remette plus jamais les pieds. Selon Sharon, Arafat se dit favorable à la paix devant les médias. Mais dans l’ombre, il soutient les attentats qui frappent Israël.

Yasser Arafat n’est pas le seul visé par Tsahal. En plus de l’invasion de Ramallah, l’armée israélienne a lancé des attaques contre la plupart des villes palestiniennes. La violence augmente de plus en plus dans les deux camps. Des nouveaux attentats palestiniens contre Israël ont répondu aux raids de Tsahal. Des attaques sont parties du Liban Sud où est basé le groupe armé musulman du Hezbollah qui est un adversaire acharné d’Israël. La réponse de l’aviation israélienne n’a pas tardé.

Les Etats-Unis entrent en piste

P

endant ce temps, la communauté internationale ne faisait pas grand-chose... Tout le monde attendait la réaction des États-Unis. Au début le président Bush s’est montré très complaisant envers Israël. Il a bien sûr lancé des appels au calme. Mais pour le président américain, Yasser Arafat n’avait pas suffisamment lutté contre le terrorisme pour pouvoir revendiquer la paix. Il laissait donc penser que pour lui, Arafat et les siens méritaient leur sort.

Ensuite, les Américains ont commencé à s’inquiéter des conséquences de l’Opération "Mur de Protection". Ils ont eu peur de l’attitude de leurs alliés européens et arabes. Ils craignaient aussi que cette opération israélienne menace la paix dans toute la région. En même temps, les manifestations anti-israéliennes se sont multipliées dans le monde arabe. Et l’Union européenne commençait à évoquer la possibilité de prendre des sanctions économiques contre Israël. Bush a alors demandé à Israël de se retirer. Mais cette intervention du président américain restait encore très modérée.


Photo: Belga

Des paroles mais peu d’actes

D

es témoignages sur la brutalité de l’armée israélienne ont obligé Bush à faire des efforts diplomatiques. En effet, les informations sont difficiles à vérifier mais des massacres auraient été commis par Tsahal dans le camp palestinien de Jénine. Le secrétaire d’État américain Colin Powell a donc été envoyé au Proche-Orient. Il a rencontré Ariel Sharon, mais aussi Yasser Arafat. En se rendant à Ramallah, les Américains voulaient montrer qu’une solution au conflit devait passer par le " raïs " et qu’il ne pouvait pas être isolé politiquement. Pourtant, cette mission menée par Powell n’a donné aucun résultat. Aucun cessez-le-feu n’a été prononcé et l’armée israélienne a continué son "nettoyage".

Le Conseil de sécurité de l’ONU a bien adopté une résolution. Elle affirme que les Israéliens doivent se retirer des territoires sous souveraineté de l’Autorité Palestinienne. Cette résolution prévoit aussi la formation d’une mission d’enquête pour découvrir ce qui s’est réellement passé dans le camp de Jénine.

La paix pour quand ?

A

riel Sharon, lui, louvoie. Mais son but reste le même. Il n’arrêtera son offensive que quand il aura atteint les objectifs de l’opération " Mur de Protection ". Il s’agit de dresser un mur autour des territoires palestiniens. En plus, Sharon veut établir des zones de sécurité de plusieurs kilomètres autour de chaque morceau de territoire palestinien. Et selon Sharon, après cela, il sera toujours temps d’envisager la possibilité de discuter...

Olivier Brouet

 

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS

Mariage forcé
Tradition ou
violence ?


Photo : Belga

En 1998, à Glasgow, les parents de Rehana Bashir ont été mis en prison. Ils avaient drogué et enfermé leur fille pour essayer de l’amener au Pakistan, où ils voulaient la marier à un homme qu’elle ne connaissait même pas.

 

SOCIETE


Français,
Le niveau baisse-t-il ?

Plusieurs études le disent: les élèves de la Communauté française de Belgique maîtrisent mal leur langue maternelle. Les adolescents lisent mal, zappent sur les mots qu’ils ne connaissent pas, ont peu de vocabulaire et une mauvaise orthographe.

Photo:
Jean Luc Flémal


Elections françaises

Le Pen NON, la République OUI

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SPORT

Expédition
Deux Belges perdent le Nord

 

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TEST : AVEZ-VOUS BIEN LU TOUT PARTOUT ?

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