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Français
Le
niveau baisse-t-il ?
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Le
français, un casse-tête pour beaucoup d'élèves.
(Photo: Jean-Luc Flémal)
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Plusieurs études le disent: les élèves
de la Communauté française de Belgique maîtrisent
mal leur langue maternelle. Les adolescents lisent mal, zappent
sur les mots quils ne connaissent pas, ont peu de vocabulaire
et une mauvaise orthographe.
e 24 avril, Christian Dupont, député
socialiste présentait un rapport qui devait servir de document
de travail au gouvernement de la Communauté française
de Belgique. Ce rapport fait une synthèse de différentes
enquêtes parues récemment sur les performances
des étudiants belges francophones en français.
Toutes ces enquêtes concordent. Visiblement,
les résultats en français de ces étudiants
sont médiocres. Il y a un problème.
Lenseignement primaire fournit de bons résultats.
La majorité des élèves de huit ans ont les
résultats que lon attend à cet âge. Vers
9-10 ans, ils sont encore dans la moyenne. Mais cest après
que la situation se dégrade: dans lenseignement secondaire.
Quand on exige deux une compréhension plus fine dun
texte.
En fait les élèves du secondaire ont
généralement une compréhension trop superficielle
du texte. Ils ne comprennent pas le texte en profondeur. Ils ne
parviennent donc pas à en retirer lidée principale,
la morale, à mettre en relation différentes parties
du texte.
Peu de forts, beaucoup de faibles
e plus, il existe un écart important entre les bons et les
mauvais élèves. 30% des élèves ont de
très bons résultats. 44 % ont des résultats
moyens. Et 28 % ont de très mauvais résultats. Lécole
ne parvient donc pas à développer des stratégies
efficaces pour que la majorité des élèves réussissent.
En dautres termes, les élèves faibles qui ne
peuvent pas avoir daide chez eux sont largués. De plus
notre système scolaire écarte les élèves
qui ne suivent pas: les adolescents les plus faibles redoublent,
se retrouvent dans des classes de rattrapage. Les faibles se retrouvent
entre eux. Cette mise à lécart des faibles ne
profite ni aux faibles, ni aux forts.
En effet, on se rend compte que les systèmes qui ont les
meilleurs résultats sont ceux où lenseignement
a un long tronc commun, avec peu doptions. Et où les
faibles côtoient les forts. Comme dans les pays du Nord de
lEurope.
Autre cause de léchec des adolescents: la manière
dont on enseigne le français. Il ny a pas assez de
livres à lécole. On ne privilégie pas
assez lapproche globale dun texte. On enseigne à
part lorthographe, la grammaire.
Quelles solutions ?
ans son rapport, Christian Dupont donne plusieurs pistes de solutions.
Lidée est de cesser denseigner LE français,
mais de commencer à enseigner LES français. On doit
tenir compte des usagers, des discours, des cultures, des registres
de langues
On ne parle pas de la même manière
aujourdhui quil y a dix ans. Et on ne sadresse
pas de la même façon à sa copine quà
son médecin
Une autre solution est denseigner le français suivant
une méthode plus dynamique. Par exemple, comme dans les méthodes
dapprentissage du français comme langue étrangère.
Enfin, il faudrait évaluer plus régulièrement
et plus systématiquement les élèves. Il faudrait
aussi donner aux élèves plus doccasions de lire
dans toutes les disciplines. Enfin, les enseignants devraient avoir
une bonne formation de départ et surtout une meilleure formation
continuée.
Nicolas Simon
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