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Elections présidentielles
françaises
Une
campagne en demi-teinte
Les Français désigneront bientôt leur prochain
président de la République. Ce futur président
sera élu pour cinq ans et non plus pour sept ans, comme c'était
le cas jusqu'ici. Ces élections auront lieu le 21 avril,
pour le premier tour, et le 5 mai pour le second. Les candidats
sont connus depuis quelques semaines malgré les vraies fausses
hésitations des uns et des autres. Selon les sondages, la
campagne électorale ne passionne pas beaucoup les Français,
ni à gauche ni à droite.
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es Français désigneront bientôt
leur prochain président de la République. Ce futur
président sera élu pour cinq ans et non plus pour
sept ans, comme c'était le cas jusqu'ici. Ces élections
auront lieu le 21 avril, pour le premier tour, et le 5 mai pour
le second. Les candidats sont connus depuis quelques semaines malgré
les vraies fausses hésitations des uns et des autres. Selon
les sondages, la campagne électorale ne passionne pas beaucoup
les Français, ni à gauche ni à droite.
Tout le monde le savait. Chirac, président
actuel et Jospin, premier ministre actuel, seront candidats à
la présidence de la République française. Pourtant,
il aura fallu attendre longtemps avant que ces deux principaux candidats
ne se déclarent officiellement. Ni Chirac, ni Jospin n'avaient
sans doute intérêt à commencer trop tôt
leur campagne. Maintenant qu'ils sont officiellement candidats,
ils doivent peu à peu se démarquer de leurs fonctions
actuelles pour se consacrer à la campagne présidentielle.
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Jacques Chirac, actuel Président
de la république française
(Photo: Belga) 
Lionel Jospin, actuel Premier
ministre français
(Photo: Belga) 
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Gauche, droite ?
es électeurs français ne voient plus vraiment la
différence entre la droite (Chirac est RPR)
et la gauche (Jospin est socialiste). 74% d'entre eux pensent qu'entre
les deux principaux camps, il y a plus de sujets d'accord que de
sujets de désaccord. Et la campagne ne va rien arranger.
Déjà, les états-majors de campagne s'accusent
les uns les autres de plagiat
au sujet des principales mesures qui sont promises. Par exemple,
les socialistes français ont été les premiers
à proposer une baisse de l'impôt. Mais le 27 février
à Saint-Cyr-sur-Loire, Chirac, le président RPR sortant
a dévoilé son programme économique.
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Un programme délirant: il propose de baisser les impôts
de 30% en cinq ans, dont 5% la première année du mandat.
En même temps, il promet aussi d'augmenter les budgets des
grands services publics. Suite à ces promesses, Chirac a
reçu pas mal de critiques y compris dans son propre camp.
Pour le reste du programme, politique internationale, sécurité,
effort en faveur de la police, justice et enseignement, les termes
de la campagne sont presque les mêmes. La politique européenne
ne fait pas plus de différence.
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Le troisième homme
l y a d'abord celui que l'on appelle le troisième homme
à l'élection, Jean-Pierre Chevènement, socialiste
d'origine et créateur du Mouvement des Citoyens, un groupe
politique en marge du parti socialiste et proche de la gauche radicale.
Chevènement a été ministre de l'intérieur
dans le gouvernement Jospin avant de faire cavalier seul. Il s'attaque
solidement au président Chirac en grignotant son électorat
à droite.
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D'après les sondages, il recueille 11% des intentions de
vote. Cela en fait un redoutable adversaire. Certains observateurs
verraient bien Chevènement prendre l'avantage sur Chirac
dès le premier tour des élections. Le candidat ratisse
dans tous les sens, à gauche comme à droite, y compris
dans les rangs des anti-européens.
Le candidat du Mouvement des citoyens avait prédit, ne l'oublions
pas, que le passage à l'euro serait une catastrophe...
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Les autres...
l y a aussi les candidats qui déchirent la droite: Alain
Madelin du parti Démocratie Libérale et François
Bayrou de L' UDF.
Le premier vient de l'extrême droite. Démocratie Libérale
critique tout aussi bien Jospin et sa politique au gouvernement
que Chirac et sa présidence. Comme il sait qu'il ne peut
rien pour prendre des électeurs à Jospin, il attaque
Chirac de front. Il parle de tous les sujets qui fâchent l'actuel
président: les affaires, l'impunité du président
de la république, l'insécurité. Le second,
François Bayrou, considéré comme de centre
droit, a réussi à saboter la grande réunion
de toute la droite.
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7000 personnes étaient réunies pour mettre en place
un nouveau parti de droite, l'Union en Mouvement.
Ce nouveau parti devait porter Chirac à la victoire en réunissant
toutes tendances de la droite. Bayrou s'est invité à
ce meeting. Il a déclaré à la tribune : " Si
nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons
plus rien ".
Le tout nouveau mouvement UEM est un échec. A moins d'un
coup de tonnerre au second tour, on voit mal les candidats de la
droite faire front contre Jospin.
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Et les petits
l y a aussi les habitués du scrutin présidentiel
comme Jean-Marie Le Pen, le plus ancien candidat aux présidentielles
françaises. Le Pen reste le principal leader d'extrême
droite. Il pourrait recueillir 10% des voix. Toujours selon les
sondages Arlette Laguiller, candidate d'extrême-gauche pourrait
faire un score honorable avec plus de 6% des votes.
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Quant à Noël Mamère pour les Verts et Robert
Hue pour le Parti Communiste, leurs résultats devraient rester
inchangés.
Voici une campagne aussi passionnante qu'une visite au salon de
l'agriculture pour flatter le cul des vaches !
Nicolas Simon
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