EDITION DE MARS 2002/L'actualité

BELGIQUE

LA UNE
ABX sera finalement vendue


Alimentation
La sécurité alimentaire se cherche


Photo: Flémal

A la fin du mois de janvier, une contamination de lots d’aliments pour bétail a révélé des mauvais fonctionnements de l’Agence fédérale pour la sécurité alimentaire (AFSCA). Suite à ces problèmes, Magda Alvoet, la ministre de la Santé qui est donc responsable de l’Agence, a pris plusieurs mesures.

et aussi …

8 mars
Journée internationale des femmes

Sécurité routière
70 km/h sur les routes secondaires

Brèves nationales
ddd

ETRANGER

Elections présidentielles françaises
Une campagne en demi-teinte


Photo: Belga

Les Français désigneront bientôt leur prochain président de la République. Ce futur président sera élu pour cinq ans et non plus pour sept ans, comme c'était le cas jusqu'ici. Ces élections auront lieu le 21 avril, pour le premier tour, et le 5 mai pour le second.

et aussi …

Asie
Le Népal au bord de la guerre civile

New-York/Porto Alegre
Un seul monde pour deux rêves

Brèves internationales

ddd

EUROPE

Allemagne
L'arroseur arrosé

Eurobrèves

8 mars
Femmes iraniennes en exil

Le 8 mars était la journée internationale des femmes. L'occasion était toute trouvée pour dresser le portrait de Marjane Satrapi et de Sorour Kasmaï. Ces deux femmes iraniennes qui ont fui leur pays se sont installées en Europe. Le mois dernier, elles étaient présentes à la Foire du Livre de Bruxelles pour présenter leurs ouvrages: une bande dessinée pour Marjane Satrapi et un roman Sorour Kasmaï.

Le combat pour les droits des femmes est un combat d'aujourd'hui, partout dans le monde (Photo: Belga)

S

orour Kasmaï a 17 ans lorsqu'elle prend la décision de quitter l'Iran. Elle passe clandestinement la frontière par les montagnes avant de traverser une partie de l'Asie et de l'Europe à cheval, à pied, en voiture, en bus...

Finalement, elle arrive à Paris trois mois plus tard. Marjane Satrapi, quant à elle, n’est encore qu’une adolescente quand ses parents décident de l'envoyer en vivre en Autriche. Ils pensent qu’elle ferait mieux de quitter l'Iran. Au-delà de leur nationalité et de leur exil, Sorour Kasmaï et Marjane Satrapi ont plusieurs points communs. Tout d'abord, elles ont grandi dans une famille d'intellectuels et donc de privilégier dans la société iranienne. Le français était d'ailleurs une des langues parlées chez elles.


Un pays marqué par la révolution

E

nsuite, les deux femmes ont plus ou moins quitté l'Iran à la même période, c'est-à-dire au début des années 1980. A cette époque, ce pays vient de connaître la révolution, qui a été appelée plus tard la "révolution islamique".

En 1979, le shah d'Iran est chassé du pays qui devient alors une "république islamique". Sorour Kasmaï explique le déroulement de ces événements: "Au début, cette révolution n'était pas tragique.



Les Iraniens avaient d'ailleurs placé beaucoup d'espoir dans cette révolution. C'était une sorte de rêve collectif. Mais peu à peu, les événements ont pris une tournure beaucoup plus dramatique."

En effet, des libertés sont supprimées, le port du foulard devient obligatoire pour les femmes, les manifestations sont réprimées, les opposants au régime sont arrêtés…


Une culture aux multiples couches

D

ans ses bandes dessinées Persopolis 1 et Persopolis 2, Marjane Satrapi raconte avec beaucoup d'humour et de tendresse la manière dont elle a vécu ces événements alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. Grâce à la publication de ces ouvrages, elle est d'ailleurs devenue l'auteur des premières bandes dessinées iraniennes.

Marjane Satrapi explique une partie de son secret: "Pour toucher les gens, il faut suivre l'histoire d'individus plutôt que de parler d'un peuple, ce qui est forcément beaucoup plus abstrait. Le fait de raconter des anecdotes, permet aux lecteurs de s'identifier aux personnages. Cela donne aussi la possibilité de souligner les ressemblances entre les individus de différents peuples." Quant à Sorour Kasmaï, elle a choisi le roman pour s'exprimer.

 



"Le cimetière de verre" est une sorte de conte aux aspects très noirs qui reprend une série de mythes et de légendes qui font partie de l'histoire iranienne.

Enfin, Marjane Satrapi et Sourour Kasmaï possèdent un dernier point commun. Malgré le fait qu'elles ont fui l'Iran, elles restent très attachées à la culture et à l'histoire de leur pays d'origine.

Sourour Kasmaï parle d'ailleurs fort bien de cette culture qui est très présente dans son roman: "La culture iranienne est composée de multiples couches superposées. En effet, durant des centaines d'années, notre pays a été envahi par ses voisins et a donc subi de nombreuses influences. A cause de cela, il est très difficile d'être iranien aujourd'hui. Car il faut sans cesse vivre avec toute cette histoire qui est comme un fardeau sur nos épaules".

Anouck Thibaut

"Persepolis 1" et "Persepolis 2", deux bandes dessinées de Marjane Satrapi, édition L'Association

"Le cimetière de verre", un roman de Sorour Kasmaï, édition Actes Sud

 

RESEAU DES
ASSOCIATIONS


Vingt ans …

Et envie de sortir en boîte

Depuis un peu plus de vingt ans, en Belgique, le racisme est puni par la loi. Pourtant, il existe des formes de racisme plus insidieuses, plus quotidiennes, contre lesquelles on ne réagit généralement pas. Ainsi, il est bien difficile d'entrer dans une boîte de nuit quand on est un jeune garçon un peu trop " bronzé ". Le Mrax mène une campagne pour que la loi contre le racisme soit respectée partout. Même dans les boîtes de nuit.

ddd

SOCIETE

Quelle coopération aujourd'hui ?


Photo:JM Corhay/Novo Mundo

8 mars
Femmes iraniennes en exil

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SPORT

Basket
La NBA à l'heure europénne

 

RECREATIF

Un peu de tout
Nouvelles insolites du monde

Le coin de Roger

TEST : AVEZ-VOUS BIEN LU TOUT PARTOUT ?

TEST : CONNAISSEZ L'EURO ?

 

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