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Semaine de la mobilité
Impossible de l'ignorer. Le dimanche 22 septembre dernier, pour
la journée sans voitures, les engins à moteur ont
été priés de rester sagement au garage. Dans
certaines grandes villes, comme à Bruxelles, s'aventurer
sur les routes leur avait même été formellement
interdit. Du moins pour celles dont les conducteurs n'avaient pas
demandé d'autorisation spéciale pour des raisons professionnelles
ou personnelles. Résultat: le chat parti, les souris ont
sorti leur vélo, leur roller, leur trottinette, leur poussette
ou simplement leurs chaussures de marche.
A Bruxelles, cette opération osée est loin d'avoir
fait
l'unanimité. En fait, les avis sont partagés.
D'un côté les gens heureux d'avoir pu, une fois l'an,
profiter de la ville autrement, en toute sécurité
et en toute convivialité. D'autre part, les gens mécontents
d'avoir dû laisser leur fidèle automobile au garage,
ce qui les empêchés de se déplacer comme ils
l'auraient souhaité. Parmi les mécontents se trouvent
aussi certains commerçants comme des restaurateurs qui ont
préféré fermer boutique par crainte d'un manque
de clients.
Mais le fond du problème est ailleurs... Bien entendu, en
ce début de troisième millénaire, il est impensable
de faire machine arrière et de chasser définitivement
les voitures de nos vies. Par contre, ce serait une erreur de ne
pas repenser nos manières de nous déplacer en ville,
mais également à l'intérieur du pays. Parce
qu'autrement, la Belgique, comme les autres états industrialisés
courent
droit à l'asphyxie.
Il faudra repenser tous les moyens de transport: des voitures aux
camions en passant par les transports en commun, les deux roues
et même les bateaux.
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