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Côte dIvoire
Les problèmes continuent, mais les solutions
arrivent
Le jeudi 19 septembre, Bouaké, une ville
au nord de la Côte dIvoire, a été prise
par des soldats rebelles armés. Durant une dizaine de jours,
les rebelles ont continué à prendre dautres
villes. Mais le dimanche 29 septembre, plusieurs pays africains
se sont réunis pour trouver une solution.
Après avoir pris la ville de Bouaké, les soldats
rebelles sont arrivés dans la ville de Korhogo où
ils ont pris le pouvoir. Au cours de la semaine, ils sont descendus
vers le sud du pays. Au fur et à mesure, les rebelles ont
été plus violents et ont pris dautres endroits.
Et la population a commencé à senfuir de chez
elle. Ce sont surtout les étrangers qui habitent en Côte
dIvoire qui ont été évacués.
Mais les rebelles ne leur en voulaient pas en particulier. Ils ont
exprimé leur volonté dêtre réengagés
dans larmée, en montrant leur opposition au gouvernement.
La situation a vite mal tourné. Le Ministre des Sports a
été enlevé et le Ministre
de lIntérieur a été tué.
Des combats ont eu lieu entre les rebelles et les soldats de larmée
du gouvernement qui essayaient de reprendre le pouvoir. Depuis le
début des combats, 270 personnes sont mortes et 300 ont été
blessées.
Le problème des " non-Ivoiriens "
Ce conflit qui oppose des soldats mécontents et le gouvernement
cache un autre problème. En 1999, le général
Gueï, a renversé
le président Henri Konan Bédié. Plus tard,
des élections ont été organisées pour
choisir le président. Cest Laurent Gbagbo qui a été
élu, mais ces élections ne se sont passées
très régulièrement. Un des candidats, Alassane
Ouattara, avait des chances de devenir président. Mais les
organisateurs des élections ont interdit ce candidat parce
que selon eux, il nétait pas vraiment ivoirien.
Ce problème du rejet des " non-Ivoiriens "
touche les habitants du Nord de la Côte dIvoire. Beaucoup
sont venus du Burkina Faso voisin chercher du travail en Côte
dIvoire. Ces Ivoiriens " dadoption "
sont en général mal considérés. Ils
sont pauvres, dorigine étrangère et musulmans
alors que les gens du Sud sont chrétiens. Cette question
joue un rôle dans la situation actuelle. Comme la rébellion
a principalement eu lieu au Nord du pays, le gouvernement a
accusé le Burkina Faso davoir aidé les soldats
rebelles. Le gouvernement du Burkina Faso nest évidemment
pas daccord dêtre accusé de complicité,
ce qui provoque des tensions entre les deux pays.
Trouver des solutions pacifiques
Le 28 septembre, des Burkinabe ont manifesté devant lAmbassade
de la Côte dIvoire à Ouagadougou, la capitale
du Burkina Faso. Ils ont protesté parce que les consulats
burkinabe avaient été attaqués à Abidjan
et Bouaké. Même si les soldats rebelles ont confirmé
quils navaient pas été aidés par
le Burkina Faso, le doute subsiste.
De plus, Alassane Ouattara, lancien candidat se sent menacé.
Il sest réfugié à lAmbassade de
France suite à lassassinat du général
Gueï par des soldats du gouvernement et à lincendie
volontaire de sa maison. Toute la semaine, les troupes militaires
du gouvernement se sont battues contre les rebelles. Les étrangers
ont été ramenés dans la capitale par des avions
militaires. Les combats sont devenus plus importants et risquent
de tourner à une guerre civile.
Une réunion de 15 pays
Pour régler le problème de manière pacifique,
les chefs dEtat des 15 pays de la région ont décidé
de se réunir pour discuter de la situation. Dimanche 29 septembre,
ils se sont réunis à Accra, au Ghana, pour décider
denvoyer environ 4000 soldats pour maintenir la paix en Côte
dIvoire. Le président du Sénégal veut
également rassembler un groupe de dirigeants africains qui
encouragerait le gouvernement ivoirien et les rebelles à
sentendre. Pour que tout rentre dans lordre, le plus
vite possible
Colette Fort
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