LECTURE
Et si on racontait
une histoire de l'immigation
en Belgique
Dans le numéro de juin de LEssentiel, nous
vous annoncions la parution de Et si on racontait
une histoire de limmigration en Belgique, de Marco
Martinello et Andrea Rea.
Voici maintenant une fiche de lecture de ce manuel destiné
aux élèves de la fin du secondaire et élaboré
à linitiative du Ministre-Président du Gouvernement
de la Communauté française.
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e manuel retrace lhistoire de limmigration
en Belgique au cours des 50 dernières années.
Les mouvements de population
ont toujours existé. En 1830, lors de la création
de la Belgique, les industries sont nombreuses. A lépoque,
les migrations se font surtout à lintérieur
du pays. Ainsi, de nombreux Flamands quittent la Flandre pour venir
travailler en Wallonie.
Après la Première Guerre mondiale,
les entreprises belges sont obligées de faire appel à
de la main-duvre
étrangère. Celle-ci vient au départ des pays
proches. Entre 1920 et 1930, 170 000 étrangers arrivent en
Belgique. Mais avec la crise économique des années
30, le gouvernement veut limiter lentrée des étrangers.
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La brochure peut être obtenue gratuitement, sur
demande écrite à
Démocratie ou Barbarie C.A.E.
Boulevard Pachéco 19, bte 0 étage 2/3
bureau 654
1010 Bruxelles.
Tél : 02/210 69 00
Fax : 02/210 69 03
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Besoin de main-duvre dans laprès-guerre
près la Seconde Guerre mondiale, les industries ont besoin
de charbon pour fonctionner.
Mais il ny a pas assez de main-duvre. Le gouvernement
fait donc, de nouveau, appel aux travailleurs étrangers.
En juin 1946, la Belgique et lItalie signent un accord: lItalie
envoie 50 000 travailleurs italiens dans les mines belges.
Le 8 août 1956, au Bois du Cazier à Marcinelle, un
incendie fait 262 morts. Parmi les victimes, 136 sont des Italiens.
LItalie suspend alors lémigration vers la Belgique.
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La Belgique conclut alors de nouvelles conventions
avec lEspagne (en 1956), la Grèce (1957), le Maroc
(1964), la Turquie (1964), la Tunisie (1969), lAlgérie
(1970) et la Yougoslavie (1970).
Mais lindustrie du charbon est en crise. Les travailleurs
immigrés sont employés dans dautres secteurs
comme la métallurgie, la chimie, la construction et les transports.
A la fin des années 60, cest la crise économique.
Le chômage augmente. Le gouvernement refuse de nouveaux permis
de travail.
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Limmigration de 1974 à nos jours
n 1974, le gouvernement décide de stopper limmigration
de travailleurs étrangers.
Les immigrés qui arrivent en Belgique après 1974
sont des ressortissants
des pays membres de lUnion européenne ou des travailleurs
très qualifiés.
Mais aussi des demandeurs dasile et des travailleurs illégaux.
Dans les années 80 et surtout 90, le nombre de demandeurs
dasile a fortement augmenté.
Les étrangers qui nobtiennent pas le statut de réfugié
doivent quitter la Belgique.
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Certains choisissent malgré tout de rester chez nous. Ils
deviennent des "sans papiers" ou des travailleurs illégaux.
Tout au long des années 90, les autorités ont régularisé
chaque année "au
compte-goutte" quelques centaines de "sans-papiers".
En 1998, une jeune demandeuse dasile originaire du Nigéria,
Sémira Adamu, meurt alors que la gendarmerie lexpulse
du pays. Le 22 décembre 1999, le gouvernement belge lance
une grande campagne de régularisation des "sans-papiers".
Aujourdhui, cette procédure nest toujours pas
terminée.
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Le "problème immigré"
out au long de lhistoire, il y a chaque fois eu des tensions
avec les immigrés en cas de crise dans le pays. Un exemple.
Dès 1974, à cause du chômage, les relations
entre les Belges et les immigrés sont tendues, surtout dans
certains quartiers de Bruxelles.
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On dit que les Marocains ou les Turcs, qui sont les derniers venus
ne sintègrent pas.
On disait aussi cela des Polonais dans lentre-deux-guerres,
des Italiens, des Espagnols et des Grecs dans les années
60...
Et si lintégration ne demandait finalement quun
peu de temps ?
Claudia Golin
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