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120 jours de crise


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Le 8 octobre 2007 | |  2 messages


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Plus personne ne l’ignore. La Belgique traverse une crise. Les négociations pour former un nouveau gouvernement durent. Dans ce contexte, ce week-end, des extrémistes flamingants ont défilé à Rhode-St-Genèse, puis à Waterloo. Ils ont réclamé l’indépendance de la Flandre et la mort de la Belgique. Pendant ce temps, à Bruxelles, d’autres manifestants défilaient pour l’unité du pays. Et à la télévision, on parlait… des institutions.


Photo: Belga

Depuis 120 jours, la Belgique est sans nouveau gouvernement. Pourtant, il y a dix jours, l’explorateur Herman Van Rompuy et Joëlle Milquet s’étaient quittés sur une note de «convergences»: la note Milquet-Van Rompuy. Le Roi avait alors renommé Yves Leterme formateur. On pensait que le nouveau gouvernement n’allait plus tarder. La note Milquet-Van Rompuy avait été gardée secrète. Pour laisser aux partis partenaires de l’Orange bleue (libéraux et sociaux-chrétiens), le temps de transformer cette note en un accord de gouvernement. Pour éviter aussi les retours en arrière et les annonces spectaculaires. Mais il y a eu des fuites et cette note a été publiée. Quel effet cela aura-t-il sur les négociations ? Et surtout sur le principal parti flamand, le CD et V? Le CD et V va-t-il accepter en public ce qu'il a accepté pendant les négociations ? Ou va-t-il au contraire durcir à nouveau ses positions ? En tout cas, ce lundi après-midi, les partis de l’orange bleue se sont remis au travail. Au programme le dossier immigration.

Manifs

Avec cette crise qui dure, les extrémistes sont de retour. Ils voudraient bien profiter du vide du pouvoir pour faire entendre leurs revendications de toujours. Ainsi, ce dimanche, 350 extrémistes flamands ont manifesté à Rhode-Saint-Genèse, une commune à facilités, puis à Waterloo. 17 parlementaires du Vlaams Belang, le parti indépendantiste d'extrême droite, faisaient partie du cortège.  Un des manifestants dit : « On voit que ça ne marche pas. C'est le moment crucial pour réclamer l'indépendance de la Flandre. La solution, c'est de séparer Flamands et Wallons ». « Nous trouvons déjà que nous ne vivons pas dans le même pays », confirme un député du Vlaams Belang, qui espère « que la crise actuelle sonnera la fin de la Belgique.»

Comme d’habitude, les manifestants ont défilé avec les drapeaux de la Flandre : un lion noir sur fond rouge. Ils ont répété les slogans : "Que la Belgique crève!", "Rats wallons, pliez bagages!".

Ces manifestants viennent du "Voorpost" et de la Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond (Association des étudiants catholiques flamands). Ces mouvements extrémistes flamands revendiquent depuis toujours l'indépendance de la Flandre. Il y a plus de vingt ans, des extrémistes flamands défilaient déjà dans les Fourons. Ils réclamaient la fin des facilités pour les francophones.

Ce dimanche, les manifestants voulaient planter un drapeau flamand sur la butte du lion de Waterloo. Mais des policiers les ont gardés à distance. Il y a eu quelques incidents. Mais la situation s'est calmée quand le bourgmestre, qui avait interdit la manifestation, a finalement permis à une délégation de passer. Cette délégation a planté deux drapeaux flamands dans un champ près de la Butte du Lion.

Au même moment, une centaine de manifestants défilaient dans le centre de Bruxelles pour défendre l’unité du pays. Ils portaient des autocollants «Touche pas à ma Belgique ! »

Et débats

A l’émission « Mise au point » de ce dimanche, on parlait aussi… des institutions belges. Brigitte Grauwels, la secrétaire d'Etat CD et V de Bruxelles a fait une proposition-choc. Elle a proposé que tout le Brabant devienne bilingue. Comme Bruxelles. Elle s’est adressée aux bourgmestres du Brabant wallon pour voir s'ils acceptaient que leurs communes deviennent officiellement bilingues. Les quatre partis francophones se méfient beaucoup de cette proposition… Ils trouvent en tout cas qu’elle arrive à un bien mauvais moment.  C’est probablement  un piège pour supprimer les facilités accordées aux francophones dans six communes flamandes de la périphérie de Bruxelles. 120 jours après les élections, la Belgique est donc toujours en crise et attend un nouveau gouvernement.

Nicolas Simon


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