Belgique : troisième voie ?


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Le 29 janvier 2007 |


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Une nouvelle réforme de l’Etat belge ? Certains disent que c’est indispensable. D’autres n’en veulent pas. Certains ont peur que la Belgique n’existe plus après cette réforme. D’autres disent qu’il ne faut pas en faire un drame. C’est surtout en Flandre que l’on réclame plus d’indépendance. Notamment les partis extrémistes extrémistes personnes qui ont des positions extrêmes, très dures, sans tolérance mais pas seulement. Par exemple, le CD &V, le parti social-chrétien d’Yves Leterme, le ministre-président flamand, veut lui aussi mettre cette question sur la table.

En Wallonie, on ne demande pas cette réforme. On pense que les questions économiques et sociales sont plus importantes.
Le plus souvent, le Roi et le Premier Ministre ne donnent pas clairement leur avis à propos de ce sujet qui fâche. Ils ont un devoir de réserve. Cette année, lors de la réception de Nouvel An au Palais Royal, on attendait le discours du Roi. L’année dernière, Albert II avait condamné « un séparatisme feutré ». Mais cette année, le Roi a surtout parlé des cinquante ans de l’Union européenne. A la fin de son discours, il a quand même fait une allusion à la réforme de la Belgique.

Il a encouragé notre pays à être un bon exemple pour l’Europe en réalisant "l’union dans la diversité".

Mais la surprise est venue du discours de Guy Verhofstadt. Notre Premier Ministre, libéral flamand, a affirmé que la réforme de l’Etat est indispensable. Il a lancé l’idée d’une troisième voie. Entre séparatisme et immobilisme. C’est-à-dire une Fédération belge qui donne encore plus de pouvoirs aux Régions mais qui garde l’unité du pays. Ce discours fait des vagues au gouvernement. En effet, le Premier Ministre n’avait pas dit à tous ses vice-premiers ministres qu’il défendrait cette position. Le libéral Didier Reynders était au courant. Pas la socialiste Laurette Onkelinx. Or, les présidents des partis francophones s’étaient rencontrés pour parler d’une seule voix dans les futures discussions sur la réforme de l’Etat. Mais les élections sont pour bientôt. Et pour marquer des points, Verhofstadt, libéral flamand, a défendu une opinion répandue en Flandre. Dans cette affaire, Verhofstadt a obtenu l’appui du MR MR Mouvement Réformateur , parti libéral francophone. Du coup, face aux exigences des Flamands, les francophones sont aujourd’hui bien divisés.


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