Combats pas si dépassés


 Articles
Le 1er janvier 2005 | |  1 messages


Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Photo : Belga

On s’est souvenu fin 2004 des 30
ans de la loi Veil. Cette loi dépénalise l’IVG en France, au début de la grossesse. C’est Simone Veil,
alors ministre de la Santé qui a défendu ce projet de loi. Elle
a dû faire face aux insultes machistes, vulgaires, et même antisémites.
Elle a défendu son projet avec courage et constance.

La loi Veil a été adoptée le 29 novembre 1974, après
des débats très mouvementés. Et avec une période
probatoire de cinq ans. Elle a été reconduite définitivement
en 1979.

La loi Veil a été une véritable révolution.
On estime qu’avant 1975, entre une et dix femmes mouraient tous les jours
en France, des suites d’un avortement clandestin. Des associations féministes,
des personnalités comme Delphine Seyrig, Jeanne Moreau, l’avocate
Gisèle Halimi... et aussi des hommes dénonçaient l’hypocrisie
de cette situation. Un des arguments de Simone Veil était d’ailleurs : « Comme
les femmes avortent quand même, autorisons l’IVG à certaines
conditions. Cela permettra d’éviter des drames. » La loi
Veil a délivré les femmes du risque de mourir en avortant. Elle
leur a donné le droit de disposer de leur corps. De choisir de faire
un enfant ou non.

Trente ans plus tard, après plusieurs réformes,
l’avortement
est réellement devenu un droit pour les douze premières semaines
de grossesse. Il reste bien quelques obstacles. Par exemple, certains hôpitaux
manquent de place, comme par hasard. Certains pharmaciens refusent de délivrer
gratuitement la pilule du lendemain... Mais l’anniversaire de la loi
Veil montre que le malaise autour de l’avortement reste réel encore
aujourd’hui. En effet, l’avortement « pour motif médical » au-delà du
délai de douze semaines a été limité. Depuis 1994,
les femmes qui veulent avorter pour ces raisons doivent demander l’autorisation
de centres spécialisés. Ceux-ci décident donc à leur
place quelles maladies justifient ou non l’avortement qu’elles
demandent.

Les femmes ne seraient-elles donc pas capables de décider
seules si elles sont prêtes ou non à accepter de mettre au monde
un enfant atteint de certaines maladies ?


Version imprimable de cet article Version imprimable Réagir

Vos commentaires

  • Anaïs

    Le 7 mars 2005 à 16:16

    je pense que les femmes ont le droit de décider de leur corps et si elles doivent avoir un enfant ou non. Cette loi a libéré énormément de femmes et je pense que c’est dommage que dans certains pays ce droit n’est pas accepté par les gouvernements ! Qu’y a t-il de plus affreux pour une mère d’accepter par un force un enfant qu’elle ne pourra pas aimer de la même façon que si elle l’avais désirer et de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins ?

    Répondre à ce message

Un message ?


Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Sondage


Pour vous, défendre les droits humains aujourd’hui, c’est

Newsletter

Restez informé, inscrivez-vous à notre newsletter, c'est gratuit et utile !

Facebook

L'Essentiel

Editeur responsable

19, Avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique
Joëlle Van Gasse
19, avenue des Alliés
6000 Charleroi
Belgique

Rédactrice en chef : Lydia Magnoni
Secrétaire de rédaction : Thierry Verhoeven
L'ESSENTIEL L'information simple comme bonjour
Les photos et illustrations sont la propriété exclusive de leurs auteurs respectifs © Tous droits réservés.
Journalessentiel 2018 .
Squelette et Graphisme par Banlieues asbl

L'Essentiel est une production de la FUNOC.


L'Essentiel est réalisé avec l'appui du SAJ, dans le respect des droits d'auteur.


Avec le soutien de