En avant vers la voie médiane


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Le 1er avril 2006 |


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Elections législatives en Israël, le 28 mars dernier. Kadima,
le parti centriste du premier ministre Ehud Olmert l’a emporté.
Mais il va devoir chercher de nombreux partenaires pour former un gouvernement,
une
coalition, nécessairement
fragile, de partis disparates.


Photo : Belga

Les élections législatives israéliennes du 28 mars dernier
ont vu la victoire de Kadima (« En Avant ! »). Kadima est le parti du
premier ministre sortant, Ehud Olmert. Il fait une remarquable avancée
et décroche 28 des 120 sièges de la Knesset. L’Avoda, parti
travailliste, emmené par Amir Peretz, maintient sa représentation
parlementaire. Il arrive en deuxième position avec 20 sièges. Le
Likoud de Binyamin Netanayahou, dont la plupart des membres de Kadima viennent,
s’effondre. Il n’arrive qu’en cinquième position avec
11 élus. Il est battu de deux sièges par le parti Shas (parti religieux)
et d’un siège par Notre Maison Israël, un parti russophone d’extrême-droite. Ce parti dirigé par Avigdor Liebermann,
réalise une percée inquiétante et attendue.

L’autre grand gagnant de ce scrutin, c’est l’abstentionnisme.
Seulement 63% des électeurs se sont déplacés. C’est
le taux taux pourcentage, partie d’un ensemble le plus bas de la jeune histoire d’Israël. Pour le professeur
Avraham Dskin, chargé d’organiser un sondage pour le compte de la
Commission électorale, ce taux d’abstention montre « un manque
de confiance à l’égard du processus électoral et de
la démocratie ».

Une coalition coalition alliance entre plusieurs groupes disparate

Pour former son gouvernement, Ehud Olmert va devoir sortir sa calculette
et chercher des alliés Alliés Les pays qui se sont mis ensemble pour combattre l’Allemagne , naturels et de circonstance. Le partenaire le plus évident
est le parti travailliste. Mais si on additionne les voix des deux partis, on
n’a pas une majorité suffisante. Une coalition à deux aurait
du mal à tenir. Il va donc falloir former une coalition avec d’autres
partis. Comme le surprenant Parti des retraités qui a récolté sept
sièges, mais aussi le Shas, le Parti orthodoxe de la Bible (six députés)
ou encore le parti Meretz (pacifistes de gauche) qui compte quatre élus.
Ce qui unit cette coalition faite de bric et de broc ? Le fait de pouvoir s’entendre
sur la politique à mener face à la question palestinienne. En fait,
le parti Kadima a axé l’essentiel de sa campagne sur cette question.
Au point que certains ont parlé d’un référendum déguisé.
Dans ce domaine, Ehud Olmert a d’ailleurs repris le flambeau d’Ariel
Sharon. Il a succédé à celui-ci à la tête du
gouvernement en janvier dernier. Quand Ariel Sharon, alors premier ministre,
est tombé dans le coma (état lequel il est encore à ce jour).

Kadima et la question palestinienne

Kadima défend l’idée d’un retrait partiel des territoires
palestiniens occupés. Son analyse est la suivante. Le rêve d’un
grand d’Etat d’Israël, qui engloberait tous les territoires
occupés est impossible. Impossible et dangereux. Dangereux, parce qu’à terme,
la population juive y serait moins nombreuse que la population arabe. Celle-ci
connaît une croissance démographique plus rapide. D’où l’idée
de se retirer en partie, de rendre une partie des territoires de Cisjordanie
et de Gaza aux Palestiniens et de démanteler des colonies juives installées
dans ces territoires. En d’autres termes, Kadima défend une position
de repli derrière des frontières plus sûres et sur des territoires
plus homogènes dans la composition de sa population. Une position basée
sur le principe du chacun chez soi et Israël à l’abri derrière
un immense mur dont Ariel Sharon a commencé la construction. Cette idée
a visiblement fait mouche. Pour Itzhak Katz, directeur d’un institut de
sondage israélien, la campagne a été marquée par
un recul des idéologies. « Les Israéliens ne s’enthousiasment
plus pour la politique comme par le passé. Ils aspirent à vivre
le plus normalement possible et, au final, ils voteront pour celui qui leur apportera
la paix, même s’il faut pour cela abandonner les colonies ».

Reste à se demander si cette idée séduira les Palestiniens.
Le plan de retrait israélien ne leur laisse que des territoires morcelés
et qui ne sont pas viables sur le plan économique. Ces Palestiniens ont
porté au pouvoir le Hamas, un parti islamiste islamiste qui veut appliquer les lois religieuses de l’islam au fonctionnement de l’Etat et à toute la société. radical qui a été à la
base d’innombrables attentats sur le territoire israélien…

Olivier Brouet


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