Le temps des codes


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Le 1er juin 2006 | |  1 messages


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Après le roman, voici le film ! “Da Vinci Code” est sur
toutes les langues. Les fans n’hésitent pas à se rendre à Paris
et Londres sur les traces des deux héros du roman. Mais les spécialistes
signalent les erreurs grossières laissées par l’auteur.
L’Eglise, elle, appelle au boycott et l’Opus Dei réagit.

Partout. Elle est partout, la couverture rouge du roman “Da Vinci Code” présentant
le visage de la Joconde. Entre les mains des passagers de bus ou de métro.
Et à la Une des journaux depuis la sortie du film tiré du livre.
Impossible d’y échapper. L’histoire commence en mars 2003,
lors de la sortie aux Etats-Unis d’un roman intitulé “Da
Vinci Code”. Son auteur, Dan Brown, ne se doute pas de l’effet
que va provoquer son roman de 600 pages. En trois ans, le best-seller est
traduit en 44 langues et vendu à plus de 40 millions d’exemplaires
partout dans le monde.

Grand bruit

Mais qu’y a-t-il dans ce “Da Vinci Code” ? Ce n’est
pas un chef-d’oeuvre littéraire. Mais beaucoup de lecteurs se
passionnent jusqu’aux dernières pages. Le roman doit surtout son
succès à l’histoire et à son mystère. L’histoire
est celle de Robert Langdon, un professeur américain spécialisé dans
les symboles symboles Personnes ou choses qui représentent bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple. religieux, et de Sophie Neveu, une cryptologue française.
Leurs chemins se croisent lorsque Jacques Saunière, le conservateur
du musée du Louvre, également grand-père de Sophie, est
trouvé assassiné dans le fameux musée parisien. L’homme
a laissé derrière lui une série de codes. Les deux héros
veulent déchiffrer ces codes. Ceux-ci les mèneront au secret
du Saint-Graal. Selon le “Da Vinci Code”, voilà ce secret
que l’Eglise cache depuis 2 000 ans : l’union entre Jésus
et Marie-Madeleine. Ils auraient eu une fille ensemble. De nos jours, il y
aurait encore des descendants de Jésus et de Marie-Madeleine. Tout cela
serait possible grâce à la protection d’une société secrète
du nom de « Prieuré de Sion ». Des grands noms
de l’histoire, tels que Léonard De Vinci, auraient fait partie
de ce « Prieuré de Sion ».
Pas étonnant qu’avec cette histoire d’enfant de Jésus, « Da
Vinci Code » ait fait tellement de bruit. Pas étonnant que
l’industrie du cinéma se soit intéressée au livre.
C’est l’américain Ron Howard qui a réalisé le
film qui sort sur nos écrans. Les acteurs du films sont très
célèbres. Dans les rôles principaux, il y a Tom Hanks,
le chouchou des Américains, et Audrey Tautou, l’héroïne
d’Amélie Poulain. Cette adaptation hollywoodienne a coûté 125
millions de dollars. Il a même fait l’ouverture du Festival de
Cannes 2006. Les critiques de cinéma n’ont pas beaucoup aimé le « Da
Vinci Code », pourtant très attendu. Par contre, le film
a battu tous les records d’entrée aux quatre coins du monde.

Voyages et critiques

Le succès autour du « Da Vinci Code » est si
grand que des voyages sont organisés sur les traces des héros
du livre. Devant les grands monuments de Paris ou de Londres, de plus en plus
de touristes se promènent avec le « Da Vinci Code ».
Pourtant, beaucoup repartent déçus après avoir constaté que
certains choses décrites dans le roman ne sont pas la réalité.

Les fans du « Dan Vinci Code » ne peuvent pourtant pas
dire qu’ils n’ont pas été prévenus. En effet,
dès la sortie du roman, de nombreux spécialistes ont signalé les
erreurs du roman. Le « Prieuré de Sion », par
exemple, n’existe pas depuis le 11e siècle, mais bien depuis la
fin des années 1950. De plus, l’idée d’une descendance
de Jésus qui existerait encore aujourd’hui semble surréaliste.
Des dizaines de livres, de CD et de DVD, sont sortis pour prouver qu’il
y a beaucoup d’erreurs dans le « Da Vinci Code ».

L’Eglise a également très mal pris le livre de Dan Brown.
Elle a d’ailleurs appelé les catholiques à ne pas lire “Da
Vinci Code” et à ne pas aller voir le film. Le « Da
Vinci Code » s’attaque particulièrement à l’Opus
Dei. Ce groupe catholique a réagi aux accusations lancées par
Dan Brown. En même temps, l’Opus Dei profite de l’occasion
pour lancer une grande campagne de communication. On reproche, souvent, à l’Opus
Dei d’aimer les secrets. Elle profite donc du « Da Vinci Code » pour
se faire connaître. Que de remous autour du “Da Vinci Code”,
qui au fond n’est rien d’autre qu’un roman…

Céline Teret


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Vos commentaires

  • Abdul

    Le 11 mars 2012 à 16:24

    Monsieur,c’est en tant qu’e9tudiant de Sciences Po et participant e0 la souilatmin que je vous re9ponds. Bien sfbr, maintenant que vous savez cela, puisque vos ide9es m’ont l’air bien arreate9es, vous cesserez sans doute de me lire ou de me lire de fae7on objective, ce qui revient au meame.Dans le cas contraire, laissez-moi vous dire ceci.Les e9tudiants n’ont estime9 e0 aucun moment eatre des professionnels, des cracks , des tueurs . Ils ont essaye9 de faire de leur mieux pour correspondre aux positions des pays qu’ils repre9sentaient. Chaque e9tudiant est conscient des limites de la porte9e de ce qui a e9te9 fait ici ; mais il espe8re since8rement que les scientifiques/chercheurs qui se pencheront sur l’accord, les notes, les position papers, les ne9gociations, pourront en tirer quelque chose d’utile.Quand au choix du Monde d’en parler, je ne peux le justifier e0 leur place. Mais il me semble que la souilatmin a e9te9 de bonne qualite9 et que les e9tudiants ont fait de leur mieux pendant ces cinq jours.Ils ont de9battu, ne9gocie9, e9change9, ils ont peu dormi, beaucoup espe9re9, tant l’identification a e9te9 forte. Et dans la nuit de vendredi, quand il s’est ave9re9 que tout le travail devait eatre repense9, ils se sont remonte9s les manches et ont planche9 jusqu’e0 10 heures le lendemain.Alors, oui, ils ne changeront pas le monde, mais pendant ces cinq jours, ils ont fait leur maximum pour s’acquitter de leur modeste mission. Et vous, cette semaine, qu’avez-vous fait pour la plane8te ? Mange9 un steak hache9 frites en regardant Thalassa ?

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