Mauvais procès


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Le 1er janvier 2006 | |  1 messages


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En décembre dernier, deux médecins, une psychologue et une infirmière
ont été poursuivis pour avoir avorté une jeune fille de
quatorze ans. Quinze ans après la loi Lallemand Michielsen, on comprend
mal un tel procès. Le droit des femmes à disposer de leur corps
serait-il remis en cause aujourd’hui ?

En Belgique, l’IVG est autorisée à certaines conditions depuis
1990. C’est la loi Lallemand-Michielsen qui a autorisé l’avortement
et fixé les conditions dans lesquelles on peut le pratiquer. Un médecin
ne peut pratiquer l’avortement que dans les quatorze premières semaines
de grossesse. Il doit aussi laisser un délai de réflexion de six
jours à la femme qui demande un avortement.

Dans le cas jugé à Bruges, la très jeune fille qui demandait
l’IVG était dans un grand état de détresse. Elle avait
caché sa grossesse à ses parents. Elle n’en voulait absolument
pas. Elle menaçait d’avorter elle-même ou de se suicider.
Elle avait tardé avant de s’adresser au planning familial d’Ostende.
On était presque hors des quatorze semaines. L’équipe du
planning d’Ostende a donc décidé d’intervenir sans
tarder. C’est-à-dire sans respecter le délai de réflexion
de six jours prévu par la loi.

Le Parquet de Bruges a porté plainte contre l’équipe du planning.
Prétexte, mauvais procès, disent les plannings familiaux. Ceux-ci
prennent en charge78 % des 12 000 IVG pratiquées en Belgique. Avec des
moyens qui n’augmentent pas Ils sont inquiets. Ils ont manifesté pour
que le droit à la contraception et à l’avortement restent
des droits. Les luttes perdues sont celles que l’on abandonne.


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Vos commentaires

  • Armand

    Le 6 septembre 2007 à 22:36

    la pauvre fille, elle ne mérite certainement pas ça...
    mais il n’en demeure pas moins que les médecins ont tué un innocent, ce qu’on appelle un meurtre. Le massacre des juifs au Troisième Reich, ne nous apprend-il pas justement qu’il ne suffit pas qu’un pouvoir politique, même "démocratiquement élu", permette un crime pour que le crime ne soit plus un crime ? Même Simone Veil est d’accord pour dire que l’enfant conçu est un être humain. Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui !

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