Pour l’égalité, contre les violences


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Le 5 mars 2007 |


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Depuis 1977, l’Organisation des Nations Unies invite tous les Etats membres à célébrer une Journée internationale des Femmes, le 8 mars. Cette journée est là pour rappeler les luttes des femmes. Mais c’est aussi l’occasion de réfléchir sur les progrès qui restent à faire.


Photo : Belga

 

Le 8 mars de l’Onu ONU Organisation des Nations Unies, presque tous les Etats du monde sont à l’ONU, En principe, l’ONU défend le droit international, la sécurité et la paix. est en quelque sorte la reconnaissance officielle du long combat des femmes pour l’égalité. Ce combat est encore aujourd’hui toujours à mener. Et les réalités de ce combat sont parfois bien différentes.

Ici

Dans nos sociétés, l’égalité de salaire entre hommes et femmes est reconnue. Sur le papier. Mais la réalité est parfois bien différente. Qui est responsable ? Evidemment, l’entreprise a sa part de responsabilités. Est-ce que l’entreprise favorise la formation et la promotion des femmes ? Ou les femmes ont-elles seulement accès aux postes les moins bien payés ? Mais ce problème dépasse l’entreprise. Les femmes occupent souvent les postes à temps partiel. Avec évidemment, un salaire partiel. De plus, les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans les métiers moins bien payés : l’enseignement, le nettoyage, les soins de santé, le social. Et ce n’est pas tout. L’inégalité de salaire dépasse le problème de l’emploi ou de la formation. Pour pouvoir se former ou accepter un emploi plus intéressant mais plus loin de chez elle, la femme doit pouvoir faire garder les enfants. Il faut donc assez de crèches ou de garderies. Si la femme franchit tous ces obstacles, elle risque de se cogner au « plafond de verre ». Cela veut dire que, malgré un bon parcours scolaire et une bonne formation, la femme a beaucoup moins de chances qu’un homme d’arriver à un poste à responsabilités.

Chez nous donc, des associations de femmes militent pour une véritable égalité économique. Mais les associations de femmes sont aussi pour la solidarité internationale. Car ailleurs, les femmes vivent des réalités bien plus dramatiques.

Ailleurs : Ciudad Juarez, lieu de toutes les violences

Si une ville dans le monde peut être le symbole symbole Personne ou chose qui représente bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple des violences faites aux femmes, c’est Ciudad Juarez. Ciudad Juarez est une ville du Mexique à la frontière avec les Etats-Unis. La ville vit dans la violence : délinquance en tous genres, trafic de drogue. Depuis 1993, 1.000 femmes ont disparu à Ciudad Juarez et 400 ont été retrouvées mortes, souvent mutilées et violées. Dans la plus grande indifférence. Depuis quelques années, des associations de femmes et Amnesty International demandent de véritables enquêtes sur les crimes de Ciudad Juarez.

Beaucoup de ces femmes assassinées vivaient dans des bidonvilles. Début des années 1990, de grandes entreprises étrangères ont créé des usines d’assemblage à Ciudad Juarez. La ville est devenue un centre industriel et commercial important. La main d’œuvre est venue des régions pauvres du pays. Ce sont surtout des femmes, métisses ou indiennes, qui travaillent dans les usines. Elles sont très peu payées et n’ont pas de vrais droits syndicaux. Ces femmes sont donc particulièrement victimes de la violence économique mais aussi de violences conjugales dans une société encore très machiste.

Thierry Verhoeven

Plus d’infos

Voir l’article de L’Essentiel
Règlement de compte à Ciudad Juarez


A voir et à lire

Réalités
La ville qui tue les femmes, enquête à Ciudad Juarez par Jean-Christophe Rampal et Marc Fernandez, paru en 2005 chez Hachette Littératures
Les 2 auteurs ont fait un site étonnant :
http://www.lacitedesmortes.net

Et fictions
Un album de bande dessinée raconte la violence de Ciudad Juarez. C’est Luchadoras, écrit et dessiné par Peggy Adam. C’est l’histoire d’une rencontre entre Alma, une jeune mexicaine, et Jean, un touriste français de passage dans la ville. Alma est battue par son compagnon. Sa rencontre avec Jean est pour elle, l’occasion de se libérer. L’album montre, à sa manière, les violences conjugales, sociales et économiques dont sont victimes les femmes de Ciudad Juarez. Paru en 2006, l’album avait été sélectionné au Festival d’Angoulême de 2007.

Luchadoras par Peggy Adam aux Editions Atrabile


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