Premier anniversaire des émeutes dans les banlieues françaises


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Le 30 octobre 2006 |


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Plusieurs centaines de personnes ont défilé cette semaine à Clichy-sous-Bois, en mémoire de deux jeunes, électrocutés, il y a un an. Ces deux jeunes s’étaient réfugiés dans un transformateur électrique au cours d’une poursuite avec des policiers. Ce drame avait déclenché un peu partout en France des violences urbaines : les plus importantes agitations en France depuis mai 1968. Tout avait commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, avec la mort des deux adolescents. Les mouvements de rue avaient commencé dans la soirée : affrontements avec la police, jets de pierres, incendies criminels. Ils avaient rapidement tourné à l’émeute. Les violences avaient ensuite gagné plusieurs banlieues pauvres dans toute la France : Rouen, Dijon, Marseille, Montbéliard, Lille, Toulouse, Strasbourg, Pau… Le Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy (UMP), avait même déclaré l’état d’urgence. Les violences avaient duré trois semaines. Le bilan est lourd : 9000 voitures incendiées et 200 millions d’euros de dégâts dans les bâtiments publics.

Aujourd’hui, un an après, on peut dire que ces émeutes ont laissé des traces dans la société française.

Ces violences ont mis en cause la politique d’intégration en France. Les cités sont de véritables ghettos, où sont parqués les plus pauvres et les immigrés. Elles n’existent pas ou peu dans d’autres pays qui accueillent beaucoup d’immigrés. On s’interroge aussi sur la politique du Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. On promet de s’occuper du problème des banlieues.
Mais un an après, qu’est ce qui a changé dans les banlieues ? Le calme est revenu, ou à peu près. Les choses ne vont pas mieux, mais elles vont moins mal. La politique de fermeté de Sarkozy ne donne pas de grands résultats. La situation reste tendue. Récemment encore, il y a eu des agressions contre la police, des bus incendiés.
Il y a quelques jours, un élu socialiste des banlieues se demandait : "Qu’est-ce qu’on fait pour que Clichy n’ait pas trois fois plus de chômeurs que partout en France (...) pour qu’on ne mette pas plus qu’une heure et demie pour aller travailler à Paris ou à Roissy ?"
Une façon de rappeler que lutter contre la violence dans les banlieues, ce n’est pas seulement y envoyer plus de policiers. Et que lutter contre l’exclusion, ce n’est pas lutter contre les exclus…


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