En finir avec la peine de mort


Le 1er novembre 2019 | Mise en ligne : Lydia Magnoni
Auteur : Lydia Magnoni

Le CAL CAL Centre d’Action laïque de Charleroi consacre un cycle d’activités à l’abolition de la peine de mort. Au centre de ce cycle : 3 expositions : « Fenêtres sur le couloir de la mort » « Pourquoi il faut abolir abolir supprimer une loi la peine de mort » et « La peine de mort en affiches ». Ces trois expositions sont accessibles jusqu’au 6 décembre.


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La peine de mort est abolie dans deux tiers des pays du monde en droit ou en pratique. Elle reste pourtant prévue dans les textes de lois de 55 pays. Dans ces pays, on continue donc à condamner à mort pour certains actes jugés graves. Mais toutes les condamnations à mort ne sont pas exécutées. Aujourd’hui, la tendance dans le monde est de moins appliquer la peine de mort. Malgré cela, d’après un rapport d’Amnesty International, en 2016, on a encore exécuté des prisonniers dans 23 pays du monde. La peine de mort est encore utilisée dans des pays comme la Chine, l’Iran, l’Arabie-Saoudite, le Pakistan ou encore les États-Unis. (voir notre infographie)

Jamais une bonne solution

Et même dans les pays où la peine de mort est abolie, certains voudraient la rétablir. Des partis jouent sur la peur et l’émotion après des drames comme les attentats terroristes ou des crimes de sang. Ils remettent en cause l’interdiction de la peine de mort. Et ces partis, notamment les partis d’extrême droite progressent en Europe : le Vlaams Belang Vlaams Belang nouveau nom du Vlaams Blok, parti d’extrême droite flamand en Belgique, le Rassemblement National de Marine Le Pen en France, ...
La crise non plus n’arrange pas les choses. Certains voudraient rétablir la peine de mort pour des raisons économiques, à cause de l’idée qu’ils se font de ce que coûte un prisonnier.
Certaines personnes autour de nous, y compris des jeunes, pensent encore que la peine de mort est justifiée. Les expositions du CAL CAL Centre d’Action laïque veulent montrer qu’il faut en finir pour de bon avec la peine de mort car elle n’est jamais une solution. « Il ne faut pas confondre vengeance et justice, et la peine de mort ne fait qu’aggraver l’injustice » , disait le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

« Pourquoi il faut abolir abolir supprimer une loi la peine de mort » et « La peine de mort en affiches »

Amnesty International s’oppose totalement et sans conditions à la peine de mort. Depuis le Congrès de Stockholm, en 1977, Amnesty International se bat pour l’abolition mondiale de la peine de mort.
« Pourquoi il faut abolir la peine de mort » est une exposition d’Amnesty aux élèves et au grand public. En 13 panneaux, l’exposition fait l’état des lieux de la peine capitale dans le monde. Elle veut donner des arguments pour défendre l’abolition de la peine de mort dans tous les pays du monde. Car la peine de mort est un assassinat étatique, un homicide volontaire et prémédité. Elle ne se justifie jamais.
« Pourquoi il faut abolir la peine de mort » et « La peine de mort en affiches » sont deux expositions réalisées en partenariat entre Amnesty International, le CAL Liège & Territoires de la Mémoire.

L’exposition Fenêtres sur le couloir de la mort

Patrick Chappatte, dessinateur de presse et Anne-Frédérique Widmann, journaliste sont à l’origine de l’exposition Fenêtres sur le couloir de la mort.
L’exposition « Fenêtres sur le couloir de la mort », c’est deux regards sur la peine de mort : des regards de l’intérieur des murs des prisons et des regards du dehors.
Les regards de l’intérieur des murs des prisons sont des dessins de prisonniers qui attendent leur exécution dans le couloir de la mort. Ils ont été réalisés par des condamnés à mort dans différents États américains (Texas, Californie, Georgie, Caroline du Nord, Arkansas, Kansas, Pennsylvanie, et Tennessee). Ces dessins racontent leur vie quotidienne et la réalité de la prison.

Les regards du dehors sont des caricatures de célèbres dessinateurs de presse américains. Ces caricatures montrent le débat violent sur la peine capitale aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis sont une des rares démocraties industrielles, avec le Japon qui appliquent la peine capitale. La majorité des Américains approuvent la peine capitale. Mais on commence peu à peu à la remettre en question. Notamment à cause d’erreurs judiciaires, que l’on a découvert depuis les progrès des tests ADN. Ou encore parce qu’on a constaté que la couleur de la peau des suspects influence souvent les jugements criminels. Tous ces éléments relancent le débat sur la peine de mort aux États- Unis. L’exposition amène à réfléchir sur le racisme et les inégalités face à la loi aux États-Unis.
Une animation est proposée à la demande par la cellule animation du CAL Charleroi. Cette animation « Murder Party » est un jeu de rôle grandeur nature qui permet de réfléchir ensemble à la peine de mort.

La carte des pays où il y a encore la peine de mort
Page Facebook de l’exposition


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