Les centres fermés en Belgique


 Articles |  Trouver porte close >  Cahiers Le 16 janvier 2022 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven

Les personnes sans-papiers peuvent être enfermées dans des centres avant d'être expulsées du pays. Elless n'ont pourtant pas été jugées coupables par un tribunal. Elles sont enfermées à cause d'une règle administrative: elles n'ont pas les papiers pour séjourner dans le pays.

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En Belgique, il y a 6 centres fermés. C’est l’Office des étrangers qui gère ces centres. On y enferme des personnes étrangères à qui l’on refuse le séjour dans le pays. On les expulse ensuite du pays.
La plupart des personnes en centres fermés sont des sans-papiers, des personnes qui n’ont pas de documents pour rester sur le territoire. Il y a aussi des personnes qui ont fait une demande d’asile à la frontière et d’autres qui ont été refoulées avant d’avoir pu entrer en Belgique. En moyenne, environ 8 000 personnes passent en centre fermé chaque année, Elles y passent entre quelques jours et plusieurs mois.

Contre les centres fermés

Les associations de défense des migrants militent contre l’existence de ces centres. Pourquoi ? Parce que dans ces centres, on enferme des personnes qui, pour la plupart, n’ont commis commis du verbe commettre, c’est faire quelque chose contre la loi : voler, tuer,... aucun délit. Sauf celui de ne pas avoir les papiers demandés par les autorités belges. De plus, les conditions de détention dans ces centres ressemblent à celles de la prison. Les migrants ne peuvent pas sortir du centre. Ils sont surveillés. Leur droit de visite est contrôlé, et parfois même, ils sont punis et envoyés au cachot. Ces hommes et ces femmes sont donc privés de liberté, alors qu’ils ne sont coupables de rien.

L’avis du CIRE

Pour le CIRE, une association de défense des droits des migrants : « Un migrant dépourvu d’un titre de séjour n’est ni un criminel ni un danger pour la société. Se retrouver en situation de séjour irrégulier n’est pas un choix délibéré mais le résultat d’une politique restrictive en matière de titres de séjour. Qualifier ces personnes d’“illégales” contribue à les stigmatiser stigmatiser critiquer très durement et en public , à les criminaliser, à les dénigrer et finalement, à les déshumaniser. »


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