Les flammes de l’espoir


Le 4 décembre 2019 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven
Auteur : Marc Vandermeir


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Impossible de passer à côté. Tous les 10 décembre, des bougies brûlent aux fenêtres de nombreuses maisons et appartements. En Belgique comme dans de nombreux pays démocratiques, ces flammes qui scintillent dans la nuit sont le symbole symbole Personne ou chose qui représente bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple de la lutte pour les Droits de l’Homme menée par le mouvement Amnesty International.


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Petit retour en arrière… En novembre 1960, l’avocat britannique
Peter Benenson ouvre son journal. Il y apprend qu’au Portugal, deux étudiants ont été mis en prison pour avoir levé un verre à la liberté ! Son sang ne fait qu’un tour. Peter Benenson pense alors
se rendre à l’ambassade du Portugal pour protester. Mais il se rend compte que sa démarche ne servira à rien. Par contre, il a une autre idée : faire appel aux citoyens de son pays en leur proposant d’envoyer
des lettres demandant aux responsables portugais de libérer les deux étudiants.
En effet, ces deux personnes n’ont strictement rien fait de mal. L’idée va faire son chemin…

Une lutte, un symbole symbole Personne ou chose qui représente bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple

Quelques mois plus tard, un article signé par Peter Benenson est publié dans l’hebdomadaire britannique The Observer. Il s’intitule : Les prisonniers oubliés. Il présente six prisonniers en Roumanie, en Tchécoslovaquie, en Hongrie, en Grèce, aux Etats-Unis et en Angola. Aucun de ces hommes
n’a utilisé la violence. Ils ont tous été jetés en prison pour des raisons politiques. Benenson lance un appel à l’amnistie. Il demande aussi que ceux qui le soutiennent s’organisent en groupes pour
prendre en charge des prisonniers dans tous les pays du monde : de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. Amnesty International était né ! En effet, cet appel a été repris dans des journaux et le public a répondu en nombre.
Un dessin est également créé : une bougie entourée de fil de fer barbelé sera désormais le symbole de l’organisation. La flamme symbolise l’espoir face à la dictature dictature pouvoir qui ne donne aucune liberté à la population représentée par les barbelés.

Amnesty aujourd’hui

Aujourd’hui, Amnesty International compte plus de 700 000 membres dans 150 pays. Par ailleurs, 6 000 groupes de volontaires sont actifs dans 70 pays.Ces groupes rassemblent des gens comme vous et moi, sans distinction de classe sociale. Ils prennent en charge trois prisonniers dans des régions différentes.
Afin d’obtenir la libération de ces personnes, ces volontaires envoient des lettres aux dirigeants des pays concernés ainsi qu’aux ambassades.
Et il n’est pas question de payer les frais d’envoi de sa poche parce que cela favoriserait les milieux plus aisés. Pour trouver l’argent, ces groupes entreprennent certaines actions comme la vente de bougies.

Des volontaires partout dans le monde

Si les bougies d’Amnesty International sont allumées le 10 décembre, c’est parce que ce jour est la date anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Celle-ci a été proclamée
par l’Organisation des Nations unies (ONU ONU Organisation des Nations unies, presque tous les Etats du monde sont à l’ONU. L’ONU a été créée pour défendre le droit international, la sécurité et la paix. ) le 10 décembre 1948. Cette Déclaration est la base du travail d’Amnesty International et de ses membres. Elle indique notamment que personne ne peut être arrêté, emprisonné, torturé ou tué à cause de son appartenance politique, de ses idées, de ses croyances religieuses, de son groupe ethnique ethnique Le mot vient d’ethnie, une ethnie est un groupe d’individus qui ont une culture commune, une langue, une religion commune ...
Amnesty International exige la libération de ces prisonniers. Par ailleurs, l’organisation lutte aussi contre la peine de mort et contre les violences commises par des groupes d’opposition ou de guérilla, par des groupes paramilitaires… Autant de bonnes raisons pour allumer sa bougie le 10 décembre et/ou se faire membre d’Amnesty International… Ce sont des petits gestes, mais c’est déjà ça car "Mieux vaut allumer une bougie que maudire l’obscurité".


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