Une jeune femme pleine d’humanité parle des réfugiés


Le 21 août 2019 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven
Auteur : Thierry Verhoeven

Il y a une exposition d’Amnesty International qui est à montrer. C’est une exposition sur les migrants et les réfugiés. Elle s’appelle #Je SuisHumain. Pour nous en parler, nous avons rencontré Damarisse, une jeune femme de 24 ans pleine d’humanité.


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En février 2018, nous avons écrit tout le bien que nous pensons de l’exposition d’Amnesty International sur les réfugiés #JeSuisHumain. Nous avions titré "#JeSuisHumain, là-bas et ici". Et le hasard fait bien les choses. En juin 2019, un groupe de jeunes en formation City Trotter de la FUNOC FUNOC Formation pour l’université ouverte de Charleroi à Charleroi a présenté cette exposition. Parmi eux, une jeune femme de 24 ans. Cette jeune femme s’appelle Damarisse.
Damarisse n’a « que son CEB », comme elle dit. Elle a repris une formation pour offrir un avenir correct à ses enfants. Son compagnon est algérien, il a été un « sans papiers ». Damarisse parle arabe. Son rêve est de devenir interprète pour assister les migrants. Mais elle se dit que ce n’est pas possible vu son manque de diplômes. Elle veut quand même un métier pour aider les autres : aide-soignante, peut-être ? Ou, "à l’opposé" dit-elle, gardienne de prison ! Elle sait que ce n’est pas un métier facile, mais justement, je pourrai peut-être apporter de l’humanité aux prisonniers, dit-elle.
Car c’est cela, Damarisse est humaine avant tout. Une jeune femme humaine qui a quitté l’école à 17 ans parce qu’elle était enceinte. Une jeune mère humaine qui n’a plus vu la plus grande de ses filles depuis 3 ans car cette fille vit en Algérie avec son papa, l’ex compagnon de Damarisse. Le titre de notre article "#JeSuisHumain, là-bas et ici" trouve, oui, ici tout son sens. L’exposition d’Amnesty trouve, oui, ici tout son sens. Et laissons parler Damarisse de 2 photos de l’exposition d’Amnesty. Cette jeune femme, humaine d’ici, parle si bien d’autres humains là-bas. Elle en parle si bien en 2 photos... Et tout est dit !

Jeune afghan seul en France, sa mère est restée en Afghanistan

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Cette photo a été prise par Olivier Papegnies au camp de réfugiés à Calais en France en
2016. Cette photo m’a beaucoup émue car je suis moi-même maman d’une princesse Zoeylia qui
aura bientôt 6 ans. Je me mets à la place de la maman de ce petit ange sans défense qui n’a aucune idée des dangers que réserve la vie. Je n’arrive pas à imaginer la douleur de sa maman qui est restée en Afghanistan. Tahed n’a que 8 ans et a déjà été confronté à des coups durs dans sa courte vie. Il a beaucoup d’ambition et il est très mature malgré son jeune âge. Il sait déjà qu’il veut créer son avenir en Angleterre et pour y arriver il a étudié l’anglais. A son âge, il devrait simplement se tracasser de savoir de quelle couleur il va colorier son dessin ! Il a sauté dans un camion pour rejoindre le sol anglais en 2016. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’il est devenu. Tahed quitte l’Afgahnistan pour l’Angleterre et, à l’inverse, ma fille, Zoeylia, voudrait revoir sa soeur qui vit en Algérie.

Damarisse, Mai 2019

Jeunes syriennes réfugiées en Jordanie

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Cette photo a été prise par Johanna De Tessières au camp de réfugiés de Mafraq en Jordanie
en octobre 2013. On voit une classe de filles dans une école. Personnellement, cette photo m’a beaucoup touchée car pour le peuple jordanien, les Syriens qui ont fui la guerre, la détresse et surtout la mort sont considérés comme leurs frères comme dit la directrice de l’école. Le peuple jordanien donne la possibilité aux enfants d’étudier, d’apprendre à vivre en communauté, le respect des autres. Enfin tout ce qu’un enfant doit apprendre.
Elle m’a surtout touchée car ici, dans nos écoles de la région de Charleroi, beaucoup d’élèves
sont de différentes couleurs, différentes nationalités, différentes religions et différentes
cultures… Et souvent, l’apprentissage, l’entente et le partage sont difficiles. Et ce, parce qu’on a du mal à accepter les gens avec leurs différences. Il y a une phrase que j’ai entendue et que j’aime beaucoup : "que nous soyons petit ou grand, mince ou gros, noir ou blanc, musulman ou athée, nous sommes tous égaux, nous sommes surtout tous des êtres humains."

Damarisse, Mai 2019

Les informations sur l’exposition

Voir notre article sur l’exposition

Damarisse a fait partie d’un groupe de jeunes en formation à la FUNOC : City trotter. Ils ont une radio, vous pouvez écouter ici leurs témoignages


Auteur : Thierry Verhoeven
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