À l’Eden, le spectateur devient « consomm’acteur »

Deborah Vanderickx

 Cahiers  Allez, culture pour tous !
Le 2 février 2015 | Mise en ligne : Lydia Magnoni

C’est la Déclaration universelle des droits de l’homme qui le dit : la culture est un droit pour tous. Pour respecter ce principe, à l’Eden, le spectateur n’est pas seulement un consommateur de culture, il peut aussi être un acteur. Il n’est pas seulement celui qui reçoit, il est aussi celui qui crée.


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Avoir accès à la culture, c’est d’abord avoir les moyens financiers de participer à une activité culturelle. Au Centre Culturel l’Eden, pour 1,25€ (grâce à un partenariat avec Article27) il est déjà possible d’assister à un concert, une pièce de théâtre ou de participer à un atelier créatif. Pour le théâtre, le prix est de 14€ maximum. Les places de concert sont proposées à un tarif « prévente ». Et pour les abonnés, les prix sont réduits à l’Eden et chez ses trois partenaires : le Théâtre de l’Ancre, Charleroi-Danses et le Palais des Beaux-Arts. De plus, l’Eden propose beaucoup d’activités gratuites.

De consommateur de culture à acteur culturel

Pour être vivante, la culture doit être portée par tous. L’Eden encourage donc la participation. Il propose, par exemple, « Fil au bistrot » et les « Scènes Slam ». Fil au Bistrot transforme chaque jeudi, la Brasserie de l’Eden en café d’arts textiles ! Au programme : initiation à la couture, au crochet, au tricot ou suivi de projets personnels. Avec les Scènes Slam, chacun peut apprendre à écrire et réciter un poème personnel de 3 minutes, seul sur scène.

Des professionnels encadrent ces activités. Pour Fil au Bistrot, c’est le styliste Daniele Bossi. Pour les Scènes Slam, c’est l’équipe de « Goslam City ».
Ces activités existent grâce à la participation de tous. Pour le slam, il faut que des poètes se prêtent au jeu de la scène et que des spectateurs deviennent membres du jury. Pour Fil au bistrot, il faut des amateurs et des personnes expérimentées qui s’entraident.

L’Eden soutient les bonnes idées

Les bonnes idées sont partout et les révélations peuvent se trouver au coin de la rue. C’est pourquoi L’Eden soutient et encadre beaucoup de projets. Par exemple, la « Ground Killaz », une compétition de danse Hip Hop. On l’appelle aussi « battle » qui signifie bataille en anglais. Les danseurs sont classés par catégories et montrent leurs qualités techniques, physiques et scéniques. La Ground Killaz est un projet de l’ACJ La Broc (une maison de jeunes). Ce sont donc les jeunes qui font le spectacle, qui portent le projet et qui se bougent pour que ça marche.

Parfois, l’Eden coordonne plusieurs projets d’autres acteurs culturels de la région. Par exemple, pour « Ville des Mots ». Des associations et institutions se sont appuyées sur des citoyens qui ont participé à des ateliers créatifs. C’est ainsi que Charleroi s’est retrouvée couverte de mots et de phrases écrits par des membres d’associations, des élèves, des adultes en formation, des habitants, etc.

La culture… vraiment pour tous

Enfin, la culture pour tous, à l’Eden, c’est un objectif à long terme. Le Centre Culturel fait des efforts pour améliorer l’accueil de tous les publics. Il propose des activités très variées qui peuvent plaire à différentes personnes.
L’idée est de s’adapter et d’être attentif attentif qui veille, qui protège aux besoins de chacun. Pour mieux accueillir les familles, il y a des « chaises enfant » à la Brasserie et des tables à langer dans les toilettes. Il y a aussi de nouvelles activités pour les petits : la « Kids Party » et les « Brunchs » du dimanche.

Cette année, l’objectif est de mieux accueillir des personnes avec déficience. Des spectacles sont donc proposés en audio-description grâce à l’intervention d’Audioscénic. Le personnel et les bénévoles ont été formés à l’accueil des personnes handicapées. Les locaux ont été aménagés pour que les fauteuils roulants puissent circuler plus facilement. Et on a veillé à mettre des repères pour les personnes malvoyantes.

À l’Eden, on croit que la culture est l’affaire de tous et pas uniquement des professionnels. Plus les citoyens participent, plus ils se sentent concernés. La culture devient alors un plaisir au quotidien. D’ailleurs, l’Eden a choisi pour slogan slogan phrase courte et frappante pour défendre une idée, une opinion. « Le Paradis, c’est ici ! »

Visitez le site de l’Eden

Visionnez la vidéo Ground killaz


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