Des grammairiens wallons pour le français


 Cahiers  Autour de la langue
Le 25 novembre 2013 |  Thierry Verhoeven |  2 messages

Les Français avec leurs blagues et leurs imitations lourdaudes ont souvent tendance à se moquer de notre manière de parler le français. Et même si notre « parler » est particulier, tout comme celui des Québécois ou des Suisses, nous pouvons nous vanter de compter parmi nos compatriotes de grands grammairiens de la langue française.


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La grammaire est l’ensemble des règles, écrites et orales, d’une langue. Les grammairiens sont des personnes qui l’étudient, la décrivent et l’enseignent. Car, le français d’aujourd’hui est bien éloigné de la « langue françoise » étudiée à la Cour du Roi de France au 16e siècle. De même, on ne parle pas le même français à Bruxelles ou à Dakar, dans la rue ou dans un ministère… Parmi les grammairiens belges connus et reconnus, nous devons rendre hommage   à Maurice Grevisse et à Joseph Hanse.

Maurice Grevisse

En effet, Maurice Grevisse est le grammairien le plus célèbre de la francophonie  . Né à Rulles en 1895, la tradition paternelle voulait qu’il y reprenne la forge. Il deviendra le « forgeron de la langue française ». Il est instituteur, puis régent. Il apprend seul le latin et le grec. Tout en continuant d’enseigner, il suit des cours de philologie classique   à l’Université de Liège. Il devient « docteur » dans cette matière. Tous ses loisirs sont consacrés à la rédaction d’une grammaire française pour ses élèves. « Le Bon usage » paraît en 1936. Constamment rééditée depuis, cette « bible » du français est considérée comme la meilleure grammaire française dans tous les pays francophones. Grevisse a consacré son existence à l’étude de la langue française chez divers auteurs connus et en a décrit l’usage. De 1967 à sa mort en 1980, il a siégé au Conseil International de la Langue française. Aujourd’hui, son gendre André Goose, grammairien également, continue d’actualiser et de rééditer « Le Bon Usage ».

Et Joseph Hanse

Le deuxième spécialiste du français en Belgique, Joseph Hanse (1902 – 1992) est également « docteur en philosophie et lettres » à l’Université Catholique de Louvain. Professeur et artisan, amoureux de sa langue, il passe sa vie à observer la façon dont les gens s’expriment. Ses observations ont été notées sur des fiches pendant plus de cinquante ans. Du « Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologique » de 1949 au « Nouveau Dictionnaire des difficultés du français moderne » (1983), le grammairien wallon est reconnu par tous les spécialistes et par tout le public francophone. Il est aussi un des premiers à créer un « championnat national d’orthographe », qui sera « copié » en France.


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Vos commentaires

  • LISA MARIA

    Le 9 mars 2014 à 17:06

    Doit-on mettre "BIEN QUE" en tête de la subordonnée d’opposition ?

    Répondre à ce message

  • LISA MARIA

    Le 8 mars 2014 à 21:41

    doit-on employer "bien que "en tête de la subordonnée d’opposition ?
    SVP répondez moi

    Répondre à ce message

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