Le réchauffement et le genre


 Cahiers  Chaud devant
Le 1er mars 2008 |


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Que viendraient faire les femmes dans les débats sur le réchauffement climatique ? Dans les grandes rencontres internationales (Kyoto ou Bali), peu d’associations de femmes sont invitées à débattre et à donner leurs idées sur le réchauffement climatique et ses conséquences.

Pourtant, dans beaucoup de sociétés, les femmes jouent un rôle très important dans l’éducation. Elles peuvent donc aider aux changements de mentalités. Ceux-ci sont très importants pour que les enfants soient demain plus attentifs à l’environnement. Et puis les femmes ont aussi une expérience de terrain irremplaçable.

Au Kenya, par exemple, des groupes de femmes du mouvement Ceinture verte ont planté des milliers d’arbres. Ces arbres absorbent le gaz carbonique. Le mouvement « Ceinture verte » a été créé par Wangari Maathai en... 1977 ! Les femmes de ce mouvement font des semis et plantent des arbres dans les régions devenues désertiques du Kenya et d’Afrique. Elles ont ainsi déjà replanté trente millions d’arbres. En 2004, Wangari Maathaï a été élue prix Nobel de la paix pour son action pour « le développement durable, la démocratie et la paix ».

Autre exemple. Dans les petites îles de Micronésie, les hommes pêchent et s’occupent des activités liées à la mer. Mais ce sont les femmes qui s’occupent de tout ce qui est sur terre. En période de sécheresse, quand les ressources d’eau douce s’épuisent, les femmes creusent de nouveaux puits. Elles se servent de leur expérience du travail de la terre. Elles apportent une expérience, des ressources et des capacités à s’adapter au climat, les femmes veulent que l’égalité homme-femme soit mieux prise en compte dans la lutte contre le réchauffement climatique. Au-delà des solutions techniques et scientifiques, il y a une dimension humaine dans la lutte contre le réchauffement climatique. Et le genre y a donc toute sa place.


Madame Maathaï et Monsieur Obama - Photo : Belga

Pour des informations sur les femmes et le changement climatique voir le site de Médiaterre : http://www.mediaterre.org/

Elles osent et proposent

Au Nord et au Sud, des associations de femmes luttent contre le réchauffement climatique. Elles luttent aussi plus largement pour le développement durable. Au Sénégal, par exemple, des femmes développent l’agriculture biologique depuis 1982. Elles n’utilisent donc plus d’engrais et de pesticides artificiels. Au Burkina Faso, les femmes se battent aussi pour développer la filière lait. Le Burkina est un pays d’élevage par tradition. Ce sont souvent les femmes qui produisent le lait local. La population du Burkina consomme du lait. Mais le plus souvent, elle consomme du lait en poudre acheté à l’étranger. En 2004, le Burkina Faso a importé officiellement près de 1 648 tonnes de lait en poudre, surtout européen. Malgré le transport, il est moins cher que le lait du Burkina : il est souvent subventionné, fabriqué industriellement et très peu taxé à l’entrée au Burkina. Mais ce lait moins cher a un prix pour la planète : pour le transporter, il faut de l’énergie... Donc des émissions de gaz à effet de serre.

Pour faire connaître les combats de ces femmes, Le Monde selon les femmes vient de sortir un DVD qui racontent ces histoires vraies. Le Monde selon les femmes est une organisation féministe non gouvernementale qui travaille pour l’égalité homme-femme et pour l’égalité Nord-Sud.

Le DVD est accompagné d’une nouvelle littéraire L’Or vert de Françoise Nimal et d’un CD avec des informations sur le développement durable et la question de genre au nord et au sud de la planète. http://www.mondefemmes.org

Thierry Verhoeven


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