Un dimanche sans éoliennes


 Cahiers  Cher pétrole
Le 1er novembre 2006 | |  1 messages


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En pédalant sur mon vélo d’appartement (vous savez celui qui m’a servi longtemps de reposoir pour vêtements ?), je me suis souvenu de la « dynamo » qui allumait le phare de mon vélo quand je roulais, le soir, dans les rues de la cité de mon enfance.

Je me suis alors imaginé que le disque de mon vélo actionnait une dynamo et qu’à chaque coup de pédale, à chaque goutte transpirée, je produisais quelques petits watts tout en perdant quelques calories.

Quelle invention magique celle qui nous permettrait de transformer le moindre de nos petits efforts quotidiens en énergie. Une énergie forcément renouvelable et pas polluante pour un sou.

Bailler, se gratter les cheveux, les fesses, se brosser les dents, faire des boulettes avec ses crottes de nez, se curer entre les doigts de pied, mastiquer, cracher, passer la langue, cligner des yeux, ... Si tout cela produisait de l’énergie, on pourrait organiser « la nuit des bras d’honneur aux compagnies pétrolières ». Rêvez plutôt : des milliards de personnes accomplissant ce geste libérateur à l’unisson, générant du même coup des milliers de kilowatts.

Plus besoin de commander du mazout, nous serions des chaudières ambulantes. Le diesel et la super seraient mis au musée. Nos voitures ne marcheraient plus qu’avec notre énergie. Plus besoin de se crever à convertir du jus de betterave ou du colza en essence, il suffirait de gesticuler pour faire avancer sa voiture.

Les électriciens et leurs centrales pourraient aller se faire libéraliser ailleurs. Le courant se fabriquerait en marchant, quel pied ! Le gaz n’exploserait plus.

En disant adieu au pétrole, on laisserait le sous-sol tranquille. On protègerait la couche d’ozone. L’Antarctique se reprendrait une belle calotte.

Un qui trouverait le temps long, c’est Nicolas Hulot. Il faudrait qu’il trouve une nouvelle cause pour sa fondation.

Toutes ces voitures, motos, tondeuses et usines deviendraient silencieuses.

Bien sûr, il faudrait peut-être conserver quelques éoliennes au cas où on viendrait à manquer de gestes humains, à l’occasion d’une épidémie de fièvre paralytique.

Mais à consommer à petites doses, car les éoliennes, foi de riverain, non seulement c’est pas esthétique, mais, en plus, c’est bruyant. Il paraît que ça fait comme le bruit d’un frigo. Insupportable non, le bruit d’un frigo ? Il faudrait alors, pour soulager les tympans de la planète, prévoir un dimanche sans éolienne.


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Vos commentaires

  • yves

    Le 26 novembre 2006 à 20:09

    Les eoliennes emètent un bruit plus que perceptible semblable a celui qui se produit lorsque vous passez en voiture dans une avenue bordée d’arbres. La vitesse
    vitesse a l’extrémité d’une pale est de 200 km/h.
    J’habite a 600 m d’une et je sais de quoi je parle.

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