Quand la famille et l’école ne se comprennent pas


Le 1er septembre 2008 | |  1 messages


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Il y a souvent des désaccords entre l’école et les familles à propos des frais scolaires. Mais familles et écoles s’opposent sur beaucoup d’autres questions.

Familles et écoles sont différentes. Elles n’ont pas les mêmes missions ni les mêmes compétences. Souvent, école et familles parlent des langages différents. Parfois, elles ne se comprennent pas. Elles ne s’entendent pas. Alors l’une et l’autre vivent mal la situation. Et l’enfant, au milieu, a du mal à trouver sa place.

Notre société change très vite. Les enfants d’aujourd’hui ne vivent plus comme ceux d’hier. Comme les écoles, les familles sont obligées de s’adapter à ces changements. C’est très difficile. Certaines familles ne comprennent pas toujours ces bouleversements. Quand un élève échoue, la famille et l’école se renvoient souvent la responsabilité de la situation.

Toutes les familles veulent la réussite pour leurs enfants

Chaque famille se préoccupe de l’avenir de ses enfants. Mais toutes les familles n’ont pas les mêmes moyens pour le faire. Certaines familles, par exemple, les familles de la classe moyenne ont assez de temps, d’argent, de connaissances pour aider leurs enfants. Elles connaissent le système scolaire. Elles savent comment faire pour s’adresser à l’école. Elles comprennent le langage de l’école. Elles ont les mêmes références culturelles que l’école. Pour ces familles, communiquer avec l’école est plus facile. Elles peuvent mieux aider leurs enfants à réussir.

Pour d’autres familles, c’est autre chose. Comment faire pour communiquer avec l’école si on est analphabète ? Ou comment faire pour communiquer avec l’école si on a quitté l’école en sachant tout juste lire et écrire. Ou si on est étranger et qu’on lit mal le français ? La culture de ces familles peu qualifiées est éloignée de la culture scolaire. Ces familles ne comprennent pas nécessairement ce que l’école attend ?d’eux. Elles ne peuvent pas aider leurs enfants quand ils sont en difficulté. Elles n’ont pas assez d’argent pour assumer les coûts, ... Elles n’ont pas un horaire compatible avec les horaires de l’école. Elles n’ont pas les mêmes priorités d’éducation que l’école... Ces familles ont beaucoup d’angoisses par rapport à l’école. Elles n’osent pas s’adresser à l’école. Leurs enfants risquent d’être les laissés pour compte de l’école.


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Vos commentaires

  • Stéphane Feye

    Le 20 septembre 2010 à 22:32

    Tous les propos émis ici retiennent mon attention et montrent le désarroi de beaucoup. Les questions scolaires et d’enseignement m’ont toujours passionné. Mes 5 enfants ont eu un parcours scolaire différent dà» àl’évolution de mes idées. L’aînée a suivi le Rénové qui m’a dégoà»té. Les 2 suivantes ont été dans une des dernières écoles gréco-latines traditionnelles. Les deux derniers ont bénéficié d’un enseignement àdomicile qui est progressivement devenu l’école SCHOLA NOVA en Brabant wallon. 70 élèves y semblent très heureux et épanouis, et nous avons des solutions toutes simples pour beaucoup de problèmes. Je suis étonné que peu de parents suivent notre exemple. Dire que nous résolvons toutes les difficultés serait mentir, mais il est plus que temps que l’on se demande vraiment ce qu’on veut transmettre àses enfants et qu’on agisse en conséquence. La Constitution belge le permet, alors, pourquoi ne pas se renseigner et croire toujours que les problèmes sont insurmontables ?
    Personnellement, je crois qu’aboyer continuellement contre l’élitisme ne résout rien, et qu’offrir un enseignement toujours plus bradé constitue un mépris de la population au point de devenir "l’égalité de la malchance pour tous."
    Si l’État belge rendait sous forme de "chèque scolaire" l’argent des contributions àchaque chef de famille afin qu’il puisse choisir une école exigeante pour ses enfants quel que soit le milieu social d’origine, les dons naturels des enfants seraient beaucoup plus mis en valeur, et les chances maximum seraient offertes àtous et proportionnées àla capacité de chacun. Et ainsi, même les parents analphabètes auraient la certitude qu’on essaie de donner autant àleurs enfants qu’aux autres.

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