L’euro


 Cahiers  Concert pour 27 voix
Le 1er mai 2008 | |  5 messages


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Aujourd’hui, 15 des 27 pays membres de l’Union européenne utilisent une même monnaie : l’euro. D’une manière générale, les membres les plus anciens ont fait le grand saut vers l’euro : Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande. Trois exceptions parmi ces anciens : le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark ont choisi de ne pas utiliser l’euro. La raison ? Ils ont préféré ne pas abandonner leur ancienne monnaie (qui est d’ailleurs plutôt en bonne santé) de peur de perdre une partie de leur identité nationale et de leur pouvoir. Parmi les pays entrés dans l’Union, 5 utilisent déjà l’euro : Finlande, Autriche, Slovénie, Chypre et Malte. Pour entrer dans l’euro, les pays doivent respecter des règles, notamment au niveau de leur économie.


Photo : Flémal

L’euro a plusieurs avantages. Il ne faut plus changer d’argent lorsqu’on voyage d’un pays à un autre, comme c’était le cas auparavant. Il est aussi possible de faire un achat, à l’étranger, notamment via Internet, avec sa propre monnaie. Autre avantage : il est aussi maintenant plus facile de comparer les prix d’un même produit, chez nous et à l’étranger. Mais l’euro, c’est aussi, pour l’Union européenne, un moyen d’être “plus fort” par rapport aux autres pays du monde et à leur monnaie, notamment le dollar.

Euro fort, économie forte ?

En ce moment, l’euro est une monnaie très forte. A quoi cela sert-il ? Par exemple, le pétrole augmente et le pétrole se négocie en dollars. Comme l’euro est plus fort, les pays de l’euro sont gagnants. De même, les autres produits que l’on achète hors zone euro sont moins chers. Par contre, comme l’euro est fort, les coûts de production dans la zone euro sont élevés. Et c’est plus difficile de vendre les produits hors zone euro, à l’étranger. L’euro fort et cher est donc bon pour les importations et mauvais pour les exportations.

Avoir une monnaie forte ne veut pas dire que l’on a une économie forte. La preuve ? Dans beaucoup de pays européens qui ont l’euro, le chômage ne diminue pas vraiment, la croissance est faible, les salaires n’augmentent pas. Pourquoi alors continuer une politique de l’euro fort, ou même trop fort ? Beaucoup d’économistes, de responsables politiques commencent à se poser la question. Ils la posent aussi à la BCE, la Banque centrale européenne. La BCE est la banque qui gère l’euro et la politique de la monnaie unique européenne. Le but principal de la BCE est la stabilité des prix. La BCE lutte contre l’inflation. Quel rapport avec l’euro fort ? On sait que les prix des matières premières ont flambé. Une monnaie forte permet d’amortir le choc des hausses de prix et donc d’éviter l’inflation. Mais un des buts de la BCE est aussi de soutenir la croissance économique  . On ne peut pas demander de renoncer à l’euro fort aux dirigeants de la BCE. Mais on peut le demander aux gouvernements européens. Car la BCE ne fait que suivre ce qui a été écrit dans les traités européens (dans le Traité de Maastricht, notamment).


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