Un patient et long combat


 Cahiers  Femmes, femmes, femmes
Le 8 mars 2014 | Mise en ligne : Thierry Verhoeven

En Belgique, comme ailleurs, les femmes ont mené le combat pour avoir des droits. Et en Belgique, un combat souvent dans l’anonymat.


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Pour parler de l’histoire du mouvement des femmes dans un autre pays, ce serait facile. Prenez la France. Marianne est le symbole symbole Personne ou chose qui représente bien un sentiment, une idée, qui sert d’exemple de la République. Louise Michel est une institutrice révolutionnaire qui a combattu pour la Commune ouvrière de Paris en 1871. Mais en Belgique ? Il y a bien Théroigne de Méricourt, femme née dans la principauté de Liège qui est partie faire la révolution... française en 1789. Alors que la Belgique n’existait pas encore.

En Belgique

Quand la Belgique naît, les femmes n’y ont pas beaucoup de droits. Elles doivent surtout se consacrer à leur mari, à leurs enfants et à leurs maisons. Quand on met les femmes et jeunes filles au travail, c’est parce que l’on a besoin d’une main-d‘œuvre que l’on paie moins. Et quand en 1889, on réglemente un peu les horaires et les conditions de travail des femmes dans les usines, ce n’est pas d’abord pour améliorer la vie des ouvrières. C’est surtout pour que les ouvrières jouent mieux leur rôle d’épouse et de mère. Quand on commence à développer l’éducation pour les filles, c’est surtout pour lutter contre l’influence de l’Eglise et du curé sur l’esprit des femmes. Et on développe d’abord des écoles « ménagères ». Quand une crise économique éclate, comme dans les années 1890 ou dans les années 1930, presque tous les responsables politiques, de droite comme de gauche sont d’accord : « les femmes à la maison ! »

Un long et patient combat

Si on n’en est plus là aujourd’hui, c’est parce que des femmes belges se sont battues modestement sans les manifestations spectaculaires des suffragettes de Grande-Bretagne, sans l’héroïsme et le souffle révolutionnaires des Françaises. Mais elles se sont battues sans relâche pour l’égalité. Leur combat n’a pas été accepté tout de suite par les « piliers » de la société belge : syndicats, partis politiques, organisations ouvrières. Pour avancer, les mouvements de femmes ont dû épousé l’organisation de la société belge. Elles n’ont pas fait de grande révolution mais ont mené un long et patient combat.


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