Le procès de la dette


 Cahiers  Nord/Sud
Le 1er janvier 2007 |


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Sorti fin 2006, Bamako est un film qui dit tout haut ce que certains pensent tout bas : la Banque Mondiale et le FMI sont les principaux responsables de la pauvreté des pays africains !

L’action du film se passe dans la cour d’une maison, sous le soleil de Bamako, la capitale du Mali. Plusieurs familles vivent dans les maisons autour de cette cour. Il y a la famille de Melé, une chanteuse de bar, et de Chaka, sans emploi. On voit des scènes de vie quotidienne de ce pays d’Afrique : un homme mourant, d’autres qui tuent le temps parce qu’ils n’ont pas de travail, un mariage coloré, des femmes qui font de la teinture pour tissus...

Au beau milieu de ce quotidien, un tribunal peu ordinaire est installé dans la cour de cette maison. Ce tribunal fait le procès de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. C’est comme un vrai procès. Il y a des juges, des procureurs, des avocats, des témoins, un public et des journalistes. Certains vont attaquer la Banque Mondiale et le FMI. D’autres vont défendre ces deux organisations internationales. Rappelons que la Banque mondiale a été mise en place, en 1944, pour prêter de l’argent aux pays en voie de développement. Le FMI, lui, a été créé, la même année, pour rendre plus stable le système monétaire international.

Film original

De nombreux pays du Sud ont emprunté de l’argent à la Banque Mondiale. Depuis les années 1980, beaucoup de ces pays ne savent plus rembourser leur dette. Les prêteurs, le FMI et la Banque mondiale, ont donc imposé une politique d’économie à ces pays. Pour de nombreux spécialistes, cette politique rend les pays pauvres et endettés encore plus pauvres !

Bamako a été réalisé par Abderrahmane Sissako. C’est un grand cinéaste africain. Il a grandi au Mali et en Mauritanie. Avec ce film, Sissako a voulu dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. La Banque Mondiale et le FMI sont sous l’influence des pays riches. Ils sont responsables de la pauvreté de l’Afrique. Le message est fort et le scénario original ! Le spectateur est directement placé dans le vif du sujet : plaidoiries des avocats, longs témoignages,... Comme le sujet est compliqué, il vaut mieux s’informer sur le problème de la dette de l’Afrique avant de voir le film...

Anouck Thibaut


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