Le pouvoir de la parole


 Cahiers  Une brique dans le ventre
Le 1er novembre 2008 | |  3 messages


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Solidarités Nouvelles est une ASBL qui, depuis de nombreuses années, à Charleroi n’hésite pas à se mouiller, à faire des actions spectaculaires pour dénoncer les problèmes de logement : manifestations suite à des expulsions trop rapides, tentes sur les quais de Sambre avec les SDF,… Mais Solidarités Nouvelles, ce n’est pas que cela.

 ?Informer, former, agir. Voilà sans doute les verbes qui traduisent le mieux le travail de Solidarités nouvelles, une ASBL qui défend le droit au logement pour tous. Au départ, Solidarités Nouvelles défendait les locataires du logement social. Peu à peu, l’ASBL a étendu son action aux locataires du logement privé, aux sans-abri, aux résidents permanents de campings,… Solidarités Nouvelles organise des permanences pour informer les locataires.

Sortir de l’isolement

Solidarités Nouvelles veut aussi que la personne qu’elle informe et aide, aille plus loin. Solidarités Nouvelles n’est pas un bureau d’informations de plus. Car l’association constate que les personnes précaires peuvent être de simples consommateurs de services sociaux. Pour Solidarités nouvelles, il faut prendre son sort en main, être acteur. Etre aidé, c’est bien. S’organiser ensemble pour défendre le droit au logement pour tous, c’est mieux. Pas facile évidemment pour des personnes qui ont de graves problèmes de logement. Car en plus des problèmes matériels, la personne en précarité précarité le fait d’être dans une situation fragile, incertaine vit aussi l’isolement. Pour en sortir, il faut parler. C’est aussi ce que propose Solidarités Nouvelles.

Parler

Avec informer, former et agir, parler est un verbe qui traduit le travail de l’association. L’ASBL donne la parole aux personnes qui ont un problème de logement. Elle organise des groupes d’échanges. Pour donner encore plus de force et de richesse à cette parole, Solidarités Nouvelles travaille en réseau et en partenariat avec de nombreuses associations : le Front commun SDF Bruxelles-Flandre-Wallonie, les Relais sociaux des pays de Charleroi et de Liège, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, le Rassemblement fédéral pour le droit à l’habitat, le Droit au logement de Lille (DAL), des militants du droit au logement du Brésil,…

Grâce à ces partenariats, Solidarités Nouvelles porte ailleurs la parole de locataires précarisés. Mais elle ne s’éloigne pas de Charleroi. Dans cette ville, l’ASBL participe à une médiation du logement pour des petites dettes de locataires. Elle y rencontre le Syndicat national des propriétaires de la région de Charleroi. Propriétaires, locataires deviennent ainsi des partenaires sociaux, comme dans le monde du travail. Solidarités Nouvelles est en quelque sorte un syndicat. Un syndicat qui rend la parole aux locataires précaires et qui redonne à cette parole du pouvoir.

Info :
Solidarités Nouvelles
tél : 071 30 36 77


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Vos commentaires

  • Koppikemp@gmail.com

    Le 20 avril 2011 à 09:25

    Salut Pol Tri. Heureux de te savoir et te voir toujours en action. T’es vraiment quelqu’un. Derrière mon "semi-pseudo" on se connait bien.

    Répondre à ce message

  • koppigkemp@gmail.com

    Le 16 avril 2011 à 21:09

    Il y aurait sans aucun doute moins de locataires précaires si les loyers correspondaient à quelque chose de juste. Or les loyers relèves de la plus pure amoralité-fantaisiste des propriétaires qui n’ont aucun sens d’une éconnomie de marché, ajoutons-y un État (ce qu’il en reste) qui laisse aller les choses en s’imaginant qu’elles se régulerons d’elles-mêmes. Rien ne se régule tout seul. La Belgique va vers une implosion imprévue par les universitaires qui pour eux du moment qu’on évite une révolution tout est gagné. La nouvelle explosion sera une implosion, tout va s’arrêter avec, on l’imagine, une catastrophe humaine sans précédent, en comparaison à laquelle les nazis de 1936-1945 feront figure d’enfants de choeur. Les services sociaux sont à bout de souffle et les précaires ne peuvent pas s’en "sortir" avec 1 000 euros (ou moins !) par mois.
    Être propriétaire est un art comme celui d’être un vrai chef d’entreprise. L’art, ça ne s’improvise pas. Pour être propriétaire il ne suffit pas de débarquer d’un pays du tiers monde, d’acheter un taudis, d’y clouer 6 boîtes aux lettres(y a que les gnomes dans tous les sens du terme qui sont "capables" de vivre dans une boîte aux lettres !), le tout sous la " protection " de la "Ville" . Mais les partisans de la doctrine de l’Après-moi-les-mouches n’ont rien à cirer de tout ceci car ils ne se sont pas encore rendus compte que le 21 ème siècle était celui des CONSÉQUENCES et que ces CONSÉQUENCES ils les dégusteront eux-aussi.

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  • D’hoest Pierre 179 rue de Leernes 6030 Goutroux (Carleroi)

    Le 20 décembre 2009 à 12:32

    Un N° de téléphonne n’est pas suffisant, l’adresse du Syndicat des locataires
    devrait aussi y figurer

    Répondre à ce message

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