Une déclaration pour le millénaire


 Cahiers  Nord/Sud
Le 1er janvier 2007 |


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Une grande partie du monde vit dans la misère et manque du strict minimum. En 2000, les chefs d’état réunis à New York fixaient des objectifs pour améliorer la situation d’ici 2015. C’était la Déclaration du Millénaire.


Photo : Flémal

Malheureusement, on sait déjà que les objectifs de 2000 ne seront pas respectés. Mais la Déclaration du Millénaire fait la liste des chantiers qui sont à mener dans le Sud. Et ils sont nombreux.

La faim et l’extrême pauvreté

Les spécialistes estiment qu’on est pauvre quand on vit avec moins de 2 dollars par jour. Or, 2,7 milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de 2 dollars par jour. Plus de la moitié de la population du Sud. 1,2 milliard de personnes vivent même avec moins de 1 dollar par jour. C’est plus qu’un humain sur six. 800 millions de personnes ont faim : 230 millions en Afrique subsaharienne, 300 millions en Asie du Sud, un quart de la population des républiques asiatiques de l’ex-URSS. La faim et l’extrême pauvreté n’ont pas reculé depuis 2000. Au contraire. Cela est surtout dû aux guerres civiles et aux échanges commerciaux inégalitaires.

Le manque de formation, d’éducation, d’égalité

L’éducation est très importante pour le développement. Pourtant, dans le monde, plus de 110 millions d’enfants ne vont pas à l’école primaire. La situation s’est un peu améliorée depuis 1990. Mais trop d’enfants du Sud travaillent encore pour aider la famille. Et les conditions d’enseignement sont difficiles. Ainsi, dans l’enseignement primaire, il y a en moyenne, 1 enseignant pour 33 enfants dans les pays du Sud, alors que dans les pays riches, il y en a un pour 14 enfants. En Afrique subsaharienne, il n’y a qu’1 enseignant pour 45 enfants et 1 pour 40 en Asie du Sud. Les pays du Sud ont bien sûr un retard dans l’utilisation des ordinateurs et d’internet.

Ce sont surtout les filles qui ne fréquentent pas l’école primaire. Par exemple, en Asie du Sud, un tiers des filles ne vont pas jusqu’au bout des cinq années du cycle primaire. Il y a en moyenne 20% moins de filles que de garçons qui fréquentent l’école. Mais pour que les femmes du Sud aient accès à l’éducation, il faut aussi qu’elles soient mieux considérées. Il faut donc encourager l’égalité entre hommes et femmes.

Il est, par exemple, très important que les femmes du Sud aient la maîtrise de leur corps. Notamment pour contrôler les naissances. La natalité est encore un problème préoccupant dans certains pays du Sud. Or, seulement 59 % des femmes du Sud utilisent un moyen de contraception. Et seulement 22 % des femmes d’Afrique subsaharienne.

Manque de soins

Les femmes ont un rôle important dans le domaine de la santé. En Afrique subsaharienne, un enfant sur six meurt avant cinq ans (un sur 125 dans les pays développés). Une femme sur 16 meurt en accouchant (une sur 2 800 dans les pays riches) ! Il faut dire que quatre naissances sur dix seulement sont assistées par une sage femme professionnelle. Beaucoup des problèmes de santé du Sud sont dus à un manque d’eau potable et d’équipements de base.

Ainsi, 21 % des habitants du Sud, c’est-à-dire 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Là encore, c’est l’Afrique subsaharienne qui est la plus touchée : 42 % de la population.

Il y a aussi le sida : 42 millions de personnes sont touchées par le sida dans le monde. 39 millions d’entre elles vivent dans des pays du Sud. Chaque jour, 14 000 nouvelles personnes y sont contaminées. Le sida est la première cause de mortalité en Afrique. L’épidémie s’étend aussi en Asie. La malaria ou la tuberculose, elles, ne reculent plus. En Afrique, l’espérance de vie est de 46 ans. Elle est de 78 ans dans les pays développés.

Un meilleur environnement

Un citadin sur trois dans le monde habite aujourd’hui dans un bidonville. Les bidonvilles sont des villes de cabanes faites avec des bidons, des cartons, des plastiques, des tôles,... La majorité de ces bidonvilles sont au Sud. Ces villes n’ont pas d’électricité, d’égout,... Et la population des bidonvilles, augmente depuis 1990. Certains estiment que 1,4 milliard de personnes habiteront dans des bidonvilles en 2020.


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