mardi 25 juin 2024

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Devant le Petit Château

Jafar, arrivé il y a 2 mois d’Afghanistan, témoignait sur la chaine de télévision Euronews : « Tous les soirs je suis ici, mais je ne dors pas parce qu’il fait froid. »
Jafar n’est malheureusement pas le seul. Depuis plusieurs semaines, quelques centaines de personnes campent dans le froid devant le Petit Château à Bruxelles. Le Petit Château, c’est une ancienne caserne militaire devenue le centre d’arrivée des demandeurs d’asile en Belgique.

Plus assez de places

Au Petit Château, les demandeurs sont enregistrés puis envoyés dans un centre d’accueil pour être hébergés. Mais il n’y a plus assez de places. Des demandeurs d’asile sont obligés de faire la file devant le bâtiment. Certains y passent la nuit dans le froid. Sur la chaine de télévision Euronews, un demandeur déclarait : « Cela fait 3 semaines que je suis ici, sans solution. Tous les jours, ils disent qu’il n’y a pas de place. On dort dehors, il fait froid, ce n’est pas évident .» Un autre demandeur venu du Congo témoignait : « Nous sommes ici depuis le 17 novembre, nous sommes toujours dehors. Il fait froid, il pleut. Des gens sont malades. »
Environ la moitié de ces demandeurs d’asile sont des hommes seuls. Les familles sont hébergées en priorité comme les enfants mineurs non accompagnés. Mais même pour eux, il n’y a pas toujours de place. Des associations comme la Croix-Rouge, Médecins sans frontières ou la Plateforme d’aide aux réfugiés les aident comme elles le peuvent.

Comment une telle situation est-elle possible ?

En Belgique, il y a 33 centres d’accueil pour les demandeurs d’asile. Il y a 28 000 places dans ces centres. Après avoir été enregistrés au Petit Château, les demandeurs vivent là en attendant une décision des autorités : seront-ils oui ou non reconnus comme réfugiés ? Et ces derniers mois, il y a plus de demandeurs, il n’y a donc plus assez de places. Selon le gouvernement, c’est en partie à cause des graves inondations de l’été. Certains centres ont été inondés, d’autres hébergent des personnes sinistrées. Mais il n’y a pas que ça.

Le gouvernement était prévenu…

Depuis le mois de mai 2021, Fedasil annonce qu’il va y avoir une augmentation des demandeurs d’asile. Fedasil est l’agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile. C’est donc une organisation officielle. Les responsables de Fedasil ont demandé au gouvernement de prévoir plus de places dans les centres d’accueil. Fedasil constate que cela n’a pas été fait. Le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration annonce que des places seront ouvertes dans l’urgence, mais Fedasil juge que ce n’est pas suffisant.

Il n’a rien fait

La situation est dramatique pour les demandeurs d’asile. Et pour les employés de Fedasil, le travail est très difficile. Un employé de Fedasil déclarait à la presse : « Ils ont le droit de demander l’asile et de recevoir une aide matérielle, mais ils ne la reçoivent pas et c’est inhumain. Ils ont froid et ont besoin d’aide. Tous les travailleurs ici veulent aider ces gens, mais n’ont pas la possibilité de le faire. On travaille beaucoup et c’est dur, mais c’est plus dur au niveau du cœur encore. »
Jeudi 9 décembre, les employés de Fedasil ont d’ailleurs manifesté avec comme slogan : « Sammy, réveille-toi “ ‘Sammy tu dors, des humains dorment dehors’. Ils interpellent ainsi le secrétaire d’Etat à l’asile et aux migrations Sammy Mahdi qui promet l’ouverture de nouvelles places.

A lire aussi notre article en archive On aide les réfugiés, et nos SDF alors ?

[(Sur la situation devant le Petit Château:

Le reportage d’Euronews
Infomigrants

[/Crédit : Plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés)]/]

Devant le Petit Château

Il y a 3880 caractères et 676 mots dans ce texte

Jafar, arrivé il y a 2 mois d’Afghanistan, témoignait sur la chaine de télévision Euronews : « Tous les soirs je suis ici, mais je ne dors pas parce qu’il fait froid. »
Jafar n’est malheureusement pas le seul. Depuis plusieurs semaines, quelques centaines de personnes campent dans le froid devant le Petit Château à Bruxelles. Le Petit Château, c'est une ancienne caserne militaire devenue le centre d’arrivée des demandeurs d’asile en Belgique.

Plus assez de places

Au Petit Château, les demandeurs sont enregistrés puis envoyés dans un centre d’accueil pour être hébergés. Mais il n’y a plus assez de places. Des demandeurs d’asile sont obligés de faire la file devant le bâtiment. Certains y passent la nuit dans le froid. Sur la chaine de télévision Euronews, un demandeur déclarait : « Cela fait 3 semaines que je suis ici, sans solution. Tous les jours, ils disent qu’il n’y a pas de place. On dort dehors, il fait froid, ce n’est pas évident .» Un autre demandeur venu du Congo témoignait : « Nous sommes ici depuis le 17 novembre, nous sommes toujours dehors. Il fait froid, il pleut. Des gens sont malades. »
Environ la moitié de ces demandeurs d'asile sont des hommes seuls. Les familles sont hébergées en priorité comme les enfants mineurs non accompagnés. Mais même pour eux, il n’y a pas toujours de place. Des associations comme la Croix-Rouge, Médecins sans frontières ou la Plateforme d’aide aux réfugiés les aident comme elles le peuvent.

Comment une telle situation est-elle possible ?

En Belgique, il y a 33 centres d’accueil pour les demandeurs d’asile. Il y a 28 000 places dans ces centres. Après avoir été enregistrés au Petit Château, les demandeurs vivent là en attendant une décision des autorités : seront-ils oui ou non reconnus comme réfugiés ? Et ces derniers mois, il y a plus de demandeurs, il n’y a donc plus assez de places. Selon le gouvernement, c’est en partie à cause des graves inondations de l’été. Certains centres ont été inondés, d’autres hébergent des personnes sinistrées. Mais il n’y a pas que ça.

Le gouvernement était prévenu...

Depuis le mois de mai 2021, Fedasil annonce qu’il va y avoir une augmentation des demandeurs d’asile. Fedasil est l’agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile. C’est donc une organisation officielle. Les responsables de Fedasil ont demandé au gouvernement de prévoir plus de places dans les centres d’accueil. Fedasil constate que cela n’a pas été fait. Le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration annonce que des places seront ouvertes dans l’urgence, mais Fedasil juge que ce n’est pas suffisant.

Il n'a rien fait

La situation est dramatique pour les demandeurs d’asile. Et pour les employés de Fedasil, le travail est très difficile. Un employé de Fedasil déclarait à la presse : « Ils ont le droit de demander l’asile et de recevoir une aide matérielle, mais ils ne la reçoivent pas et c’est inhumain. Ils ont froid et ont besoin d’aide. Tous les travailleurs ici veulent aider ces gens, mais n’ont pas la possibilité de le faire. On travaille beaucoup et c’est dur, mais c’est plus dur au niveau du cœur encore. »
Jeudi 9 décembre, les employés de Fedasil ont d’ailleurs manifesté avec comme slogan : « Sammy, réveille-toi “ ‘Sammy tu dors, des humains dorment dehors’. Ils interpellent ainsi le secrétaire d’Etat à l’asile et aux migrations Sammy Mahdi qui promet l’ouverture de nouvelles places.

A lire aussi notre article en archive On aide les réfugiés, et nos SDF alors ?

[(Sur la situation devant le Petit Château:

Le reportage d'Euronews
Infomigrants

[/Crédit : Plateforme citoyenne d'aide aux réfugiés)]/]

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