jeudi 25 juillet 2024

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Journée de l’infâme? Plus tout à fait

Il y a 4 ans, une marque de sous-vêtements avait osé cette publicité transformant la journée internationale des droits de femmes en journée de la femme et avec quelle vulgarité.

A propos de cette publicité, il y avait eu ce commentaire d’une féministe: «On est toujours payées 22% de moins que les hommes ? Tant qu’on a des culottes gratos, tout va bien.» Et les mouvements féministes avaient évidemment dénoncé cette publicité. Ils l’avaient repris comme exemple sur une page internet qu’ils avaient appelé « la journée de l’infâme ». Sur cette page, on voyait les publicités les plus sexistes pour vendre plus à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.
La publicité avait marqué les esprits et avait, entre autres, donné cette affiche féministe qui dit comment notre société dégrade et dévalorise des luttes pour des droits en vulgaire marchandise.

Dans notre système économique marchand, la journée internationale des droits des femmes est l’occasion de faire du commerce. On fait des publicités sur les marchandises réputées féminines, mais de moins en moins… Car même s’il y a encore du boulot pour arriver à l’égalité, les luttes des femmes commencent à porter leurs fruits: on fait moins la promotion des inégalités homme-femme, notammentdans le domaine du commerce. Évidemment, il y a encore beaucoup de publicités qui montrent la femme en objet de séduction ou en bonne mère de famille qui s’occupe des enfants et du ménage, mais on voit aussi que le 8 mars, le sexisme marchand n’est plus si arrogant. En voici un exemple.

Le commerce reste quand même le commerce… On continue à vendre à l’occasion de la « journée internationale des droits des femmes », mais plus de la même façon. En achetant ce sac, on fait donc un don à l’association « Solidarité Femmes » qui lutte contre les violences faites aux femmes. Tous les bénéfices sont reversés à l’association.
C’est une manière habile de montrer une image engagée, mais qui reste évidemment commerciale. Malgré le slogan fort « Liberté. Egalité. Solidarités », toutes les associations féministes ne sont sûrement pas d’accord avec ce « marchandage », mais il y a un mieux: on n’est plus dans la vulgarité!

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