mercredi 19 juin 2024

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S’appeler « Sans-papiers », quelle idée!

Les personnes qui demandent à être régularisées veulent qu’on les appelle « sans-papiers ». Elles veulent ainsi montrer qu’elles ne sont pas criminelles, que ce n’est pas de leur faute si elles ne sont pas « en ordre ». Fin des années 1970 et début des années 1980, on parlait des « sans » : les sans-papiers, les sans-emploi, les sans-abri, les sans-logement décent. Les associations qui se mobilisaient pour les droits de tous ces « sans » ont d’ailleurs fait quelques actions ensemble. Mais revenons aux sans-papiers. Ce texte de l’association Caritas international que nous avons simplifié explique ce qu’est un  sans-papiers.

Les sans-papiers, c’est qui?

Le mot “sans-papiers” désigne toute personne qui n’a pas ou plus de titre de séjour pour vivre de façon régulière sur le territoire belge. Certains les appellent illégaux ou clandestins. Illégaux ou clandestins renvoient à une image de hors-la-loi et même de criminel. Or, la personne sans-papiers n’a pas commis de crimes. Elle vit “simplement” dans une irrégularité administrative.

Pourquoi devient-on sans-papiers ?

Une personne qui n’est pas citoyenne d’un pays de l’Union européenne est autorisée à entrer et vivre en Belgique pour une période déterminée si elle a un visa ou un titre de séjour.
Les visas et les titres de séjour ne sont souvent valables que pour une certaine période. Pour être renouvelés, il y a certaines conditions. Par exemple, la personne doit avoir un contrat de travail, un revenu suffisant, un contrat de mariage toujours valide. Donc, elle n’a pas le droit de perdre leur emploi, de tomber malade, ou de se séparer.
Parmi les personnes qui ont un visa pour un regroupement familial, il y a 78% de femmes. Ce sont donc surtout les femmes qui risquent de perdre leur droit de séjour. Sans visa ou titre de séjour valable, la personne doit quitter le pays ou vivre “sans-papiers”.

Demandeurs d’asile… ou non

Dans les sans-papiers, il y a aussi les personnes entrées dans le pays sans faire une demande d’asile. Pourquoi ne font-elles pas de demande ? Elles ne connaissent pas leurs droits ou elles savent ou croient savoir qu’elles n’auront pas l’asile.
Il y a encore les personnes qui ont fait une demande d’asile qui a été refusée. Par exemple en 2019, les autorités belges ont refusé l’asile et toute protection à 8 748 personnes. Certaines décident de partir, d’autres de rester… sans-papiers. C’est notamment le cas de Mohammed, originaire d’Irak: “Ils ont dit que je n’avais pas assez de preuves attestant que je m’étais fait torturer. Ma demande a donc été refusée deux fois. Que puis-je faire ? Impossible de retourner là-bas et impossible de régulariser ma situation ici !”

La page de Caritas International-Belgique, cliquer ici

S’appeler « Sans-papiers », quelle idée!

Il y a 2865 caractères et 484 mots dans ce texte

Les personnes qui demandent à être régularisées veulent qu'on les appelle "sans-papiers". Elles veulent ainsi montrer qu’elles ne sont pas criminelles, que ce n’est pas de leur faute si elles ne sont pas « en ordre ». Fin des années 1970 et début des années 1980, on parlait des « sans » : les sans-papiers, les sans-emploi, les sans-abri, les sans-logement décent. Les associations qui se mobilisaient pour les droits de tous ces "sans" ont d’ailleurs fait quelques actions ensemble. Mais revenons aux sans-papiers. Ce texte de l’association Caritas international que nous avons simplifié explique ce qu’est un  sans-papiers.

Les sans-papiers, c'est qui?

Le mot “sans-papiers” désigne toute personne qui n’a pas ou plus de titre de séjour pour vivre de façon régulière sur le territoire belge. Certains les appellent illégaux ou clandestins. Illégaux ou clandestins renvoient à une image de hors-la-loi et même de criminel. Or, la personne sans-papiers n’a pas commis de crimes. Elle vit “simplement” dans une irrégularité administrative.

Pourquoi devient-on sans-papiers ?

Une personne qui n’est pas citoyenne d’un pays de l’Union européenne est autorisée à entrer et vivre en Belgique pour une période déterminée si elle a un visa ou un titre de séjour.
Les visas et les titres de séjour ne sont souvent valables que pour une certaine période. Pour être renouvelés, il y a certaines conditions. Par exemple, la personne doit avoir un contrat de travail, un revenu suffisant, un contrat de mariage toujours valide. Donc, elle n’a pas le droit de perdre leur emploi, de tomber malade, ou de se séparer.
Parmi les personnes qui ont un visa pour un regroupement familial, il y a 78% de femmes. Ce sont donc surtout les femmes qui risquent de perdre leur droit de séjour. Sans visa ou titre de séjour valable, la personne doit quitter le pays ou vivre “sans-papiers”.

Demandeurs d'asile... ou non

Dans les sans-papiers, il y a aussi les personnes entrées dans le pays sans faire une demande d’asile. Pourquoi ne font-elles pas de demande ? Elles ne connaissent pas leurs droits ou elles savent ou croient savoir qu’elles n’auront pas l’asile.
Il y a encore les personnes qui ont fait une demande d’asile qui a été refusée. Par exemple en 2019, les autorités belges ont refusé l’asile et toute protection à 8 748 personnes. Certaines décident de partir, d’autres de rester... sans-papiers. C’est notamment le cas de Mohammed, originaire d’Irak: “Ils ont dit que je n’avais pas assez de preuves attestant que je m’étais fait torturer. Ma demande a donc été refusée deux fois. Que puis-je faire ? Impossible de retourner là-bas et impossible de régulariser ma situation ici !”

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