mardi 23 avril 2024

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Des grammairiens wallons pour le français

La grammaire est l’ensemble des règles, écrites et orales, d’une langue. Les grammairiens sont des personnes qui l’étudient, la décrivent et l’enseignent. Car, le français d’aujourd’hui est bien éloigné de la « langue françoise » étudiée à la Cour du Roi de France au 16e siècle. De même, on ne parle pas le même français à Bruxelles ou à Dakar, dans la rue ou dans un ministère… Parmi les grammairiens belges connus et reconnus, nous devons rendre hommage à Maurice Grevisse et à Joseph Hanse.

Maurice Grevisse

En effet, Maurice Grevisse est le grammairien le plus célèbre de la francophonie. Né à Rulles en 1895, la tradition paternelle voulait qu’il y reprenne la forge. Il deviendra le « forgeron de la langue française ». Il est instituteur, puis régent. Il apprend seul le latin et le grec. Tout en continuant d’enseigner, il suit des cours de philologie classique à l’Université de Liège. Il devient « docteur » dans cette matière. Tous ses loisirs sont consacrés à la rédaction d’une grammaire française pour ses élèves. « Le Bon usage » paraît en 1936. Constamment rééditée depuis, cette « bible » du français est considérée comme la meilleure grammaire française dans tous les pays francophones. Grevisse a consacré son existence à l’étude de la langue française chez divers auteurs connus et en a décrit l’usage. De 1967 à sa mort en 1980, il a siégé au Conseil International de la Langue française. Aujourd’hui, son gendre André Goose, grammairien également, continue d’actualiser et de rééditer « Le Bon Usage ».

Et Joseph Hanse

Le deuxième spécialiste du français en Belgique, Joseph Hanse (1902 – 1992) est également « docteur en philosophie et lettres » à l’Université Catholique de Louvain. Professeur et artisan, amoureux de sa langue, il passe sa vie à observer la façon dont les gens s’expriment. Ses observations ont été notées sur des fiches pendant plus de cinquante ans. Du « Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologique » de 1949 au « Nouveau Dictionnaire des difficultés du français moderne » (1983), le grammairien wallon est reconnu par tous les spécialistes et par tout le public francophone. Il est aussi un des premiers à créer un « championnat national d’orthographe », qui sera « copié » en France.

2 réponses

  1. nammairiens wallons pour le français
    doit-on employer « bien que « en tête de la subordonnée d’opposition ?
    SVP répondez moi

  2. Des grammairiens wallons pour le français
    Doit-on mettre « BIEN QUE » en tête de la subordonnée d’opposition?

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