Carnaval


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Le 1er février 2005 | |  5 messages


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A Olloy-sur-Viroin,
on fête le carnaval depuis 35 ans avec Petit Chebette et Grand Chebette.
Chebette est le voleur de poules, le mauvais bien. Il symbolise tous les maux
du village. Le vendredi avant le Mardi Gras, Petit Chebette est la proie des
enfants qui font le tour du village avec lui, histoire de bien montrer à tout
le monde qu’ils l’ont enfin capturé. Fin de journée,
il sera brûlé aux « quatre voyies » et jeté dans
le Viroin. Le samedi est réservé aux amusements, avec le traditionnel
bal masqué. Dimanche, les choses sérieuses continuent...

Les
jeunes font le tour du village. Ils vont frapper aux portes en chantant la
chanson de D’Jean Pinson (bien connue des amateurs de William Duncker).
Ils réclament des œufs, du lard... « ou bin des liards » !
Le lundi, des adultes, les « ramasseus », par groupes de 3 ou 4,
poursuivent la récolte. Enfin, au matin du Mardi Gras, les enfants ont
tout pouvoir : ils barbouillent les distraits non costumés ou masqués,
font le tour des maisons pour se montrer et vérifier que tout le monde
est prêt. A 4h, Grand Chebette est traîné dans les rues
du village avant d’entendre la sentence : il sera brûlé aux
4 voyies, et le soir, jeté au Viroin. Ensuite, les villageois contents
s’en iront manger une grande omelette au lard... qui contient en général
entre 1500 et 1800 œufs !


A Barbençon,
le matin du « Grand feu », les jeunes prennent
la route avec un tracteur et un char. Ils vont de fermes en maisons pour
récolter le combustible (vieux ballots et fagots). Ils reçoivent
aussi une petite goutte ici, des galettes là... Vers 14h, tout le
monde est au rendez-vous : les jeunes non mariés, les moins jeunes
déjà mariés, les couples avec enfants et les plus âgés.
Au sommet du vieux char aux roues cerclées de fer, trône le « Bonhomme
Hiver ». Une longue chaîne est fixée au timon. De gros
bâtons de bois sont passés au travers des maillons à intervalles
réguliers. Ils serviront à tirer le char... à la main !

Selon la tradition, ce sont les jeunes célibataires,
les « sakeûs », qui tirent le char. La batterie lance le
départ. Le char s’ébranle, lentement, sous les encouragements
des plus âgés. Entravés dans leur avancement vers le
printemps, dans leur démarrage dans la vie, les sakeûs seront
souvent arrêtés par de gros coins de bois coincés sous
les roues par les... « astokeûs ». Ils seront aidés
par les « destokeûs » qui retirent ces coins avec des perches...
Combat symbolique entre les « vieux célibataires » et les
hommes mariés qui freinent pour les uns et aident pour les autres
le cheminement des jeunes.

Combat rude pour tous, puisqu’à chaque
arrêt, on boit un coup et on fait la farandole ! Fin de journée,
le char sera conduit jusqu’à une prairie, non loin du cimetière.
Le bûcher est dressé et à la nuit noire, les derniers
mariés de l’année y mettront le feu. Les flammes s’élancent
alors vers les étoiles et quelques heures plus tard, ne laisseront
plus que des cendres sur le sol battu. Pour les jeunes mariés, c’est
gage de richesse et de fertilité... tout comme pour celles et ceux
qui feront farandole autour du bûcher. On dit que les couples qui se
forment ce jour-là seront heureux...


Infos : Office du Tourisme de Beaumont, 071/58 81 91


A Vierves sur Viroin,
depuis plus de cent ans, les soumonces
commencent... le 2 janvier à minuit !
Jamais un vendredi, car selon la légende, si on entre masqués à 12
dans une maison, on en ressort à 13 ! En effet, les vendredis, diablotins,
sorcières et autres personnages de mauvais augure risquent de se mélanger
aux fêtards. Les festivités tournent autour de la légende
du château des Comtes de Hamal.

On raconte que le châtelain, fort
jaloux d’un riche propriétaire,
Johan Simon, le fit emprisonner pour vol. Mais le Johan Simon s’évada...
Repris par la garde, il fut brûlé sur la place publique ! C’est
cette histoire, mais aussi divers éléments de la petite histoire
des paysans qui sont remis en scène, fidèlement, chaque année.
Le samedi avant le Mardi Gras, les « bourreurs » préparent
le Bonhomme à brûler. Dimanche, Johan Simon est présenté à la
foule... aux quatre coins du village. Le juge l’accompagne, lisant les
méfaits reprochés, puis la sentence. Le lendemain, les jeunes
garçons de plus de 14 ans, les « rimeurs », entrent dans les
maisons. Depuis le 2 janvier à minuit, ils préparent leurs rimes
pour les filles de leur âge.

Ainsi, ils se moquent du châtelain
d’antan et de son droit de cuissage. L’un des rimeurs porte la
planche... Une simple planche de bois comportant 8 figurines de toile de jute « filles
et garçons ». A chaque nouvelle maison, il désigne solennellement
avec un bâton une figurine en nommant la jeune fille à laquelle
on rend visite et les rimeurs font alors leur office. Le jour du Mardi Gras,
dès 7h, les « r’locteux » courent après les jeunes
filles rimées la veille, pour les salir avec des maquillages de toutes
sortes, histoire de les enlaidir afin que le châtelain ne les enlève
pas ! De leur côté, les « pots », des adultes, font la
quête quête le fait de chercher pour trouver quelque chose ou quelqu’un que l’on veut, exemple : la quête du bonheur. ou plus précisément, pour respecter la tradition
lèvent l’impôt pour permettre à la foule d’assister
au procès...

Vous y rencontrerez aussi les « d’jean-d’gène »,
des mendiants qui vont de maison en maison, à répèter
leur litanie, demandant des œufs pour la grande omelette. Mais avant de
passer à ce fastueux repas pour tous les participants, Johan Simon sera
jugé et brûlé sur la place publique... Un bon conseil si
vous vous rendez à Vierves : venez costumés, et pas trop tard,
car cette fête rencontre de plus en plus de succès !


Le Mauvais Bien
de Petigny est capturé le vendredi avant le Mardi Gras, pour la trentième
année ! Le dimanche, la Cour se forme et part pour le rendez-vous où aura
lieu le jugement du Mauvais Bien. Lundi soir, comme partout dans la région,
on mange l’omelette géante (gratuitement !). Enfin, le Mardi Gras,
vous pourrez suivre le cortège et assister au départ de la Place
du Reposoir à l’exécution du Mauvais Bien... histoire de
vous libérer, vous aussi des mauvais « biens » de l’an
dernier qui vous restent sur le cœur !

Infos
Maison du Tourisme des Vallées des Eaux Vives, rue de la Falaise, 3,
5660 Couvin
Tél : 060/34 01 40 - Fax : 060/34 01 44
mail : valleesdeseauxvives@skynet.be - Site : www.valleesdeseauxvives.be



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Vos commentaires

  • encore

    Le 22 février 2006 à 11:26

    Tous est mélangé bein tant pis

    Répondre à ce message

  • toujours moi

    Le 22 février 2006 à 11:24

    les d’jan pansau n ’ont rien avoir( comme j ’ai expliqué plus haut)avec le ramassage des oeufs. Seul les "ramasseu" sont chargés de récolter " les oeufs ,le lards et les liards..."

    Répondre à ce message

  • pascale jacquemart

    Le 22 février 2006 à 11:19

    les "d ’jan Pansau" est une tradition les enfants font de maison en maison afin de récolté des bonbons et ceci se déroule le mardi de 13h00 à 16h00. Suivi, 16h30 de la dernière sortie de " chebette " en musique, le cortège grossi au fur et mesure des heures.
    20h30 retraite aux flambeaux et feu d’artifice.
    21h00 sentence " Chebette sera condamné à mort il périra par le feu et sera jete dans le Viroin.
    le Carnaval d Olloy est un carnaval d’acteurs .Tous le monde ets le bien venus pourvu qu ’ils respectent la tradition

    Répondre à ce message

  • PATRICOT Frédérique

    Le 27 janvier 2006 à 23:29

    Bonsoir,

    Vous vous êtes trompé sur la photos du carnaval de Vierves. Vous l’avez mise pour le "Mauvais Bien" de Petigny...
    Merci de changer...
    A bientôt

    Répondre à ce message

  • Lapaille Anne

    Le 21 mai 2005 à 22:31

    le carnaval de vierves commence le 02 février à minuit et non le 2 janvier .

    Répondre à ce message

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