Et déjà, il tourne…


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Le 1er janvier 2006 |


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Ce 28 décembre, l’ESA a fait décoller de Baaïkonour,
au Kazakhstan, un lanceur Soyouz. Ce lanceur a placé sur orbite le satellite
Giove-A. Ce sont en fait, les débuts de Galileo, le futur système
de navigation européen.

Galileo sera, au final, un réseau, une constellation d’environ trente
satellites. Ceux-ci tourneront selon trois orbites différentes. A 23 616
kilomètres d’altitude. Galileo sera une réponse de l’Europe
au GPS, le système de navigation américain. C’est ce système
qui équipe aujourd’hui les voitures. Galileo sera d’ailleurs
compatible avec le système américain. Les informations qu’il
donnera seront très précises. Galileo sera capable de localiser
un objet à deux mètres près. Alors que le GPS américain
n’a une précision que de quinze mètres.

L’intérêt de Galileo n’est pas seulement de fournir
un système de navigation européen aux automobilistes. Il est en
effet très important pour un pays de disposer d’informations de
localisation en direct. Pour des raisons stratégiques. D’ailleurs,
la Russie lancera, elle aussi, d’ici 2008, son propre système de
navigation, Glonass.

Les débuts de Galileo

Un deuxième satellite Giove-B rejoindra Giove-A dans l’espace avant
juin 2006. Ensuite, l’ESA et l’Union européenne enverront
encore deux autres satellites. A partir de cela, la constellation de quatre satellites
sera déjà capable de donner des informations de localisation. Il
faut en effet quatre satellites pour que le récepteur au sol puisse calculer
par recoupement de données la position d’un objet ou d’un
véhicule. Celle-ci est calculée par des informations basées
sur le temps.

On calcule le temps qu’il faut à un signal émis par un satellite
pour être capté par un récepteur au sol. Le calcul du temps
est donc essentiel. C’est pourquoi les satellites qui composent Galileo
seront équipés d’horloges ultra-précises. Des horloges
atomiques ou des horloges à hydrogène passif.

Le nom du premier satellite Giove-A est un acronyme pour « Galileo in orbit
validation element A ». Giove, en italien signifie Jupiter. La planète
Jupiter. C’est Galilée qui avait découvert, au 17e siècle,
les quatre satellites naturels de cette planète. Il avait aussi étudié le
mouvement des satellites de cette planète. Ces études ont servi
de base pour calculer la longitude.

L’Europe investira 3,8 milliards d’euros dans le système Galileo.
Un investissement qui devrait être payant. En 2010, Galileo devrait être
utilisé par 1,8 milliard de personnes. Et par 3,6 milliards de personnes
en 2020. Cela représente un marché de 250 milliards d’euros.

Nicolas Simon


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